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"Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine  des autres." Romain Gary

"La République n'est pas enfermée dans un texte sacré déposé dans le saint des saints ou au pavillon de Breteuil. Elle est vivante. Elle est mouvement. Elle est devenir. Elle est le miroir des hommes agissants."
Patrick Kessel


"La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l'incarnation même du progrès." Victor Hugo
 
"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants. Je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt, je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." Marc Bloch

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Samedi 5 juillet 2008
Nicolas Sarkozy est un grand farceur, un immense illusionniste. Certainement l'un des meilleurs qu'on n'ait jamais eu dans ce pays. La situation de l'Europe ne serait pas grave que cela en serait comique. C'est ainsi que depuis le début de son mandat de président de l'Union Européenne, l'occupant de l'Elysée n'a eu de cesse de jouer à l'eurosceptique, de critiquer l'Europe telle qu'elle est construite actuellement. Comme si, évidemment, il n'en était pas l'un des acteurs les plus farouches ! « Ça ne va pas, ça ne va pas du tout, l’Europe inquiète ! » a-t-il reconnu devant les téléspectateurs de France 3, lundi soir. Son souhait ? « Il faut une Europe qui protège ! » a-t-il scandé une bonne dizaine de fois.Voilà qui rappelle d'autres envolées, celles de sa campagne électorale de 2007. Depuis cette époque, il n'a de cesse de s'en prendre à l'indépendance de la BCE, et à sa politique de l'euro fort, et au credo libre-échangiste destructeur.

Plafonnement de la TVA, fiscalité, environnement, immigration, Nicolas Sarkozy a ainsi exposé les grands chantiers qui l’attendaient pendant ces six mois prochains mois. « Ce qui est important, c’est de faire bouger les choses, a-t-il prévenu. Je veux créer un choc salutaire. » Et d’ajouter, fier et grave : « Il faut changer profondément notre façon de faire l’Europe ».

Il y en aurait hélas beaucoup pour croire encore à ses discours, véritable tour d'illusionniste. Pas nous. Nicolas Sarkozy brasse du vent. Et joue en toute conscience l'idiot utile de l'européisme. Jamais, depuis ses critiques proférées à l'encontre de l'Europe de Bruxelles, il ne s'est donné les moyens pour donner une réalité à ses prétendues revendications.

En juin dernier, lors de la négociation du traité européen chargé de remplacer la Constitution européenne, le futur Traité de Lisbonne, il s'est tout bonnement couché devant l'idéologie européiste. Il a accepté sans le moindre rechignement un traité, véritable copie de la Constitution européenne, qui pérennisait le système qu'il avait tant combattu... verbalement. Un traité qui enterre donc ses revendications, ainsi même que la possibilité future de se battre pour. Un traité qui fait de lui un simple préfet docile de Bruxelles, chef d'un gouvernement de fantoches. Qui plus est, un traité qu'il a imposé à des Français cocus deux fois, en 2005 et en 2007.

Aujourd'hui, Sarkozy le clown, Sarkozy le comique-troupier que tous les européistes raffolent, nous refait le coup de l'eurosceptique en guerre contre les tenants de Bruxelles. Pures gesticulations donquichottiennes ! Pure tromperie ! Pure comédie nauséabonde ! Il sait très bien que les Français, et l'ensemble des peuples européens, n'en peuvent plus de cette Europe folle. Alors, au lieu de tenir un langage eurobéat qui fait fuire tout le monde, il surfe sur cette vague «eurosceptique »... pour mieux la manipuler et la faire taire.

Que les euro-intégristes de base de tous poils se rassurent, Nicolas Sarkozy est des leurs. Il n'est en rien un eurosceptique, un gaullo-souverainiste, un nationaliste ou que sais-je encore. Il est au contraire leur meilleur allié. Il est même sans aucun doute l'un des soldats les plus zélés et les plus habiles de la cause européiste totalitaire. Eurosceptique par devant, européiste par derrière, il en est absolument le meilleur gardien.

par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX communauté : Les blogs républicains
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Samedi 14 juin 2008


Bravo et merci au Peuple irlandais !


Ils l'ont fait ! Malgré la propagande infâme et les féroces intimidations dont ils ont été victimes pendant des semaines, les Irlandais ont nettement rejeté le Traité de Lisbonne, avec 53,4% de « NON » contre 46,6 % de « OUI ». Ce qui paraissait encore improbable pour bon nombre d'observateurs il y a encore deux semaines a bien eu lieue. Une véritable claque pour ceux qui prétendent faire l'Europe à la place des peuples. Et une grande joie bien légitime pour tous leurs pourfendeurs !

C'est ainsi que le seul peuple de l'Union Européenne à être consulté sur ce traité, quasi-copie de la défunte Constitution européenne, s'est clairement prononcé contre une vision de l'Europe qu'il confortait. Les Irlandais ont dit NON à cette Europe qui méprise le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Les Irlandais ont dit NON à cette Europe qui se fait le relais d'une mondialisation libérale totalement débridée et destructrice. Les Irlandais ont dit NON à cette Europe qui impose aux Etats de mener des politiques toujours plus injustes et inefficaces. Les Irlandais ont dit NON à cette Europe qui entend inféoder les pays européens à la logique militariste américaine.

