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Jeudi 15 juin 2006 4 15 06 2006 02:52
Le film de Karl Zero et de Michel Royer ne va surement pas tarder à quitter l'affiche des salles obscures... La maigre publicité faite par les médias pour ce film  et le peu de soutien reçu de la part de l'industrie cinématographique y est forcément pour beaucoup! Mais ça ne retire rien à la qualité du film et je vous invite donc à aller le voir! Il vaut vraiment la peine d'être vu!

Ci-dessous je vous ai retranscrit la critique la plus objective que j'ai pu lire sur le film, en espérant qu'elle vous convaincra cette fois d'aller le voir:

"Le dernier film de Karl Zero n’est pas un brûlot anti-Chirac et ne contient pas non plus de révélations fracassantes. Mais il constitue tout de même un honnête divertissement grâce aux nombreux extraits rappelant les « boulettes » de Chirac.

« Vous savez, la politique n’a pas toujours été une vocation pour moi. En fait, comme métier, j’aurai pu faire n’importe quoi…D’ailleurs, politiquement, c’est ce que j’ai fait ». Une vie politique résumée en une phrase. Jonché de tromperies, de volte-faces, de mensonges et autres promesses non tenues, l’itinéraire de Jacques Chirac méritait bien un film.

Karl Zero et Michel Royer ont décidé de s’atteler à cette tâche en compilant de nombreux extraits télévisés montrant l’actuel président dans toutes les étapes de sa vie politique. Une voix-off (Didier Gustin imitant la voix de Jacques Chirac) commente les différents extraits et est censée représenter l’état d’esprit de Chirac. C’est Karl Zero qui est l’auteur de ces commentaires : le propos n’est donc pas dénué d’humour même si les blagues et autres jeux de mots ne font pas mouche à tous les coups.

Ce côté décalé est mêlé à des considérations plus psychologiques. La collaboration à l’écriture du film d’Eric Zemmour, journaliste politique au Figaro, auteur d’un livre sur Chirac (« L’homme qui ne s’aimait pas ») donne quelques éléments du caractère du personnage Chirac : petit garçon, pas encore cynique, le futur mangeur de pommes de 1995 semblait encore assez trognon. Il était avant tout sous l’emprise d’un père l’obligeant à réciter par cœur du Kipling.

Pour qui s’intéresse à la vie politique, "Dans la peau de Jacques Chirac" n’apprendra pas grand-chose de nouveau. En termes chiraquiens, le film nous « en touche une sans faire bouger l’autre ». Il évoque bien sûr les guerres entre Chirac et VGE, Balladur, Mitterrand, Sarkozy. Il revient aussi sur les « boulettes » (le « bruit et l’odeur », la dissolution de l’Assemblée nationale…) et les scandales judiciaires de Chirac et de sa Bernadette (frais de bouche, financement du RPR). L’éventail proposé est toutefois loin d’être exhaustif : difficile, il est vrai, de résumer en un film de 1h30 l’ensemble des affres de la Chiraquie…

Le principal intérêt de « Dans la peau de Jacques Chirac » est de mettre en parallèle des déclarations de périodes différentes. Sur certains sujets, les promesses sont les mêmes…l’absence de résultats aussi… Sur d’autres, le discours de Chirac a bien changé. Un jour, europhobe farouchement opposé à l’entrée de l’Espagne et du Portugal dans la CEE, synonyme de chômage massif. Un autre, europhile convaincu, prônant l’élargissement de l’UE à l’Est en pourfendant ceux qui « agitent les peurs ». Preuve que les vents électoraux obligent parfois les girouettes à des volte-face des plus surprenants…

