Il a dit...


"Il n'y a que la force de l'Etat qui fasse la liberté de ses membres." Jean-Jacques Rousseau

 
Culture et Mémoire Républicaine


Mouvements Républicains


L'Internet Républicain
undefined

Vous aussi...

Services Publics

Samedi 9 septembre 2006 6 09 09 2006 02:32

Entretien avec Nicolas Dupont-Aignan, républicain "de droite"


Pourquoi refusez-vous toujours d’approuver le projet de fusion entre Gaz de France et Suez ?

Plus je creuse le dossier, moins je comprends l’intérêt de cette fusion. Je ne peux l’expliquer que par la volonté d’utiliser la puissance publique pour voler au secours de Suez. Une fois de plus, j’ai l’impression que le copinage des milieux d’affaires l’emporte sur l’intérêt national.

Les garanties apportées par le gouvernement ne vous paraissent pas suffisantes ?

Elles ne sont pas seulement insuffisantes, elles sont illusoires. On nous dit qu’il faut une fusion pour éviter une OPA sur Suez : mais le nouvel ensemble avec GDF sera opéable. On nous dit que le gigantisme est nécessaire pour mieux négocier l’approvisionnement. Or celui-ci dépend essentiellement d’accords d’Etat à Etat. De surcroît, l’activité « distribution gaz » de Suez ne représente que seulement 25 % de celle de GDF ! Cette fusion ne changerait pas fondamentalement l’échelle du groupe ainsi constitué. La seule fusion de poids serait entre EDF et GDF. On nous dit que cela va stabiliser les tarifs. C’est l’inverse : ce projet de loi s’inscrit dans la politique européenne de l’énergie qui vise précisément à abolir les tarifs réglementés. Après leur maintien transitoire, l’alignement par le haut sur des prix européens bien plus élevés sera facilité par le changement de statut de GDF. On nous dit qu’il n’y a pas d’autre solution. C’est faux. D’autres scénarios existent mais sont écartés par avance : que ce soit la prise de participations croisées entre Suez et GDF permettant de garder une majorité du capital de GDF à la puissance publique ou que ce soit la fusion entre GDF et les filiales énergie de Suez.

Le Parlement ne doit-il pas être le lieu de ce débat ?

Si justement, pour démasquer ce double langage destiné à forcer la main des parlementaires de la majorité et qui aboutira au démantèlement d’un de nos atouts majeurs dans la mondialisation. Il est stupéfiant de casser un outil comme EDF-GDF qui, fruit de l’effort de tous les Français, a offert à la France une électricité bon-marché et permettait une synergie gaz-électricité que tous recherchent aujourd’hui. Pourquoi détruire ce qui marche et que nous envient même les pays les plus libéraux, y compris les Etats-Unis ? Uniquement pour obéir au dogme de la concurrence alors que le double défi de l’énergie et de la réduction de l’effet de serre, au cœur des enjeux du XXIe siècle, exige l’intervention de la puissance publique. Arrêtons de faire croire que les marchés boursiers qui raisonnent à quinze jours permettront de relever des défis à 50 ans.

A vos yeux, le gouvernement commet une erreur ?

En 2004, je m’étais abstenu sur l’ouverture du capital d’EDF et GDF car j’avais cru en la parole de Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac de ne pas privatiser. Comment demander aux Français de respecter la classe politique si les dirigeants de l’Etat n’ont plus de parole ? Une fois de plus, la majorité se prend les pieds dans le tapis en faisant un cadeau politique à la gauche, alors même que Lionel Jospin a signé avec Jacques Chirac à Barcelone le premier acte de la dérégulation. En effet le PS, s’il demande à raison la fusion de GDF et EDF, n’en tire pas toutes les conséquences, se refusant à remettre en cause cette politique européenne néfaste à nos intérêts.

 

Entretien réalisée par Patrick Roger pour Le Monde qui l'a finalement censuré... Mais puisqu'on nous dit que la presse est libre, c'est que ça doit être vrai enfin!

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Services Publics
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 15 septembre 2006 5 15 09 2006 01:48
L'annonce de la fusion SUEZ - Gaz de France n'est pas de nature à rassurer concernant le service public et les tarifs.

Les seuls bénéficiaires de la privatisation de gaz de France seraient principalement les actionnaires privés de SUEZ

Le PDG de SUEZ a déjà annoncé qu'il souhaitait une importante augmentation des prix du gaz afin de permettre de verser aux actionnaires des dividendes plus importants.