Et pourtant, comme si de rien n'était, minimisant et méprisant le vote des Irlandais, l'intelligentsia européiste a appelé unanimement à poursuivre la ratification du Traité de Lisbonne. Le problème ne serait en effet pas ce traité, mais les Irlandais. Le
« NON » irlandais ne concernerait qu'eux-mêmes. Ce serait un « NON » égoïste, qu'il ne faudrait pas prendre en compte. Ainsi, on oppose l'Irlande et l'Europe. Ainsi on prétend nous faire croire, avec le plus grand mépris, que ce ne sont pas quatre millions d'Irlandais qui peuvent décider du sort de 500 millions d'Européens !

Ils oublient bien de préciser que les Irlandais sont les seuls Européens à n'avoir pas été bâillonnées, et à avoir eu le droit de se prononcer librement sur ce traité. Le vote des Irlandais a sans conteste plus de valeur que toutes les ratifications parlementaires, souvent organisées en catimini, sans le moindre débat public et sans mandat clair du peuple.

Le résultat de ce référendum n'est donc aucunement de l'ordre de l' « incident », comme a osé l'affirmer Nicolas Sarkozy. Il est primordial. Il est prépondérant. Il est même certain qu'il ne soit que la partie émergée de l'iceberg. Déjà, les peuples français et néerlandais, consultés sur un texte similaire en 2005, avaient infligés tous les deux un « NON » franc et massif. On sait très bien ce qu'il en aurait été si les Anglais, si les Danois, si les Allemands avait été consultés. Le résultat aurait été négatif. Si l'ensemble des peuples européens était aujourd'hui consulté, ce serait à coup sûr un terrible désaveu pour les promoteurs de cette Europe-là.

En cherchant à « déseuropéaniser » le vote des Irlandais, à l'isoler, à le faire passer pour un simple vote égoïste, l'intelligentsia européiste veut éviter que les peuples européens prennent conscience que les Irlandais ont osé affirmer haut et fort ce qu'ils sont pour l'instant sommés de penser tout bas.

Conséquences d’ores et déjà concrètes de ce résultat, le Président Tchèque, Vaclav Klaus, seul dirigeant de l’UE à s’avouer « eurosceptique », entend mettre fin à la ratification du Traité de Lisbonne. Pour lui, sa ratification a pris fin avec « la décision des électeurs irlandais », estimant par ailleurs que le NON des Irlandais était « une victoire de la liberté et de la raison, sur les projets élitistes artificiels et la bureaucratie européenne ».

Un obstacle de plus qui n’empêchera sans doute pas l'Europe de Bruxelles de faire tout son possible pour annuler au maximum les répercussions que pourrait avoir ce vote. Elle trouvera évidemment une parade pour aller à l'encontre de cette volonté populaire toute fraîchement exprimée. Quoiqu'il en soit, le vote des Irlandais du 13 juin 2008 ne s'effacera pas nos mémoires.

Tout comme les Français et les Néerlandais en 2005, les Irlandais ont montré la voie de la liberté et de l'honneur. Ils ont rappelé aux yeux de tous les européens que les Nations étaient plus que jamais des réalités. Des Nations qui n'entendaient pas se dissoudre dans un prétendu « peuple européen », si tant est qu’ils se donnaient les moyens de s'affirmer.

Ne tombons pas aujourd'hui dans les lendemains qui déchantent. Nous avons assisté ce vendredi 13 juin à une grande victoire ! Si nous n'avons pas gagné la guerre, loin de là, nous avons remporté une grande bataille. Ce que nous ont montré les Irlandais, c'est que les peuples européens n’étaient pas aussi résignés que l'on dit à cette construction européenne. Loin d’être vaines, les spectaculaires victoires des peuples qui disent « NON » sont autant de coups portés à cette Europe totalitaire. Ils sont autant d’exemples à suivre pour les peuples européens. Ils sont autant d’espoirs. Ils sont autant d’incitation à leur libération, mentale et politique. L’Europe de Bruxelles pourra toujours faire la sourde oreille, elle pourra magner la propagande autant qu’elle le souhaitera, elle ne pourra cacher beaucoup plus longtemps sa vraie nature, qui finira peu à peu par se révéler à tous. Et inévitablement, par l'abattre.


Quoiqu’il en soit, il faut que cette victoire soit, ici et ailleurs en Europe, un encouragement à décupler notre rage de vaincre. Les élections européennes de l’année prochaine seront l’occasion de passer à l’offensive, et de transformer ces « NON » en constitution d'un projet alternatif. A tous les républicains, patriotes et progressistes partisans d’une Europe des Nations d’être unis pour ce grand combat.


par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX communauté : Les blogs républicains
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Mardi 3 juin 2008


La 24ème révision de la Constitution de la Ve République s’annonce. Promise par le candidat Sarkozy, celle-ci se veut profonde, dans le but avoué de démocratiser, d’équilibrer et de « moderniser » nos institutions.