Mais au palmarès des boulettes de Jacques Chirac, les déclarations contradictoires apparaissent finalement assez « soft » à côté de certains propos. Comme ceux tenus au début des années 90, dans une émission de RFI (Radio France Internationale), où Chirac se lance dans une explication sur la démocratie que certains pourraient juger…« abracadabrantesque ». « Je ne vois pas en quoi le fait d’avoir un parti unique empêcherait un pays d’être une vraie démocratie. Il existe des pays avec un système multipartiste qui ne sont pas des démocraties. Et certains pays, où il n’y a qu’un parti, sont de vraies démocraties : je pense notamment au Gabon ». Le Gabon, modèle de démocratie ? On comprend mieux les catastrophes de la politique actuelle de Chirac et sa passion pour la Françafrique…

Sans être un chef d’œuvre qui fera date, « Dans la peau de Jacques Chirac » est un divertissement honnête qui vaut le coup d’être vu…et entendu. La musique du film vaut en effet à elle seule une mention particulière : on y retrouve Laurent Levesque et Kraked Unit (que l’on a notamment connu dans l’excellente BO des Poupées Russes) et surtout de nombreux extraits des chansons de campagne, telle que « Votons Jacques Chirac ». D’un kitsch et d’une démagogie rare, celle-ci nous permet de quitter la salle avec le sourire aux lèvres…puis une fois dehors, on se rappelle que cette personne qui nous a fait rire pendant une heure et demie est notre président…Et 2007 nous semble encore trop loin!"

Damien Hentry


Le site du film est lui aussi un pur régal!

En résumé, un film à voir... d'urgence!


Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Films à voir
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Mardi 7 novembre 2006 2 07 11 2006 00:00
"Les peuples ne devraient pas craindre leurs gouvernements. Les gouvernements devraient craindre leurs peuples." (Citation tirée du film)



"V pour Vendetta" est un film américain réalisé par James McTeigue sorti en 2006. Il est adapté du comic "V pour Vendetta" d'Alan Moore et David Lloyd par les frères Wachowski, créateurs de la trilogie Matrix.


Synopsis



En 2020, l'Angleterre est dominée par un parti unique de type fasciste. Ce dernier est dirigé par Adam Sutler, un dictateur occupant le poste nouvellement créé de "Haut Chancelier d'Angleterre". Sutler a instauré un couvre-feu sur le pays, a interdit la présence d’objets liés au culte musulman, traque les opposants et les homosexuels, et bafoue les libertés individuelles, au nom de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme proclamé suite à une série d'attentats dans la station Victoria et l'école primaire Ste Mary.

Evey Hammond (Natalie Portman) travaille aux studios de BTN, la plus grande chaîne télévisée anglaise qui est, par ailleurs, utilisée, dans le climat de tension extrême dans lequel est plongé le pays, comme instrument de propagande par le parti. Elle est la fille d'activistes démocrates disparus, et son frère est décédé tout jeune à cause du mystérieux virus ayant ravagé l'école Ste Mary.

Un soir, Evey s'apprête à rendre visite à un de ses amis lorsqu'elle entend le début du couvre-feu. Remarquée et rattrapée par les hommes du Doigt (la milice du pouvoir), elle est sauvée in extremis d'une tentative de viol par un mystérieux homme masqué et vêtu de noir qui se présente à elle sous le nom de "V ".


Analyse


L'histoire de V a été créée par Alan Moore (dans la bande dessinée homonyme V pour Vendetta). Elle représentait à l’époque une charge contre les déviances autoritaires du gouvernement de Margaret Thatcher. Les frères Wachowski ont adapté leur scénario au monde actuel et leur film semble viser George W. Bush.

C’est ainsi que le gouvernement imaginaire en place dans le film bafoue les libertés de chaque Anglais dans le but de lutter contre le terrorisme, qui est certainement à l’origine de la guerre atomique passée qui, d'un point de vue chronologique, se place avant le début du film. Toujours en liaison avec le terrorisme, on note que dans cette Angleterre du futur, le culte musulman est interdit.