Alors qu'aujourd'hui, pour les ménages, les prix sont réglementés et validés par l'Etat, les hausses successives déjà très importantes sont pourtant limités par rapport aux demandes de Gaz de France et sont les premiers signes de la privatisation.

Demain, après une fusion Suez-Gaz de France, l'Etat n'aura plus la main sur ces tarifs...
Imaginez quelles seront les hausses des tarifs !!!!

Cette situation va bien évidemment impacter le service public et les tarifs de l'électricité. Il y a fort à parier que le même scénario verra le jour pour EDF avec les mêmes conséquences pour les usagers.

USAGERS, CONSOMMATEURS
de l'électricité et du gaz,
votre argent les intéresse


L'électricité et le gaz sont des produits de première nécessité

Ne les laissons pas en faire une source de profits considérables au détriment de votre pouvoir
d'achat et de votre qualité de vie


Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Services Publics
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 13 octobre 2006 5 13 10 2006 19:45
"L'énergie n'est pas une marchandise comme une autre. Elle est aussi bien essentielle pour la vie humaine en ce qu'elle est indispensable à tous les gestes de la vie courante que pour la vie économique qui en dépend. L'énergie doit être soustraite à la logique de marché. Seul un grand service public de l’énergie sera un outil efficace pour répondre à la nécessité d’une politique de développement socialement et écologiquement utile. Alors que nous rentrons dans la société post-pétrolière la question de notre indépendance énergétique est un débat d’actualité. Pour faire face à ce défi la maîtrise publique de la politique énergétique est incontournable.

Or, au mépris de leurs propres promesses, le gouvernement de droite et Nicolas Sarkozy viennent de faire voter le projet de loi de privatisation de GDF à l'Assemblée nationale au détriment du débat démocratique, de l'intérêt général de nos concitoyens et de notre indépendance énergétique.

Toute la gauche rassemblée a voté contre ce projet socialement nocif, économiquement destructeur et écologiquement dangereux. Le groupe UDF dans sa quasi-totalité et des députés UMP ont également voté contre.

On le voit le débat est loin d’être clos. Le combat continue. Le texte est désormais au Sénat. Il nous faut arrêter le processus de privatisation de GDF et faire reculer le gouvernement sur cette question comme nous l’avons fait sur le CPE

C'est pourquoi, tous ensemble, nous appelons celles et ceux qui ont à coeur ce droit fondamental à se rassembler et à exiger le retrait de ce texte.

Nous appelons à une grande mobilisation populaire pour le service public de l’énergie en participant notamment le 14 octobre 2006 à la grande journée d’action lancée par les organisations syndicales. "

Le Collectif Riposte à la droite (Ce collectif comporte les onze organisations de gauche, pour mémoire : Alternative citoyenne, les Alternatifs, Gauche Républicaine, LCR, MARS, PRG, MRC, PCF, PS, Verts, Régions et peuples solidaires.)
Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Services Publics
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 15 novembre 2006 3 15 11 2006 21:05

La société européenne est souvent prise en exemple dans les pays tiers parce qu’elle a réussi, avec plus ou moins de succès, à réaliser la synthèse entre un développement économique encadré et une émancipation sociale progressive de l’ensemble de ses citoyens.

Nous n’avons, par exemple, pas choisi la voie tracée par les Etats-Unis qui ont misé sur un développement économique dérégulé qui a permis la réussite de certains tout en oubliant la détresse sociale d’un grand nombre d’exclus.

Cette société duale, nous n’en voulons pas en Europe. Pourtant, l’observateur avisé remarquera qu’elle s’y installe de manière insidieuse.

En effet, ces dernières années, nous avons assisté à une attitude de mépris des services publics qui fait partie de la culture de cette Commission très libérale qui voue aux lois du marché « libre » un véritable mythe…

Cette conception purement économique de la société moderne ressort clairement de la tristement célèbre directive « Bolkestein » qui, dans sa version d’origine, considérait le travail, la santé, l’éducation, le logement comme des marchandises ordinaires, oubliant que ce que la Commission considère comme de simples services sont, pour les citoyens européens, de véritables droits.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, nous vivons en direct les épisodes parfois chaotiques de la libéralisation des énergies, des transports, des services portuaires et des services postaux. Pour la plupart d’entre elles, dans les pays où elles se sont déjà produites, ces libéralisations ont eu pour effet de réduire la qualité du service et d’augmenter les prix.