 

Mais ce que l’on pourrait considérer comme un beau projet est, depuis l’origine de la réforme, le rapport du Comité Balladur, une grave imposture. Le projet initial prévoyait ainsi, derrière des dizaines et des dizaines de propositions feignant de renforcer les pouvoirs du Parlement et des citoyens, l’instauration d’un régime ultra-présidentiel sans ampleur en Europe. 70 propositions masquaient ainsi sept mots assassins : « Il (le Président) définit la politique de la nation ».

 

Consistant à modifier ensemble les articles 5 et 20 de la Constitution pour que ce soit le président qui définisse la politique de la nation et non plus le gouvernement, ces quelques mots suffisaient à détruire le lien essentiel qui existe en démocratie entre le pouvoir et la responsabilité. Ainsi, celui qui aurait désormais à mener la politique de la nation n’aurait plus de compte à rendre à personne. Face à la bronca générale que cette mesure explosive aurait pu provoquer, Sarkozy avait préféré reculer, et retirer la proposition du projet de loi constitutionnelle actuellement discutée à l’Assemblée nationale.

 

Ces mots assassins disparus, l’imposture n’en est pas moins resté le mot définissant cette révision constitutionnelle. Au-delà de quelques propositions soi-disantes démocratiques que nous avions déjà passé au crible, force est de constater que les termes de sa révision ne touchent absolument pas aux fonds des problèmes.

 

On souhaite ainsi ardemment donner de nouveaux droits au Parlement. Très bien. Mais en quoi cela oeuvrera-t-il pour plus de démocratie si le mode d’élection des parlementaires, particulièrement inique, n’est pas modifié ? Notamment le système majoritaire actuellement en vigueur pour l’élection des députés  qui, en donnant le quasi-monopole de représentativité à deux seuls « grands » partis, est un véritable étouffoir démocratique. Près de la moitié des français ne sont ainsi pas représentés à l’Assemblée. Et pourtant, les prétendus grands démocrates partisans de cette révision constitutionnelle font totalement l’impasse là-dessus, montrant ainsi qu’ils s’en contrefichaient éperdument.

 

Pire, l’UMP, en parallèle à cette « réforme » constitutionnelle, prépare une « réforme » absolument anti-démocratique du mode de scrutin pour les prochaines élections régionales et législatives. Son principe ? Instaurer une proportionnelle à un tour, avec prime majoritaire pour la liste en tête. En clair, une disposition qui ne sert que les deux « grands partis », en l’occurrence le PS et l’UMP – qui d’ailleurs ne s’opposent plus qu’à la marge -, leur permettant d’être majoritaire tout en étant minoritaire. Et ainsi d’étouffer toute pluralité des sensibilités politiques. Et ainsi de s’échanger les rênes du pouvoir pour l’éternité… Pour le plus grand mépris de la démocratie.

 

Aussi, prétendre démocratiser les institutions sans poser la question de la souveraineté nationale et populaire est particulièrement hypocrite. En ratifiant en février dernier l’essentiel des dispositions de la Constitution européenne, le tout dans le dos du peuple, les parlementaires ont pérennisé un système dans lequel prévaut le droit européen sur le droit national. Un système dans lequel ces parlementaires, ainsi que les dirigeants, ne sont plus que les exécutants des volontés de l’Europe de Bruxelles. Un système dans lequel les citoyens n’ont plus le choix des politiques menées.

 

Le cas récent de la loi sur les OGM reflétait parfaitement cet état de fait : les parlementaires n’ont pas eu du tout le choix de se prononcer. Ils ont été sommés de retranscrire en droit interne une directive européenne, sous peine de sanctions financières. Loin d’être rare, c’est le cas de 80 % des lois « votées » en France. Que fait donc la réforme censée « démocratiser » la Constitution à ce sujet ? Rien.

Cette réforme ne propose rien non plus pour permettre un véritable pluralisme des médias, nécessaire à une démocratie digne de ce nom. Et pourtant, il serait indispensable d’interdire aux groupes financiers dépendants des commandes de l’Etat de détenir de grands médias.

Et que dire de la place faite aux citoyens ! Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, l’Assemblée nationale n’a pas voté l’instauration d’un référendum d’initiative populaire. L’article qui a été adopté stipule qu’un référendum « peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales ». Autrement dit, ce n’est aucunement les citoyens qui ont l’initiative du référendum, mais les parlementaires. Il faudrait ainsi qu’au moins 184 députés et sénateurs rédigent une proposition de loi, et demandent l’appui de 4,5 millions d’électeurs, pour qu’un référendum puisse être organisé. Etant donné que l’Assemblée restera verrouillé par deux partis, ce prétendu « droit d’initiative populaire » ne sera jamais rien qu’un leurre. On prétend ainsi donner plus de pouvoir au peuple, alors même qu’on le neutralise encore un peu plus avec la proposition visant à supprimer le référendum obligatoire sur l’adhésion de nouveaux pays à l’Union européenne.