Le gouvernement aurait commis un attentat sur son propre sol, tuant des milliers de personnes à l'aide d'armes bactériologiques et aurait accusé puis exécuté des intégristes musulmans dans le but d'asseoir un dictateur conservateur qui tient le pays d'une main de fer grâce à la peur. De ce fait, les réalisateurs ont cherché à mettre en garde contre les déviances sécuritaires d'un gouvernement, qui s'appuyerait sur la religion et la propagande télévisée pour plonger la population dans le repentir et dans la peur. De là on peut aisément faire le rapprochement avec le gouvernement néo-conservateur américain, et sa collusion avec les grands médias.

On peut aussi remarquer dans ce film le parallèle saisissant entre ce gouvernement totalitaire et le régime nazi. On note que dans les deux, il est question d’un parti unique duquel il faut être membre, parti dont les drapeaux et les symboles couvrent les murs des rues. L’ensemble du pays est sécurisé par de mystérieuses brigades, avec les policiers d’un côté et les "hommes du Doigt" de l’autre. Sur les idées, la situation est la même : refus de la différence, les personnes d'une autre couleur ou d'une autre sexualité étant mises au ban de la société. Aussi, les libertés sont inexistantes : le gouvernement contrôle la télévision pour mieux faire passer une propagande quasi-permanente, exerce une très forte censure (objets d'arts, livres...) et a mis en place un couvre-feu quotidien. Les actes des deux régimes sont les mêmes, avec des arrestations et des exécutions arbitraires, des délations organisées, forcées par la torture, des déportations et aussi des expériences scientifiques sur des êtres humains. Enfin, le Haut Chancelier Sutler possède une diction et une gestuelle qui rappellent très fortement Adolf Hitler.

Le mystérieux "V" exerce sa vengeance sur le pouvoir en place qui opprime le peuple, qui l'a en quelque sorte "créé". La date du 5 novembre, à laquelle "V" prévoit faire éclater sa révolution, est un hommage à la Conspiration des poudres menée au XVIe siècle par Robert Catesby dans le but de faire chuter la monarchie. Les auteurs de la bande dessinée originale décidèrent d'ailleurs de se référer à cette conspiration, en affublant V d'un masque représentant le visage de Guy Fawkes, le plus célèbre membre de ce complot.


Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Films à voir
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 04 2007 00:05

« Jesus Camp », un documentaire sur l'endoctrinement des enfants par les évangélistes américains sorti mercredi 18 avril. Edifiant.

Ils ont une dizaine d’années et sont Américains. Pourtant ils maudissent le sorcier Harry Potter et détestent la pop de Britney Spears. Ils écoutent peut-être du heavy metal, mais dans une version chrétienne, qui célèbre « le sang du fils de Dieu ». Leur idole s’appelle Jésus Christ et ils rêvent de devenir missionnaires. Entre le centre commercial, les soirées entre copains et leurs devoirs scolaires, Tori, Levi et Rachel vivent en apparence comme la plupart des gamins de leur âge, issus de la classe moyenne américaine. A la différence près que leurs parents font partis des quelques 100 millions de chrétiens évangéliques que comptent aujourd’hui les Etats-Unis.

Heidi Ewing et Rachel Grady, les réalisatrices du documentaire « Jesus Camp », qui sortira au cinéma le 18 avril prochain, ont voulu comprendre « en quoi toute une génération d’enfants endoctrinée par l’idéologie évangélique va peser sur l’avenir des Etats-Unis, lorsqu’elle aura atteint l’âge adulte ». Car le premier chrétien évangélique à bénéficier d’un soutien sans bornes de cette communauté religieuse, laquelle détient désormais une majorité de sièges dans 36% des commissions d’Etat du Parti Républicain, n’est autre que le président Georges Bush.