Ces dernières années, l’Union européenne a pris plusieurs décisions successives qui ont eu pour conséquence une libéralisation progressive des services postaux.

Le 18 octobre 2006, la Commission européenne a franchi le dernier pas vers la libération totale des services postaux en adoptant une proposition de directive visant à soumettre à la libre concurrence pour le 1er janvier 2009 la distribution, par nos facteurs, du « petit » courrier, dernier domaine qui n’était pas encore libéralisé.

Pour nous, socialistes, la Commission a fait un pas trop loin !
En effet, la distribution des lettres par les facteurs que nous connaissons si bien remplit non seulement une mission importante de service au public qui consiste à pouvoir envoyer et recevoir son courrier tous les jours ouvrables de la semaine à un prix abordable mais aussi en une présence réconfortante dans nos quartiers et nos campagnes.

La libéralisation partielle des services postaux décidée par l’Union européenne a entraîné la perte de plus de 30.000 emplois entre 2000 et 2002 dans l’Europe des 25.

Cette directive européenne, si elle devait être adoptée, aura des conséquences néfastes pour les citoyens que nous sommes. Non seulement, et nous en avons la preuve en Suède, pays qui a d’ores et déjà mis cette décision en application, la libéralisation s’accompagnera de pertes d’emplois importantes dans ces services, d’une augmentation des prix mais encore, cette décision affectera les plus isolés et les plus faibles d’entre nous qui ne seront jamais des clients « rentables » pour les entreprises privées.

Bientôt, le Parlement européen devra se prononcer sur cette question et il est donc temps de lui faire savoir que nombreux sont les citoyens européens qui attendent de leurs représentants au Parlement européen d’empêcher ce dernier de soutenir cette proposition de directive.

Ensemble, très nombreux, faisons entendre notre voix pour que l’on ne touche pas à notre facteur et aux services qu’il rend à la population!

Signer la pétition

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Services Publics
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 16 juillet 2007 1 16 07 2007 19:31
Alors que, souvent les médias ne se privent pas de dénigrer la SNCF et les cheminots, une information concernant un accident ferroviaire est bizarrement passée inaperçue. Courant mai, une collision a eu lieu à Saint-Pierre-des-Corps entre un train de fret de l'entreprise Euro Cargo Rail (ECR) et un train de fret SNCF, causant des dégâts matériels et 3 blessés. La SNCF, au titre de sa mission de gestionnaire de l'infrastructure, a menée un enquête. Celle-ci indique que le conducteur du train privé n'a pas respecté l'obligation de "marcher à vue" et a percuté l'arrière du train SNCF, alors même que les signaux lumineux fonctionnaient normalement, les lanternes du train public étant bien visibles. La responsabilité du train privé est totale. On comprend mieux le silence médiatique. A l'heure de la privatisation du fret ferroviaire, il ne faut pas remettre en cause le dogme libéral de l'effacité du privé, ni montrer que les accidents à répétition sur le réseau anglais, suite à la privatisation de ce dernier, peuvent tout aussi bien se passer dans notre pays. Signalons que Bruxelles pévoit aussi, à terme, la privatisation du trafic voyageurs...

Révélé par l'Humanité Dimanche
(Merci à Pierre !)
Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Services Publics
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 18 avril 2008 5 18 04 2008 18:19

 


150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne... Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c’est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l’exercice effectif des droits.

L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports...), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.

Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’État (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.

Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »

Nous ne l’acceptons pas !

Aux côtés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :

Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.

Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.

Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.

Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.

Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’État et des collectivités locales et la place des agents publics. Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.

 

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Services Publics - Communauté : Les blogs républicains
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 20 avril 2008 7 20 04 2008 15:47

La « nouvelle » réforme de l’État, lancée et pilotée par le Président de la République, s’appuie essentiellement sur la RGPP (révision générale des politiques publiques).

Cette réforme s’inspire des exemples étrangers de réforme de l’État (ex. : Canada, Nouvelle Zélande, Suède, royaume Uni, USA, Allemagne, Italie, Islande, Australie, Danemark, Pays Bas,…), de l’administration et de la gestion publique.

La RGPP : considérations générales

Les raisons avancées pour ce type de réformes :
- la mondialisation et les crises économiques et financières ; - les attentes des citoyens qui évoluent ;
- la crise de confiance entre les citoyens et l’État.