 

Non content de ne rien démocratiser comme il le faudrait, la « réforme » entend inscrire les langues régionales dans cette Constitution révisée, ce qui serait un véritable coup porté à l’unité de la République. Et une voie toute ouverte à l’adoption de la dangereuse Charte européenne des langues régionales et minoritaires, véritable cheval de Troie des ethno-régionalismes !

 


Pour finir, comment surtout ne pas voir la contradiction flagrante entre la volonté affichée de « démocratiser » la Constitution et la volonté d’écarter le peuple du processus de cette révision ?

 

Ca ne devrait pourtant pas être aux hommes au pouvoir de décider des règles du jeu politique. Mais aux citoyens qui, en République, sont la source de tout pouvoir. Qu’importe, la classe dirigeante entend, comme à son habitude, penser et décider à la place du peuple.

 

Le Parti Socialiste, qui prétend être une opposition, devrait s’indigner de cette prétendue « réforme » constitutionnelle, et réclamer une consultation référendaire. Il en a le pouvoir puisque la « réforme » ne pourra jamais passer sans son accord. Mais non, il se cantonne à de la négociation de couloir. Pour continuer, avec l’UMP, à imposer leurs solutions et leur bipartisme. Mais point de grand débat citoyen sur les institutions. Mais point de référendum sur les institutions, point de constituante qui pourrait redonner du souffle à la démocratie et de la légitimité aux hommes politiques.

 

Mais rassurons-nous, nous n’en sommes pas encore au bout de nos peines. Un autre projet de révision constitutionnelle pointe le bout de nez, celui-ci ayant pour objectif de réécrire le préambule de la Constitution, afin d’y ajouter de « nouveaux droits », tels que « diversité », « dignité » ou « parité ». Selon des constitutionnalistes, l’ajout de ceux-ci, philosophiquement contraire à l’esprit républicain, ne pourra que conduire au dynamitage pur et simple des droits politiques et sociaux issus des préambules de 1946 et de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

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Mardi 6 mai 2008

A l’approche de la présidence française de l’Union Européenne, qui débutera le 1er juillet prochain et que le gouvernement entend placer sous le signe de la "présidence citoyenne" (!), le ministère des affaires étrangères et européennes a décidé d’organiser plusieurs réunions et débats publics autour du thème de l’Europe. Les citoyens sont vivement invités à participer à ces rencontres "Paroles d'Européens" que le gouvernement souhaite “pédagogiques”.

Première étape ce mercredi 7 mai à Lille, au "Rendez-vous des Européens", où il sera question de "fêter l’Europe et [de] débattre des valeurs et de l’identité commune des Européens" (1) .

Parmi les intervenants, outre la présence de membres du gouvernement, tels Xavier Darcos et Rama Yade, nous pourrons retrouver une pléiade de "grands européens" plus ou moins illustres. Notons notamment la présence des ineffables Michel Rocard, Daniel Cohn-Bendit et Jean Quatremer. Pour ceux qui ne le seraient pas, ce dernier, correspondant de "Libération" à Bruxelles, est l’auteur d’un blog (2) dans lequel il ne manque jamais une occasion de rappeler que les Français sont de pauvres idiots, incapables d’aimer et d’adhérer à une Europe si merveilleuse.

Inutile parmi les intervenants de chercher le moindre "noniste", "alter-européen" ou "souverainiste", il n’y en a pas. Seuls les partisans de l’Europe actuelle, fédéraliste, antidémocratique et libérale, qui se prétendent être les seuls vénérables et véritables “européens”, ont le droit à la parole. De biens beaux débats contradictoires en perspective…

L’organisation de ces "débats" n’est évidemment pas une volonté du gouvernement de donner la possibilité aux citoyens de donner leur avis sur l’Europe qu’ils souhaiteraient. Voire mieux, la prendre en compte. Bien au contraire, nos gouvernants se moquent éperdumment de l’avis des citoyens. On a ainsi pu le constater aisément au sort réservé au "NON" français du 29 mai 2005, scandaleusement trahi par la ratification en catimini de sa copie, le Traité de Lisbonne.

A l'inverse, l’organisation de ces pseudo-débats, à sens unique, autocongratulatoires et dépolitisés au maximum, sont une véritable oeuvre de propagande européiste orchestrée par Paris et Bruxelles. Le peuple français ne veut plus de cette construction européenne-là ? Le peuple français commence à se rendre compte que cette Europe-là est une dictature ? Rééduquons-le ! Expliquons-lui que ses doutes, que ses critiques sont mauvaises, nocives, archaïques, aussi nauséabondes que la peste et le choléra. Faisons de lui un brave et docile "citoyen européen" !

Il est de salut public que les citoyens dignes de ce nom de ce pays aillent en masse perturber - positivement - ces réunions, en vue d’y dénoncer ces ridicules mises en scènes propagandistes, et d’y imposer un véritable débat contradictoire.

