Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République (DLR), a lancé mardi à Paris sa campagne pour "une autre
Europe", en présentant ses têtes de listes dans les sept circonscriptions métropolitaines pour le scrutin du 7 juin.
"L’Europe est profondément malade. Les Européens paient extrêmement cher - chômage, misère - les erreurs
politiques et économiques des dirigeants européens de droite comme de gauche", qui "continuent la même politique depuis 20 ans", a déclaré devant la presse le député de l’Essonne
(ex-UMP).
"L’élection du 7 juin prochain sera donc une occasion historique de ne plus se laisser faire, et d’inventer une
autre Europe", a-t-il ajouté.
Il sera numéro deux de la liste DLR en Ile-de-France, avec Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit, en numéro
un.
Parmi les binômes qui conduiront les listes DLR, figurent des adhérents de DLR mais aussi des nouveaux venus comme
Christine Tasin. Cette militante au MRC de Jean-Pierre Chevènement, qui prône "une union des républicains des deux rives", sera numéro deux de la liste dans l’Ouest.
Entre les "euro-béats" que sont à ses yeux l’UMP, le PS, le MoDem et les Verts, et les "euro-ronchons" incarnés
par les extrêmes, DLR propose aux Français le choix d’"une autre Europe, qui les respecte", a affirmé le maire de Yerres (Essonne).
Les candidats DLR feront notamment campagne pour un "protectionnisme européen intelligent", et proposent de
"supprimer la Commission de Bruxelles, pour inventer une Europe autour d’agences de coopération, sur le modèle de l’agence spatiale européenne, pour tous les grands projets du XXIème siècle", a
déclaré M. Dupont-Aignan.
Le député, qui n’a pas voulu faire des listes communes avec le MPF, s’est démarqué de Philippe de Villiers. "On ne
peut pas à la fois critiquer la politique européenne du président de la République, et de l’autre le soutenir", a-t-il dit.
DLR, qui revendique 10.000 adhérents, financera sa campagne sans emprunts bancaires, grâce notamment à une
souscription sur internet ("5 euros pour changer d’Europe"). "5 ou 600.000 euros nous manquent encore pour boucler le budget, mais nous sommes raisonnablement optimistes", a dit
M. Dupont-Aignan.
AFP
Discours de Nicolas DUPONT-AIGNAN
"L’Europe est profondément malade. Les européens paient de plus en plus cher dans leur vie quotidienne (chômage,
misère), les erreurs, les fautes politiques et économiques de dirigeants de droite comme de gauche qui l’ont conduite dans l’impasse.
Et pourtant, ces mêmes dirigeants continuent en coulisse à agir comme si de rien n’était :
ils veulent imposer le traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne malgré trois référendums contraires,
ils ouvrent discrètement, mais sûrement, les uns après les autres les chapitres de négociations de l’adhésion de la Turquie,
ils détruisent pas à pas les services publics. Après l’énergie et les transports, ils veulent déréglementer maintenant le secteur de la santé,
ils défendent bec et ongles le libre échange déloyal qui nourrit le dumping social et environnemental,
ils intègrent à marche forcée notre défense dans celle de l’OTAN.
Les élections européennes du 7 juin prochain constituent donc une occasion historique pour les Français et les
Européens de ne plus se laisser faire, de désavouer cette mauvaise politique et d’en proposer une autre.
Comment les Français pourraient-ils avoir envie de voter pour les listes de l’UMP, du PS, du MODEM ou des Verts
qui ont signé depuis 20 ans tous les traités et sont donc responsables de l’échec actuel ?
Soudain les discours de ces partis politiques changent. Ils découvrent que leur Europe ne marche pas et prétendent
vouloir la réformer mais, au même moment, ils veulent imposer le traité de Lisbonne qui grave dans le marbre ses dérives.
Ils me font penser aux loups qui se déguisent en grand-mère ! L’électeur français ne doit pas se laisser
abuser par ce double langage, cette manipulation électorale et devenir le petit Chaperon Rouge de l’élection européenne.
Mais comment les Français, qui savent désormais que l’Union européenne ne fonctionne pas, pourraient-ils avoir
aussi envie de voter pour les éternels « euro-ronchons ». Ils en ont assez des lamentations, ils veulent des solutions.
En 2005, les 16 millions de Français qui ont voté NON n’ont pas tous, loin s’en faut, voté contre l’idée
européenne mais contre l’Union européenne d’aujourd’hui qui leur fait tant de mal. Ils en veulent une autre, tout simplement.
Voilà pourquoi Debout la République, qui s’est constitué en parti politique à part entière le 23 novembre dernier,
a décidé de présenter des listes dans toutes les régions françaises.
Nous refusons le rafistolage hypocrite de ceux qui ont mené l’Europe dans une impasse.
Nous refusons le rejet de l’idée européenne des extrémistes sans solutions.
Nous voulons offrir aux Français enfin un vrai choix pour bâtir une Europe radicalement différente au service des
Européens.
Une Europe qui les respecte !
Oui, une Europe qui respecte leur vote.
Une Europe qui respecte leurs emplois : ainsi pour sortir de la crise nous proposerons le protectionnisme
européen intelligent capable de rétablir la loyauté des échanges.
Une Europe qui respecte leur qualité de vie.
Une Europe qui respecte leur pays : nous proposerons un nouveau traité permettant la multiplication de
coopérations à la carte sur le modèle de l’Agence spatiale européenne. Cela permettra de supprimer la Commission de Bruxelles, l’Union européenne cessant de se mêler de tout dans la vie des
peuples pour se concentrer sur les défis du XXIème siècle.
Pour défendre devant les Français ce projet nos listes seront portées par un rassemblement de femmes et d’hommes
de conviction.
Région Ile de France :
Anne-Marie LE POURHIET et Nicolas DUPONT-AIGNAN
Région Est (Alsace, Lorraine, Champagne Ardenne, Franche Comté,
Bourgogne) :
Jean-Pierre GERARD et Elisabeth LAITHIER
Région Nord Ouest (Basse Normandie, Haute Normandie, Nord Pas de Calais,
Picardie) :
Thierry GREGOIRE et Brigitte BRIERE
Région Ouest (Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charentes)
:
Christian LECHEVALIER et Christine TASIN
Région Sud Ouest (Aquitaine, Languedoc Roussillon, Midi Pyrénées)
:
Henri TEMPLE et Christiane BRUNEAU
Région Sud Est (Rhône Alpes, PACA, Corse) :
Michèle VIANES et Thierry GIORGIO
Région Massif Central Centre (Auvergne, Centre, Limousin)
:
Jean BARRAT et Catherine de METZ
Ces hommes et femmes d’origines politiques différentes ont prouvé par leur vie professionnelle comme par leur
engagement, la constance de leur analyse, la lucidité de leur jugement, leur désintéressement, leur volonté de changer les choses.
Ils feront honneur à notre vision gaulliste et républicaine de la France. Ils défendront à Strasbourg un projet
sérieux et ambitieux. Ils seront la surprise du 7 juin."
> La présentation des têtes de liste
(en PDF)
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