La problématique générale :
- la maîtrise des dépenses publiques ;
- l’amélioration de l’efficacité des politiques publiques ;
- le renforcement du contrôle démocratique sur la gestion publique.

Les principaux axes :
- la recherche de la performance, la culture du résultat ;
- une administration ouverte ;
- une réforme de la gestion des ressources humaines (GRH) avec le rapprochement vers la gestion de type privée, une réduction drastique des effectifs État, une gestion individualisée des personnels, axée sur la performance individuelle, une rémunération liée à la performance.

Des évolutions des structures administratives :

Une séparation du « politique » et de « l’administratif ». Dans le système néolibéral, les citoyens doivent avoir la liberté de choisir le prestataire du service (public, privé, associatif) pour répondre à leurs besoins dans le cadre du marché.

L’objectif recherché est d’avoir :
- des structures ministérielles (administrations ou cabinet ministériels renforcés) réduites ayant pour mission la conception des politiques publiques, le contrôle et l’évaluation de celles-ci ;
- des structures réalisant la mise en œuvre des politiques ainsi définies. Ce sont les structures les « mieux » placées sur le marché qui effectueront cela.
- la création d’agences. Cela est une règle assez générale dans les pays étrangers ayant appliqué une réforme similaire. En France ce système se développe depuis plusieurs années.
- les externalisations vers le privé.

La RGPP en France


La RGPP en France a été lancée par le Conseil des ministres du 20 juin 2007.

Toutes les politiques publiques sont visées par cette réforme. La méthode utilisée est celle des audits avec une grille d’analyse en 7 questions.

Ces audits concernent les 14 domaines d’intervention de l’État, 6 grandes politiques d’intervention (emploi et formation professionnelle, développement des entreprises, ville et logement, famille, assurance maladie, politique de solidarité et de lutte contre la pauvreté). Tout cela est complété par 4 chantiers interministériels (la GRH, l’organisation de l’administration territoriale, les relations entre l’État et les collectivités locales, la simplification des procédures internes). Le pilotage est assuré par un Conseil de la modernisation des politiques publiques, présidé par Sarkozy, en personne et le suivi par un Comité de suivi de la RGPP, présidé par le Secrétaire général de la présidence de la République et le directeur de Cabinet du Premier ministre.

Le Président de la République rendra ses conclusions en mai 2008 et la réforme s’appliquera sur 2009-2011.

Dans son discours du 19 septembre 2007, à Nantes, Sarkozy a présenté son « pacte service public 2012 » (réforme de la GRH) :
- statut : les nouveaux recrutés dans la fonction publique (FP) pourront choisir entre le statut de la FP ou un contrat de gré à gré. C’est de fait la mise en extinction du statut de la FP pour la majeure partie des agents ;
- un pécule de départ pour ceux qui veulent quitter la FP ;
- ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ;
- individualisation de la gestion des carrières, suppression des corps ;
- rémunération au mérite ;
- développer la mobilité inter fonction publique et public-privé ;
- dialogue social : abandon de la composition strictement paritaire des instances.

Dans ce discours, le Président de la République a oublié quelques sujets : la revalorisation du point d’indice, base du traitement des fonctionnaires, la revalorisation des grilles indiciaires servant à définir le salaire, le rattrapage du pouvoir d’achat,…

Les premières mesures annoncées le 12 décembre 2007

Le Président de la République a annoncé une première série de 96 mesures :
- des administrations recentrées sur le cœur de leurs missions avec un certain nombres de mesures dont un contrôle de légalité des actes des collectivités locales modernisé et recentré sur les sujets à risques (urbanisme et environnement), un accroissement du potentiel opérationnel des forces de sécurité (recentrage sur le maintien de l’ordre), divorce par consentement mutuel sans le juge,…
- des procédures plus modernes, au service des usagers dont la suppression de la première demande de visa long séjour, un plan de réduction drastique des charges administratives pesant sur les entreprises,…
- un État réorganisé et allégé. Il s’agit de réduire par 2 le nombre des directions de l’administration centrale, prolongeant la limitation à 15 ministères. Le niveau de pilotage des politiques publiques de l’État sera le niveau régional avec passage de plus de 30 directions régionales à moins de 10. Les missions du niveau départemental seront réorganisées autour de 5 ou 6 grands missions, généralisations des fusions DDE – DDAF. Ces entités départementales pourraient être regroupées dans les préfectures ;
- réduction - fusion d’établissements publics ;
- affirmation de l’autorité du préfet de région sur le préfet du département ;
- un État mieux géré, qui valorise le travail des fonctionnaires et qui utilise au mieux les ressources publiques (exemple : mise en place d’une agence des achats de l’État, d’un opérateur national de paye des agents, à terme d’un processus unique et rationalisé de liquidation des pensions, d’agences de service public, d’un État propriétaire unique, rénovation de la GRH). Nous avons une réforme de la gouvernance de dépenses publiques (ex. : budget pluriannuel couvrant la période 2009 – 2011) avec l’objectif de retour à l’équilibre des comptes publics au plus tard en 2012 (dépenses État, sociales et des collectivités territoriales), des mesures sur la famille, sur la solidarité, le développement des entreprises ;
- les relations entre l’État et les collectivités territoriales (cf. le rapport Lambert du 7/12/07).