______

(1) http://europeens.touteleurope.fr/content/mercredi-7-mai-lille-rendez-vous-des-europeens

(2) http://bruxelles.blogs.liberation.fr/

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Mardi 1 avril 2008

« Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les cht'is »


Telle est la banderole méprisante et haineuse à l’égard des habitants du Nord Pas de Calais que des pseudo-supporters du Paris SG ont déployé à l'occasion de la finale de la Coupe de la Ligue de football opposant samedi soir au Stade de France leur club au RC Lens.

Alors que ce match était placé sous le signe de la lutte contre le racisme, ces répugnants personnages ont pu laisser cours à leur haine avec le déploiement d’une banderole de trente mètres, recouvrant pratiquement toute la longueur de la tribune située derrière le but. Le drap est resté pendant plus de cinq minutes, le temps qu’il a fallu aux responsables du stade, restés inertes jusque là, pour réagir.

L’injure faite aux habitants d’une région française n’a pas non plus ému plus que cela les « officiels » présents, dont le premier personnage de l’Etat, Nicolas Sarkozy, resté sagement assis sur son siège. Pas la moindre protestation à la hauteur de l’outrage. Seuls Guy Delcourt et Bertrand Delanoë ont tenu à protester de manière vigoureuse contre cette banderole en boycottant la remise des trophées. C’était encore bien trop peu, mais on ne s’était pas couché honteusement. On fut bien loin de la réaction virulente de Jacques Chirac, quittant les tribunes après une Marseillaise sifflée lors d’une finale de Coupe de France en 2002.

L’après-match fut d’une même teneur, rongé par l’envie des joueurs et des dirigeants sportifs de minimiser l’affaire, de la cantonner à un simple incident banal de stade. Force est de constater que chambrer et ridiculiser le club adverse est une pratique courante chez certains supporters. Si cela reste la plupart du temps bon enfant, il arrive que ces taquineries dépassent le cadre de la simple rivalité entre clubs, et se transforment en mots plus que douteux, dans la seule ambition de blesser, de faire mal, au-delà même des supporters. « Pendant que nos pères inventaient le cinéma, les vôtres crevaient dans les mines » balançaient ainsi, lors d’un derby passé, des supporters de Lyon à ceux de Saint-Etienne.

Et toute cette haine tranquille passait impunément les portes de la légalité, et de l’intelligentsia. C’était devenu normal. Le même cinéma a faillit se jouer à nouveau ce week-end. C’était sans compter sur l’amour propre d’un Guy Delcourt, député-maire de Lens, et d’un Gervais Martel, président du RC Lens, qui décidèrent de ne pas laisser passer cet affront fait à tous les habitants de leur région d’origine.

Gervais Martel battu le rappel sur toutes les télés et radios, pendant que Guy Delcourt décida de porter plainte contre X au tribunal de grande instance de Béthune (en qualité de maire de Lens) et au tribunal de grande instance de Paris (en qualité de député), qualifiant la banderole de «discrimination scandaleuse», allant même parler de « racisme », terme jusque là tabou. Ce dernier a même demandé la citation comme témoin du président de la République, Nicolas Sarkozy, de la ministre de la Justice, Rachida Dati, et du secrétaire d’Etat aux Sports, Bernard Laporte, tous présents au stade de France samedi.

Il en était fini du silence, du tabou imposé par le politiquement correct. Alors que la lutte contre le racisme est depuis de nombreuses années une cause nationale, alors que les accusations de racisme fusent à la moindre opinion divergente sur l’Islam ou l’immigration, galvaudant le terme même de « racisme », le silence est de mise quand des « blancs » sont victimes de racisme. On voit tellement le racisme partout qu’on en a les yeux totalement éblouis.

Parce qu’il s’agit bien de racisme quand on insulte de telle manière les habitants d’une région, en les mettant tous dans un même moule. Les professionnels de l’antiracisme sont les premiers à s’indigner lorsqu’un joueur « noir » est insulté. Nous aussi. Mais on ne les entend guère lorsque, par exemple, les « français » sont menacés par le FLNC lors des élections municipales. Ni quand des « blancs » sont lynchés pour ce simple fait à Mayotte. 

Nombreux sont ainsi ceux de l’intelligentsia médiatique, politique et associative qui présentèrent, finalement, leur indignation en ce jour. Un bien beau progrès !

Si les milieux politiques et les milieux sportifs veulent vraiment lutter contre le racisme dans le football, la cohérence devrait les conduire à sanctionner sévèrement le Paris SG, à l’instar des clubs de Metz et de Bastia. Le feront-ils vraiment ? C’est une autre affaire.

Quoiqu’il en soit, l’affichage tranquille de telles banderoles en dit long sur le climat de guerre civile larvée qui existe dans notre pays. Le respect mutuel que se doivent les citoyens d’un même pays se délite aujourd’hui en France. Les politiques antirépublicaines désastreuses menés par nos gouvernants successifs ont exacerbés les antagonismes sociaux et géographiques qui pouvaient exister en France. Elles ont fait le nid de tous les communautarismes. Elles ont enflammé le rejet de l’autre. Le racisme social et géographique affiché par des supporters ultras du PSG en sont aujourd'hui la dernière illustration. 