La très populaire pasteur pour enfants Becky Fisher a accepté de se faire filmer au sein du « camp des enfants de feu » dont elle dirige le programme. Chaque été, des centaines d’enfants vont y recevoir un lavage de cerveau fondamentaliste, avec la bénédiction de leurs parents, dont la plupart préfèrent les retirer de l’école pour leur enseigner à la maison « que la science ne prouve rien ». Pour eux le monde est divisée en deux catégories : « ceux qui aiment Jésus et ceux qui ne l’aiment pas ». Becky Fisher leur inculque une conception rigoureusement créationniste (*) du monde et compare son centre à ceux des islamistes radicaux : « Sur 6 milliards de personnes, il y a un tiers d'enfants de moins de quinze ans. C'est là dessus que l'on doit se concentrer. Nos ennemis le font déjà. Je veux voir nos jeunes aussi engagés dans la cause de Jésus que les jeunes musulmans le sont pour l'Islam. Je veux qu'ils soient prêts à donner leur vie pour l'Evangile, parce que nous détenons la vérité. » Galvanisés, plongés dans des transes impressionnantes, les enfants prient devant une effigie en carton de Georges Bush et pleurent pour que l’avortement soit interdit.

Quand théologie et politique se rejoignent, le concept souvent caricaturé des « deux Amériques », l’une laïque et l’autre néo-conservatrice, prend une tout autre dimension. Ni film d’horreur, ni film d’anticipation, Jesus Camp n’en fait pas moins frissonner.


Marianne

 

(*) Cette doctrine s’oppose à la théorie de l’évolution, 54% des Américains pensent que l’être humain ne descend pas d’une lignée de primates.

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Films à voir
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 03 2009 19:24


Par Cyrano


Comme 2.245.000 d’entre vous, j’ai vu le film « La journée de la jupe » avec Isabelle Adjani vendredi soir sur Arte (1). J’ai compris alors les difficultés du réalisateur pour faire et diffuser ce film : boycott des producteurs, puis des chaînes de télévision, et enfin des salles de cinéma : il est tout simplement très politiquement incorrect ! Saluons donc Arte qui a eu le courage de briser le plafond de verre médiatique en programmant cette œuvre de Jean-Paul Lilienfeld, ce qui lui vaut un record historique d’audience. Et pour ceux qui n’ont pas pu voir le film, sachez qu’il est en ligne sur Internet jusqu’au 26 mars (2), et qu’il sortira dans les salles le 25 mars.


Je laisse aux cinéphiles le soin de décrire les qualité techniques du film. Pour ma part, j’ai apprécié le côté thriller où dès la première minute et jusqu’à la dernière, on est tenu en haleine par un scénario d’une rare densité, et par une approche à la fois humaine et technologique de cette situation de crise. Par exemple, la vulgarisation rassurante des méthodes du Raid vaut mieux qu’un documentaire spécialisé. Mais passons aux différents « messages » du film, qu’on n’avait jamais vus aussi explicites et réunis dans une même œuvre de fiction française jusqu’à présent.

 

« La journée de la jupe » dénonce tout ce que nous disons depuis bientôt deux ans sur Riposte Laïque. Tout y passe, en vrac et en boucle : les chiennes de garde qui démolissent la féminité au nom du féminisme, le pédagogisme décervelant à la Bégaudeau et à la Darcos, les insultes sexistes, une ministre de l’Education nationale peureuse et prête à sacrifier médiatiquement et physiquement la victime expiatoire, les filles obligées de s’habiller comme des sacs à patates, l’accusation d’« islamophobie », la peur d’émeutes urbaines, la victimisation des coupables et la culpabilisation des victimes, l’irrespect envers les adultes, l’antisémitisme islamique et le racisme anti-blancs, l’école républicaine transformée en garderie et en « fabrique de crétins », l’hyper-violence, l’arabisation et l’appauvrissement de la langue française, l’éclatement des familles, le racket, les mots faux-culs comme « quartier sensible » ou « contexte », les professeurs qui baissent le pavillon jusqu’à se faire complice des voyous ou à se servir du Coran en classe pour les apaiser, le multiculturalisme, l’échec de l’intégration (et ne parlons même plus d’assimilation), le communautarisme ethnique, le mépris des valeurs laïques, les viols collectifs, les superstitions religieuses, le machisme abruti, la manipulation de l’opinion publique, le proviseur qui ne pense qu’à étouffer les problèmes de son établissement et qui accuse la victime d’être à la fois « catho coincée » et trop laïque (ultra-laïciste, comme on dit chez Kintzler et Fourest), l’affinité entre les islamistes algériens et les « sauvageons » de nos banlieues, le commerçant chinois qui fuit la cité parce qu’il a été victime de multiples braquages, les menaces de représailles, l’influence affligeante des séries télé et des reality shows, etc.