RGPP : des éléments d’analyse

La RGPP version Sarkozy relève d’une stratégie bien réfléchie, d’un choix politique.

Dans notre analyse, il convient de prendre en compte :
- les dysfonctionnements réels des services publics, conséquence de la réduction des moyens, d’absence de réelle politiques de modernisation pour prendre en compte les évolutions sociétales, du manque d’analyses sur le rôle de l’État, dans le contexte actuels (Union européenne, décentralisation, subsidiarité,…). Cela facilite grandement la tâche pour faire accepter une telle réforme en cachant les enjeux réels sous le couvert de réponse à ces dysfonctionnements :
- la forte bataille idéologique menée sur ce thème ;
- l’alibi « état des finances publiques ».

La RGPP ne marque pas la fin ou le retrait de l’État mais un autre rôle de celui-ci, renforçant ses prérogatives sur la base du « sécuritaire » et au service du marché. Cette réforme s’articule sur la nette distinction du « politique » et de « l’administratif ». Le politique est reconcentré avec un omni-président et sa garde rapprochée, 15 ministères, quelques grandes directions d’administration au niveau central et un renforcement de l’échelon régional au niveau local.

« L’administratif », au sens de la mise en œuvre des politiques publiques, doit être réalisé par le mieux placé sur le marché (agences, entreprises privées, associations). Ainsi l’échelon départemental se réduit fortement avec un regroupement en 5 ou 6 directions qui pourraient être directement rattachées à la préfecture.

Sur le statut de la fonction publique, l’objectif est similaire à celui sur le code du travail avec notamment réduction du périmètre d’application du statut de la fonction publique de l’État, nouvelle GRH, avec une lourde réforme ayant pour axes majeurs la gestion personnalisée (mobilité, parcours professionnel, mérite, flexibilité,…) et la performance.

Sarkozy entend gérer la France comme une entreprise avec lui pour « grand » patron, des ministres aux ordres (le système d’évaluation de leur action n’est pas anecdotique) et des services « publics » ( ?) au service de sa politique. Il recentre l’État sur son « cœur de métier » et externalise le reste, avec une organisation de type privée « flux tendu ». Plus fondamentalement, la réforme de l’État initiée par Sarkozy est un éléments important de sa « politique de civilisation ». Au-delà de la prétention verbale, il s’agit d’inscrire notre pays dans la logique néoliberale de guerre économique mondiale. Son projet de société vise à la transformation du « modèle » social et économique français, pour le plus grand profit des patrons et des plus riches, sous couvert de plus de liberté pour chaque individu.

Cette compétition généralisée où chaque collègue de travail, chaque voisin est un « ennemi » lamine la cohésion sociale, les garanties collectives (statut, code du travail, sécurité sociale, régime de retraite, règles sur le temps de travail), sous l’argument de plus de liberté, pour laisser la place à des contrats individuels, de gré à gré, avec une rémunération basée sur la performance.

Cependant, les néolibéraux ont besoin d’un État puissant pour imposer un ordre conforme à leurs intérêts. Dans cette concurrence, y compris entre État, il faut abaisser le coût du travail, réduire les cotisations sociales, les impôts pour résister à la concurrence (Sarkozy, VRP à l’étranger pour les grandes entreprises), pour attirer les capitaux et les emplois qualifiés (cf. « l’immigration choisie ») et reporter les dépenses pour des biens publics sur les salariés.

Les dépenses publiques restantes sont réorienter vers le sécuritaire (ordre intérieur et extérieur, protection des biens et de la propriété, du marché,…), l’essentiel de la production des biens publics relève alors du marché. Nous franchissons un seuil dans la privatisation de l’État. Dans cette logique de concurrence, nous arrivons très rapidement à une déstructuration de la société, des individus et à une pseudo démocratie.