En outre et pour conclure, le fait que l’opinion, bien au-delà du Nord Pas de Calais, ait pu s’émouvoir des propos injurieux et blessants de cette banderole, démontre et révèle - tout comme le succès national du film de Dany Boon « Bienvenue chez les Ch’tis » - un attachement hors du commun des Français à une région et à ses habitants. Pas par goût du voyeurisme ou du folklore, pas par régionalisme primaire. Mais par affection, par proximité. Au fond, l’image qu’ont les Français de leur territoire le plus septentrional et de ses habitants, c’est une image qu’inconsciemment ils aimeraient avoir de leur France dans sa totalité. C’est une France rêvée, idéale, cette France accueillante, fraternelle, travailleuse et fière d’elle, avec son je ne sais quoi de « gaulois », que ses citoyens voient aujourd'hui dans le Nord Pas de Calais.

C'est cet idéal français que ces pseudos-supporters ont quelque part insulté, créant une émotion sans précédent pour une « simple » banderole déployée dans un stade.

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Samedi 8 mars 2008

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Dimanche, les français seront appelés aux urnes pour élire leurs conseillers municipaux et, dans certains cas, leurs conseillers généraux. Si ces élections revêtent une indiénable dimension locale, leur dimension nationale est tout autant pertinente. A travers le maire que nous élisons, ce n'est pas qu'un simple choix local que nous faisons, c'est aussi et avant tout sur une vision de la société que nous nous prononçons. A travers le maire que nous élisons, se joue aussi la vitalité des valeurs républicaines dans notre pays. De la capitale à la plus petite commune, tous les élus sont agents et acteurs de la République. 

Au-delà de ces considérations générales, ces élections auront un incontestable enjeu politique national. Sarkozy l’a lui-même reconnu : le résultat des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars prochain constituera le premier verdict des Français sur sa politique.

Ce premier verdict risque et se doit d'être très sévère. Plébiscité il y a encore six mois, voilà aujourd'hui Sarkozy face à la colère des Français qui peu à peu se rendent compte de la réalité de sa personne et de sa politique, totalement opposée à ce qu'il leur avait laissé croire pendant la campagne présidentielle. Il promettait de régler le problème du "pouvoir d'achat" des Français. Il a complètement ignoré la question, hormis pour les plus aisés. Il promettait une politique volontariste, rompant avec l'immobilisme d'alors. Il a tout fait pour ratifier dans le dos du peuple le Traité de Lisbonne, qui lie les mains des dirigeants français. Il promettait une "République irréprochable", "fraternelle". Il a démantelé la sécurité sociale, poursuivi la casse du service public, et porte atteinte à notre laïcité républicaine et à notre politique étrangère indépendante de celle des Etats-Unis.

Face à ce déferlement de dangereuses et illégitimes "ruptures", les Français ont l'occasion avec ces élections d'envoyer un signal fort à Sarkozy et à la majorité en place. Un succès des listes UMP et affiliés encouragerait  ces derniers à poursuivre et aggraver cette politique perfide. Un camouflet ne réglerait pas tout, mais casserait à coup sûr la dynamique construite pendant la présidentielle, obligeant la majorité à faire des concessions.

Cela étant dit, la sanction à infliger à la majorité en place actuellement ne doit pas faire oublier la complicité d'une très grande partie du Parti Socialiste et du Modem, partis qui osent prétendre au statut d'"opposant" au pouvoir, dans le passage en force du Traité de Lisbonne, véritable atteinte à la démocratie et à la République. Les municipales et les cantonales doivent être l'occasion de sanctionner durement tous les acteurs de cette forfaiture, des parlementaires-traîtres de Versailles aux partis et personnalités complices, qui forment véritablement un seul et même camp politique, celui de l'européisme totalitaire.

Dimanche, que l'honneur, le bon sens et la fermeté guide donc votre vote !

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Samedi 9 février 2008
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C'est fait. Après la révision constitutionnelle préalable, les parlementaires se sont prononcés à une très large majorité pour la ratification du Traité de Lisbonne, pérennisant une Europe libérale et anti-démocratique, dont les français avaient pourtant rejeté les bases le 29 mai 2005.

Après les députés jeudi, qui ont adopté le projet de loi de ratification par 326 voix contre 52, les sénateurs ont bouclé le processus ce vendredi, à deux heures et quart du matin, en se prononcant à leur tour favorablement à la ratification par 265 voix contre 42. Le projet de loi de ratification va maintenant être envoyé à Nicolas Sarkozy, qui devrait le signer rapidement.

Les politiciens traîtres et les médias dominants se félicitent sans sobréité aucune de cette grande nouvelle. L'Europe, paraît-il, va enfin pouvoir reprendre sa glorieuse marche humaniste, après que ces salauds de français l'aient bloqués honteusement en votant il y a deux ans contre la divine recommandation des élites, ces gens qui pensent bien, contrairement au petit peuple bête et stupide.