Et surtout, le film ne fait aucune impasse sur la dénonciation de l’islamisation qui pourrit notre société et en particulier ces jeunes élèves issus de l’immigration et communautarisés. « La journée de la jupe » n’a pas eu besoin de s’abriter derrière des évangélistes ou une version bisounours de l’islam pour en dénoncer les effets désastreux, ainsi que sa responsabilité directe dans la haine des non-musulmans, dans une représentation préhistorique de la femme qui ne peut être qu’objet, soit pute, soit soumise, et dans les atteintes à la laïcité française et occidentale.


Nous savions déjà tout cela, et une majorité de nos concitoyens sans doute aussi. La preuve en est que les premières réactions d’internautes sont quasiment unanimes pour se réjouir de voir ainsi dénoncés les « clichés idéologiques », « l’hypocrisie de la hiérarchie dans l’Education nationale », le « politiquement correct », les « certitudes dogmatiques et corporatistes », la « niaiserie bien-pensante et satisfaite qu’est Entre les murs », les « valeurs peu à peu oubliées », la « dérive de notre société », etc. (3)


Oui, nous le savions, et vous aussi. Mais « La journée de la jupe » ne fait pas que conforter et encourager notre combat : sa diffusion à une heure de grande écoute constitue un tournant magistral : c’est l’ouverture d’une brèche importante dans la barrière médiatique et la propagande d’Etat, dont on percevait déjà les fissures.


C’est également la démonstration cinglante de l’impasse à laquelle nous conduisent nos gouvernants et leurs idiots utiles. Ce gouvernement ubuesque qui soi-disant prétend combattre les talibans en Afghanistan, et qui n’est pas capable de rétablir l’ordre républicain dans nos zones de non-droit. Ce gouvernement pusillanime dont la justice de la pensée condamne un article où Kad Merad dit qu’il apprécie « le cigare à l’apéro » (4) mais ferme les yeux sur les appels à la haine et à la violence distillés dans des mosquées ou dans des manifestations jihadistes. Ce gouvernement lâche qui n’a plus que le « ministère de la parole » pour rabâcher ses indignations à chaque fois qu’un élève ou un enseignant est sauvagement agressé, et qui invite ses policiers à ne plus poursuivre les délinquants (5). Ce gouvernement faible dont le chef nous avait dit que « la France n’est pas un pays où l’on porte la burka », et qui ne fait strictement rien contre les voiles intégraux et intégristes qui se multiplient. Ce gouvernement dogmatique et son opposition complice qui nous promettent d’imposer de force une « diversité » anti-républicaine et anti-démocratique aux Français sans exiger en retour le moindre devoir civique de la part des communautés immigrées. Ce gouvernement ruineux et ses élus de droite comme de gauche qui multiplient le financement illégal du culte musulman (22 millions pour une seule mosquée à Paris, qui dit mieux ?) alors que « les caisses sont vides » et qu’il n’a jamais démontré que l’islam apporterait le moindre bénéfice aux Français. Ce gouvernement menteur qui fait croire que la délinquance est en baisse alors que les faits divers du moindre journal local prouvent le contraire, et démontrent que la violence urbaine est de plus en plus barbare. Ce gouvernement affabulateur dont les « sociologues » et les ministres autoproclamés nient les « bandes ethniques » et prétendent qu’il n’y aurait que 222 « bandes » en France, alors qu’ils comptent par ailleurs un millier de zones de non-droit où désormais on tire à vue sur les forces de l’ordre (6).