La RGPP : une réforme qu’il faut combattre

Si cette analyse est partagée, nous ne pouvons pas composer sur une telle réforme.

Nous ne pouvons que la combattre.

Nous avons des atouts dont le sentiment « antilibéralisme » majoritaire des citoyens (cf. enquête Ipsos réalisée auprès de 22 000 citoyens engagés dans 22 pays). Les citoyens sont très attachés au service public en France. Ils commencent à mesurer concrètement les effets du « sarkozisme ».

Cependant, nous avons aussi, de toute évidence, des retards à combler en terme de projet politique partagé sur le rôle et la place de l’État, des collectivités territoriales et donc sur les services publics, sur la démocratie,… pour une transformation sociale de la société. Nous devons mener cette bataille d’opposition à la RGPP, en nous appuyant sur les grands principes du service public, d’un État au service de tous, porteur des valeurs d’une société de progrès humain permettant l’épanouissement individuel dans le cadre de relations sociales « saines », de cohésion sociale, de développement véritablement durable, équilibré et cohérent des territoires… ; en partant du vécu de tous les citoyens et dans une démarche démocratique. Le Parti socialiste doit prendre très clairement position contre cette réforme de l’État et ouvrir de vraies perspectives alternatives.


Didier Lassauzay, Démocratie & Socialisme
Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Services Publics - Communauté : Les blogs républicains
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 24 septembre 2008 3 24 09 2008 19:15

A l'attention de : M. Nicolas Sarkozy, président de la République française


Un séisme financier fait vaciller l’ensemble du système bancaire international et, au-delà, l’économie mondiale. Et malgré cela, le gouvernement français persiste à vouloir privatiser La Poste. L’administration américaine « nationalise » des pans entiers de la finance pour éviter la débâcle, mais l’Etat français, lui, est prêt à céder au privé une partie au moins d’un service public auxquels les Français sont attachés. Et, avec lui, la banque des classes moyennes et des tout petits épargnants.

Comme dans le cas du fichier Edvige, Nicolas Sarkozy, sentant la montée des oppositions, a repris les choses en main et créé une commission de réflexion. En réalité, c’est tout réfléchi : une fois transformée en société anonyme, La Poste ouvrira son capital aux investisseurs privés pour lever en bourse les fonds nécessaires à sa croissance - dans un marché totalement ouvert à la concurrence d’ici 2011.

Pour nous faire avaler la pillule, les promoteurs de cette idée de génie nous promettent que l'Etat restera majoritaire – même si on nous a déjà fait le coup avec France Telecom dont l'Etat ne possède plus aujourd'hui que 27 % du capital ! Ils nous jurent que La Poste conservera toutes ses missions de service public. Sans jamais dire lesquelles et pour combien de temps ? Ils nous assurent que les tarifs n'augmenteront pas – contrairement aux prix des péages depuis la privatisation des autoroutes. On nous certifie que l'usager y trouvera son compte - contrairement au fiasco des renseignements téléphoniques privatisés. Le tout, bien évidemment, sans supprimer le moindre emploi. Tout juste fermera-t-on quelques centaines de bureaux de Poste dans les zones rurales ou les quartiers populaires (après avoir fermé casernes, tribunaux et hôpitaux…). Au nom de la rentabilité !

Pour toutes ces raisons, Marianne a décidé de relayer l’idée d’un référendum d’initiative populaire, comme le permet désormais la nouvelle Constitution. La Poste est un service public. A ce titre, elle appartient à l’ensemble des citoyens-usagers-contribuables. C’est donc à eux - à nous, à vous - de choisir si cette entreprise doit ou non demeurer à 100 % dans le giron de l’Etat. Dès aujourd’hui, vous pouvez signer cette pétition en faveur de ce référendum sur notre site www.marianne2.fr.

Quant à la question « faut-il privatiser La Poste ? », pour notre part, la réponse est non.



Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Services Publics - Communauté : Les blogs républicains
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 décembre 2008 5 05 12 2008 17:32

Des spots citoyens entre 20h30 et 21 heures, un financement incertain, des députés UMP qui réclament la suppression du journal de France 3 National, les recommandations de la commission Copé aux oubliettes etc. La loi sur la réforme de l'audovisuel se révèle pain béni pour...TF1.