Les plus heureux - et les plus naïfs - sont sans conteste les parlementaires socialistes qui ont légitimé ce déni de démocratie, et qui pensent que l'affaire est aujourd'hui close, et qu'ils pourront enfin savourer tranquille - sans ces citoyens couillons un peu trop scrupuleux sur l'éthique démocratique et républicaine - leur soi-disante "victoire" annoncée aux municipales. Que ces messieurs et mesdames sachent qu'on ne les lâchera pas de sitôt, tout comme l'ensemble des traîtres et leurs complices.

Nous ne les lâcherons pas, et nous n'oublierons rien du coup sans précédent et irresponsable qu'ils auront porté à la République et à la France.

En ratifiant le Traité de Lisbonne, les parlementaires ont remis en selle tout l'esprit de la Constitution Giscard rejetée :
sacralisation des politiques libérales, absence réelle de démocratie dans les prises de décisions, élargissement des compétences exclusives de l’Union européenne, élargissement des décisions prises à la majorité qualifiée, etc.

En acceptant ces dispositifs, il en est désormais fini du droit du peuple français à disposer de lui-même. Sommé d'obéir à toutes les décisions d'un super-Etat européen, qui plus est gouverné par des bureaucrates non élus, il en sera fini à terme du modèle social, laïque et républicain français, minoritaire dans l'Union. Il en sera également fini de notre politique étrangère indépendante, à laquelle nombre de pays européens préfère de loin un atlantisme borné.

En clair, le Traité de Lisbonne abat la République et fait aujourd'hui de la France une province docile de l'Empire.

Et ceux qui se prétendent être l''opposition" dans ce pays, la gauche pseudo-socialiste des messieurs Hollande et Moscovici, ainsi que le Mouvement pseudo-Démocrate de Bayrou, cautionnent totalement cet état de fait. Chez eux aussi, en dehors de cette Europe folle, point de salut ! Pas la moindre critique sérieuse, ni sur le fond ni sur la forme. Que des belles paroles sans lendemain. Voyez donc à quel point ils forment une alternative crédible à la politique sarkozyste !

La dictature qui se met en marche aujourd'hui paraît si forte, si rusé qu'elle ne laisserait plus de vie à la moindre opposition, ni à la moindre alternative crédible. Cette opposition, cette résistance à l'inacceptable est pourtant au coeur même du peuple français. Il ne tient qu'à un réveil du peuple - que l'on a minutieusement endormi - pour qu'elle puisse se reformer, recouvrer notre liberté et restaurer la République. Loin de tout extrêmisme et de toute intransigeance partisane, les militants républicains, patriotes et progressistes de ce pays - à condition
qu'ils mettent de côté leurs dissenssions et regroupent enfin leurs efforts - peuvent sonner le début de l'insurrection générale. Seule une opposition unie, forte et populaire, en France comme ailleurs en Europe, sera en effet à même de faire tomber ce Leviathan, cet Empire sacralisé.
par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX communauté : Les blogs républicains
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Mardi 5 février 2008
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Ce 4 février 2008, jour qui fera à n'en pas douter date dans notre histoire, les députés et sénateurs, réunis en Congrès, ont adoptés par 560 voix contre 181 la révision constitutionnelle préalable à la ratification du Traité de Lisbonne. Ce vote avait un enjeu simple : les parlementaires pouvaient-ils OUI ou NON renier de leur propre chef la volonté des français exprimée le 29 mai 2005 à propos de la Constitution européenne, et dont le Traité de Lisbonne est une copie ? Sans aucun scrupule, ils ont répondu à l'affirmative à une écrasante majorité.

Du côté de l'Assemblée Nationale, le groupe UMP a massivement voté pour (306), trois ont voté contre dont le souverainiste Jacques Myard, trois se sont abstenus et six n'ont pas pris part au vote. Au groupe "socialiste, radical et citoyen", il y a eu 17 votes pour, dont celui de l'ineffable Jack Lang, 91 contre, dont ceux de Laurent Fabius et d'Henri Emmanuelli, et 93 abstentions dont celles de Jean-Marc Ayrault, président du groupe, et de François Hollande, premier secrétaire du PS. Il y a eu également trois non-votants dont Jean Glavany. Au sein du groupe de la "gauche démocrate et républicaine", il y a eu 21 votes contre et trois abstentions - celles de trois députés Verts (Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy). Au groupe du Nouveau centre, il y a eu 20 votes pour et deux contre (Philippe Folliot et Jean-Christophe Lagarde). Parmi les non-inscrits, il y a eu quatre pour dont François Bayrou - qui s'étaient pourtant prononcés pour un référendum pendant sa campagne présidentielle -, quatre contre dont ceux de Jean Lassalle (Modem) et Nicolas Dupont-Aignan et une abstention.