« La journée de la jupe » illustre tout cela, et n’épargne pas non plus les idéologues de gauche qui ont détruit notre Education nationale de l’intérieur, avec leurs relais syndicaux et corporatistes. Mais permettez-moi de saluer l’efficacité de deux autres films, « Entre les murs » et « Welcome », dont la promotion médiatique fut évidemment bien plus massive que celle du film de Jean-Paul Lilienfeld : en effet, ces deux caricatures malsaines de promotion du catéchisme droitsdelhommiste ont eu exactement l’effet inverse de celui escompté. A force de traiter les Français de racistes et d’imbéciles, et de vanter au contraire ceux qui leur crachent dessus et qui les humilient, les arroseurs sont arrosés et se ridiculisent eux-mêmes.


Saluons enfin Isabelle Adjani, la « Sonia Bergerac » du film. Il faut du courage pour se prêter à un exercice qui peut lui valoir la réprobation de ses pairs médiatiques. Mais elle explique fort bien son engagement dans cette aventure dans une interview au Nouvel Obs (7). On y retrouvera toutes les dénonciations du film, par exemple sur le féminisme : « La modernité, c’est la jupe ou le pantalon ? Ce fut le pantalon, c’est devenu la jupe. On est loin des acquis féministes. On est dans la nécessité de revenir à une féminité vivable. Féminine égale pute, c’est quand même embêtant. C’était inimaginable avant le phénomène de l’intégrisme islamique. Il est étrange que le pantalon soit vécu comme un voile. » Ou encore sur la déculturation prônée par le chef de l’Etat qui préfère l’imam et le curé à l’instituteur et par son nouveau sous-vizir Yazid Sabeg qui veut réduire l’exigence de langue française et de culture générale dans les grandes écoles (8) : « Vos élèves dans le film restent sourds aux charmes de Molière. Que vous inspire la frigidité du président de la République pour « la Princesse de Clèves » ? Voyez mon accablement... Tant pis pour lui. Si Carla Bruni pouvait lui lire ce livre chaque soir au coin du feu sur un air de guitare... Personnellement, je ne sais pas comment j’aurais vécu ma vie amoureuse si je n’avais pas lu « la Princesse de Clèves ». »


« La journée de la jupe » est un film où Riposte Laïque reconnaît totalement tous ses combats, républicains, laïques et féministes. Nous nous réjouissons non seulement de voir brisée si magistralement l’omerta des médias et des politiciens, mais aussi – et peut-être plus – de constater que la cohérence de nos engagements rejoignent parfaitement – et souvent avec les mêmes mots – les réactions d’une très large majorité des Français qui ont vu le film. Bravo, bravissimo à Jean-Paul Lilienfeld et son équipe, à Isabelle Adjani, à Denis Podalydès incarnant avec brio un homme du Raid très humain, à tous les actrices et acteurs et à Arte !

 

Quelques extraits du film : la-journee-de-la-jupe-cote-profs_shortfilms

Et un peu de musique pour mettre du baume au coeur des enseignants !

http://www.dailymotion.com/video/x6914y_fatals-picards-securite-de-lemploi_music






_________

(1) http://www.arte.tv/journeedelajupe

(2) Depuis, Arte a déprogrammé les rediffusions, ne souhaitant pas faire de concurrence aux salles de cinéma.

(3) par exemple Cinema/Adjani-dans-La-Journee-de-la-jupe- !/(gid)/200602/(comment)/all

ou http://television.telerama.fr/tele/emission.php ?onglet=avis&id=12275559

(4) http://www.lepost.fr/article/2009/01/02/1372183_kad-merad-condamne-par-la-justice-pour-son-vice.html

(5) http://www.youtube.com/watch ?v=NcPRmEvxWoA

(6) http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/03/21/01006-20090321ARTFIG00145—bandes-de-non-droit-.php

(7) http://artsetspectacles.nouvelobs.com/p2315/a397177.html

(8) yazid-sabeg-mesurer-l-ampleur-des-discriminations-et-des-politiques-publiques_1164459_3224.html

Par le Citoyen Thimèle - Publié dans : Films à voir - Communauté : Les blogs républicains
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