Libération s’était déjà largement gaussé des cadeaux accordés à TF1 par la commission spéciale de réforme de l’audiovisuel, qualifiant l’examen de la loi de « fête du slip ». Cette semaine, c’est le Canard Enchaîné qui en remet une couche…L’hebdomadaire satirique revient sur le travail de lobbying entrepris par la chaîne du groupe Bouygues auprès des parlementaires afin d’imposer sa vision de la réforme.
Déjà les attaques convergentes contre l’access prime-time de France 2 répercutées par des personnalités aussi diverses que Jean-Claude Dassier, Frédéric Lefebvre ou Christine Albanel pouvaient laisser planer le doute. Le Canard révèle que TF1, associée dans une démarche commune avec Canal Plus et M6 sous l’égide de « l’association des chaînes privées » -une structure récemment créée- a commandé un rapport au cabinet de conseil en stratégie AT Kearney.

La taxe sur les chaines privées divisée par deux
Le document envoyé aux députés de la majorité en octobre « explique qu’une nouvelle taxe de 3% sur le chiffre d’affaires des chaînes privées accentuerait la détérioration probable de leurs comptes ».
Le document rédigé par TF1 recommande aux parlementaires « sans modifier son taux de plafonner la taxe à hauteur de 50% de l’accroissement constaté du chiffre d’affaires du redevable de la taxe par rapport à l’année de référence. Par ailleurs et quelque soit la croissance du secteur, le taux de la taxe ne saurait être inférieur à 1,5% du chiffre d’affaires». Le dispositif est repris presque au mot près par le rapporteur de la commission spéciale, Christian Kert. En clair : la taxe sur les chaînes privées est divisée par deux.

Membre de la commission Copé, Hervé Chabalier ne cache pas sa colère face aux manœuvres des députés UMP. Interrogé par l’Express, le directeur de l’agence Capa a clairement le sentiment de s’être fait enfumer : « Nous pensions avoir été entendus, à travers la Commission Copé. Nous espérions que nos conclusions, qui allaient dans le sens d’un soutien solide à la télévision publique, seraient prises en compte. Et c’est tout le contraire qui se produit. (…)Nous pensions avoir obtenu un financement pérenne pour France Télévisions et c’est l’asphyxie budgétaire qui se profile à l’horizon. Du pain béni pour les chaînes privées, un beau cadeau à TF1. Non seulement, l’exécutif semble vouloir garrotter la télévision publique, mais il entend aussi se mêler de l’éditorial, en préconisant, par exemple, la nomination de directeurs d’unités de programmes dans les chaînes ».

Copé, dindon de la farce
Et quid de Copé, président de la commission éponyme et par ailleurs à la tête du groupe UMP à l’Assemblée nationale? «  On ne l’entend plus. Il devait être le rapporteur de la loi Albanel, il ne l’est plus. S’est-il couché ? Il entérine sans broncher les amendements pro TF1 de l’UMP et avalise la ligne et les préconisations de Nicolas Sarkozy » ajoute Chabalier.

Difficile à joindre ces derniers temps, Copé a pourtant répondu aux questions des journalistes hier après midi. L’auteur de Promis, j’arrête la langue de bois -qui a subi un véritable camouflet, le président n’ayant pas suivi les recommandations de sa commission- a retrouvé ses fondamentaux de politicien histoire de ne pas perdre complètement la face : « le fond du sujet c’est que nous avons un projet pour la télé publique française qui est fantastique, qui est complet, dans lequel il y a des réponses à tous les éléments !» a-t-il lancé, sans rire. « On encourage la création ! On encourage une programmation qu’on ne verra nulle part ailleurs. On a trouvé les financements qui vont avec. Et surtout pour le téléspectateur c’est la perspective d’avoir des soirées qui vont commencer à 20h30 ».

Une loi favorable à TF1
Si l’intention première de supprimer la publicité sur le service public était louable, l’intense lobbying des opérateurs privés, secondé par la majorité parlementaire, dit toute l’ambiguïté des motivations réelles du président de la République. La redistribution des cartes s’annonce surtout favorable aux groupes audiovisuels privés comme ceux de Bouygues, Bolloré ou, dans une moindre mesure cependant, Lagardère. Que des amis du président ! Ce dernier étant convaincu qu'il faut donner à ces grands groupes audiovisuels français les moyens de s’affirmer sur la scène internationale.
L'agence de notation financière Standard & Poor's ne s'y est pas trompée. Dans sa dernière livraison, si elle abaisse les notes à long terme de TF1, elle explique que  «le groupe pourrait bénéficier de la révision de la loi sur l'audiovisuel, qui empêche un groupe de détenir plus de 49% d'une société de télévision, et d'une possible suppression de la publicité sur les chaînes publiques».