Du côté du Sénat, 149 UMP ont voté pour, quatre contre dont Charles Pasqua, trois se sont abstenus et trois n'ont pas pris part au vote. Au groupe socialiste, il y a eu 15 votes pour, 30 contre dont Jean-Luc Melenchon, 49 abstentions dont celle de Jean-Pierre Bel, président du groupe, et de Pierre Mauroy. Il y a eu deux non-votants. Les 30 membres du groupe Union centriste-UDF ont tous voté pour. A l'inverse des 23 membres du groupe "communiste, républicain et citoyen" qui ont tous voté contre. Au groupe du Rassemblement démocratique et social (RDSE), groupe de radicaux des deux rives, il y a eu 15 votes pour et un contre.

Reste désormais aux deux chambres de se prononcer sur le Traité de Lisbonne lui-même, dont l'issue ne laisse guère de doute. Présenté ce mercredi en conseil des ministres, le projet de loi autorisant la ratification du Traité sera examiné dans la soirée par les députés, qui se prononceront le lendemain par un vote solennel. Le Sénat l'examinera enfin dans la foulée en séance de nuit, pour une adoption définitive du Traité par le Parlement.

Seulement 181 parlementaires auront ainsi respecté la parole du peuple français. Qu'ils soient honorés et remerciés. Les autres, qu'ils aient votés pour ou qu'ils se soient abstenus, l'ont ni plus ni moins trahi. Qu'ils sachent que la lourde faute
contre la démocratie dont ils se sont rendus coupable - véritable coup d'Etat -  ne restera pas impunie, bien au contraire. Nombre de ces individus sans foi ni loi se présenteront aux élections de mars prochain. L'honneur et le bon sens des citoyens que nous sommes doivent nous amener, dans les urnes, à les sanctionner - et à les faire sanctionner - avec la plus grande sévérité. Plus un seul suffrage ne doit aller à ces traîtres, ainsi qu'à l'ensemble de leurs complices, élus et partis.

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Ce coup de force européiste, que nous devons considérer comme une déclaration de guerre faite à la démocratie, à la République et à la France, ne doit pas signifier le début du découragement, du renoncement, de la soumission à l'Empire. Il doit signifier au contraire l'amplification de notre lutte que l'on finira tôt ou tard par reconnaître comme juste. L'européisme totalitaire triomphe aujourd'hui, mais ce n'est que passager. En révélant sa vraie nature, dictatoriale, l'Europe telle qu'elle existe aujourd'hui a signé son arrêt de mort. Comme tous les empires basés sur la contrainte et la violence, cette Europe sombrera, tôt ou tard...

Pour une Europe de nations libres et soeurs, plus que jamais, la lutte continue !
par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX communauté : Les blogs républicains
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Dimanche 3 février 2008
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"Quand les pères s'habituent à laisser faire leurs enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne connaissent plus au-dessus d'eux d'autorité de rien ni personne, alors, c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie" Platon, 400 ans avant J.-C.

L'histoire se passe à Berlaimont, dans le Nord de la France. Un professeur de collège a été suspendu de ses fonctions, placé en garde à vue pendant 24 heures, et sera traduit courant mars en correctionnelle pour fait de "violence aggravée sur mineur". La raison ? Avoir giflé un élève de 6e qui l'avait traité de "connard" !

Cette histoire invraissemblable pourrait rester du seul cadre du fait divers si elle n'était pas symptomatique d'un système éducatif, et plus globalement d'une société qui marche sur la tête. Il fut un temps où le geste de ce professeur aurait été interprété comme parfaitement justifié et légitime au vue de l'insolence insupportable de l'élève. Ce dernier aurait ensuite eu le droit à de chaudes réprimandes, de la part de l'établissement et de ses parents, et aurait fini par se rendre compte de son erreur. Aujourd'hui, les choses ont bien changé. Le professeur doit "garder son sang-froid", autrement dit se laisser imperturbablement marcher sur les pieds par certaines catégories d'élèves, qui se voient ainsi encourager à imposer leur loi dans les salles de classe. Celui qui essaierait un tant soit peu de se faire respecter se verrait rappeler à l'ordre, plus ou moins sévèrement, et l'élève - le pauvre élève - se verrait excusé.

Voilà où nous en sommes arrivés depuis trente ans et ce retournement des valeurs qui a gangréné l'école de la République. L'autorité, la morale sont devenus des gros mots. Les profs, ces "hussards noirs" tant vantés par le passé, ces si primordiaux transmetteurs du savoir et de l'éthique, sont désacralisés et déconsidérés en permanence. Par volonté de mettre l'enfant "au centre du système" - comme si notre école avait pu avoir jusque là une toute autre philosophie - , on s'est en parallèle efforcé de baisser l'exigence à son égard, provoquant ainsi un nivellement sans précédent de l'enseignement par le bas.

Le Président actuel avait pourtant promis, pendant la campagne présidentielle, de restaurer l'autorité à l'école. Une autre bonne promesse qu'il semble bien vite avoir oublié... 
par le Citoyen Thimèle publié dans : EDITORIAUX communauté : Les blogs républicains
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