Interrogé sur cette question, Frédéric Lefebvre en bon professionnel du lobbying a tenté une explication : « En l'occurence, TF1, les chaînes privées, les chaînes de la TNT, la chaîne publique, le monde de l'internet, les entreprises de télécommunication, chacun essaie de faire valoir ses intérêts, de défendre les positions qui lui paraissent de nature à défendre au mieux leur capacité de peser sur ce monde de l'audiovisuel ». Il est des intérêts qui, étonnamment, retiennent donc beaucoup plus l’attention du pouvoir que d’autres.

Le service public attaqué frontalement
De son côté, jamais le service public de l’audiovisuel n’a paru aussi affaibli. Le patron des sports du groupe, Daniel Bilalian, interrogé ce matin par L'Equipe, ne se dit pas « rassuré » quant à l'avenir du financement de l'entreprise. Et le pire est encore à venir. Avant l’examen du projet de loi par l’assemblée, Jacques Myard député UMP des Yvelines déclarait « Il y a un journal télévisé de trop. Il faut en supprimer un. France 3 devrait garder le régional ». Lionnel Luca clarifiait les positions de son collègue : « France 3 national, on s'en fout. Le journal télévisé, juste avant celui de France 2, ça fait doublon. Il vaut mieux mettre le paquet sur le régional ».

Sans compter la proposition déjà formulée par six députés UMP désireux de voir «les créneaux libérés par les messages publicitaires sur les chaînes publiques  dédiés à la diffusion de spots ayant pour thèmes : l'éducation sanitaire et sociale, le développement durable, l'instruction civique et citoyenne et l'Union européenne».  Le ministère de la propagande n’aurait pas fait mieux.


Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Services Publics - Communauté : Les blogs républicains
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 8 septembre 2009 2 08 09 2009 02:29

Par Serge Portejoie


L’appel au référendum contre la privatisation de La Poste est organisé au nom des organisations syndicales et politiques. Rappelons que chez les opposants à Sarkozy qui ne sont plus au gouvernement et qui souhaitent y revenir, ils viennent de redécouvrir l’importance des services publics qu’ils avaient pourtant largement dégradés lors de leurs différents passages au gouvernement. Pour mémoire c’est le gouvernement Jospin (période 1997-2002) qui détient le record avec environ 31 milliards d’euros de recette des privatisations et 145 000 salariés qui changent de statut.

Si le grand débat public s’impose, le référendum, pose, pour le moins, problème puisque celui-ci n’aura aucune valeur juridique et qu’il sera pour le moins réduit à quelques espaces géographiques. Il s’agissait au départ d’obtenir un référendum d’initiative populaire qui peut avoir lieu à l’initiative d’un cinquième des parlementaires (députés et sénateurs), soit 184, s’il est soutenu par un dixième des électeurs inscrits, soit environ 4 millions de françaises et français (pétition). En outre, le scrutin ne peut être organisé que si la proposition de loi n’a pas été examinée dans un délai d’un an par les assemblées. Une procédure inaccessible.


Ce qui rend fortement douteuse la volonté politique des signataires de cet appel que ressemble fort à un leurre c’est qu’en aucun moment ils rappellent que le processus de privatisation de La Poste est le résultat de la transcription des directives européennes en droit français. Le référendum du 29 mai 2005 a déjà répondu à la question posée. La majorité étant contre « la concurrence libre et non faussée ». Hors, c’est bien de cette concurrence dont se réclame le projet de changement de statut de La Poste.


Il s’agit donc aujourd’hui de faire respecter pour La Poste et par La Poste, le référendum de 2005.


Des possibilités d’initiatives existent. Notamment, si les organisations syndicales s’adressaient aux 36 000 maires des communes de France. Les maires ruraux, qui sont le plus nombreux, étant particulièrement touchés par les fermetures des bureaux de poste. Enfin, il faut bien entendu coordonner les luttes et non organiser des grèves séparées à répétition qui découragent les salariés.


Comité Valmy


Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Services Publics - Communauté : Les blogs républicains
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

A propos du site

Présentation
Contact



Portail Républicain






Photothèque

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés