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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 18:00


Face à une Europe de Bruxelles qui n'a de cesse de bâillonner les peuples, Etienne Chouard, professeur de droit célèbre pour la campagne qu'il a mené contre le Constitution européenne en 2005, a lancé en avril dernier une idée d'action citoyenne pour le moins atypique.

Il s'agit d'organiser des "protestations hebdomadaires, à date et heure fixes partout en Europe", qu'il juge être des "micro résistances durables". Concrètement, tous les citoyens sont appelés à se rassembler une fois par semaine sur la place de la mairie de leur commune, ville ou village. L'idéal étant que l'opération se reproduise chaque semaine, dans un nombre croissant de communes, sur le modèle de ce que faisaient les Allemands de l'Est, dans les années 80, avant la chute du mur.

Ces rassemblements, Etienne Chouard les nomme "MOCRIE", pour Manifestations Obstinées Contre le Régime Illégitime Européen. Lors de ces rassemblements citoyens, que l'on peut rejoindre ou bien créer dans sa commune, les participants se réunissent pacifiquement, échangent, et surtout discutent avec les passants. On peut ainsi s'y rendre munis de tracts courts et simples, et / ou de petites affiches.  L'objectif est de susciter l'interrogation parmi la population, afin de sensibiliser le plus grand nombre à la question européenne, qui n'est jamais traitée objectivement par les grands médias.

L'occasion ainsi d'y faire passer des messages simples :

- L'Europe de Bruxelles est profondément anti-sociale. Elle impose aux Etats de suivre une seule et même politique, outrancieusement libérale, aux conséquences sociales, industrielles et économiques désastreuses (liquidation des services publics et des protections sociales, délocalisations massives, etc.). Sa politique monétaire, menée sans le moindre contrôle politique, entretient délibérément le chômage de masse et les bas salaires. Le Traité de Lisbonne, quasi-copie de la Constitution européenne, conforte et pérennise cette situation.

- L'Europe de Bruxelles est profondément anti-démocratique. Que ce soit dans sa construction, à laquelle les peuples et citoyens sont mis à l'écart (absence fréquente de consultation référendaire, contournement des volontés populaires quand référendum il y a), ou que ce soit au niveau de son fonctionnement. La Commission européenne, élue par personne, a le monopole d'initiative des textes. Le Conseil Européen, réunissant ministres et présidents, accumule les pouvoirs exécutifs et législatifs. Les juges sont dépendants de l'exécutif. La Banque centrale est totalement indépendante. Le Parlement européen, seule instance élue, n'a qu'un pouvoir de contrôle fort limité. Les citoyens n'ont aucun moyen de résister à ces abus de pouvoir. Cette situation, le Traité de Lisbonne la conforte et la pérennise.

- L'Europe de Bruxelles est profondément atlantiste. Le Traité de Lisbonne prévoit que toute défense européenne soit inféodée à l'OTAN, organisation elle-même soumise au gouvernement américain.

Déjà, plusieurs "manifestations obstinées", à l'appel d'Etienne Chouard, ont lieu depuis avril dernier. Mais le mouvement en est encore à ses balbutiements, et a donc besoin, pour se développer, qu'il soit relayé largement, via nos courriels, via nos blogs, via nos discussions.


Pour permettre de s'organiser au mieux, un site d'information sur les MOCRIE est en ligne à cette adresse : http://www.cecri.info/

Une
liste des MOCRIE d'ores et déjà créé y est disponible, que l'on est évidemment invité à compléter ! Est disponible également des affiches et des tracts.

N'hésitons donc pas à en parler autour de vous, à rejoindre ou à créer un rendez-vous hebdomadaire dans sa commune. Rejoignons la résistance citoyenne à l'Europe totalitaire ! Formons et développons nos MOCRIE !


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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 20:14

Les médias français font leurs grands titres de ce mercredi 14 mai 2008 sur le revers cinglant infligé par l'Assemblée nationale à Sarkozy-Fillon sur le texte de loi autorisant l'extension généralisée des OGM en France. 


Mais, comme les adhérents et sympathisants de l'UPR pouvaient s'en douter, aucune radio ni aucun journal -à la seule exception du journal économique Les Echos - ne rappelle que ce projet de loi résulte d'une exigence de la dictature européiste. Tous les médias se contentent d'une lecture superficielle, politicienne et anecdotique, en insistant sur les déboires du gouvernement, la mauvaise maîtrise de Jean-François Copé sur le groupe UMP qu'il est censé présider, ou l'habileté manœuvrière de la gauche.

La Commission européenne menace la France d'une amende de 50 millions d'euros et de considérables pénalités par jour de retard si les OGM ne sont pas étendus au plus vite en France

Il ne se trouve donc que le seul journal Les Echos - très lu dans le monde des affaires et de la haute administration - pour rappeler ce matin qu'"une chose est sûre, la France ne peut tarder trop longtemps pour adopter un nouveau projet de loi. La directive sur les OGM devait être transposée en droit français depuis six ans. Alors qu'elle s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne en juillet, la France ne peut se permettre une nouvelle condamnation pour non-transposition. Aux dernières nouvelles, la Commission menace la France d'une sanction de 50 millions d'euros sans compter les pénalités de retard ".

D'après nos informations, ces pénalités dont le journal ne précise pas le montant atteindraient 366.744 € par jour de retard.

Notons donc bien que ce « détail » capital n'est jamais rappelé par les médias, ni par aucun député, qu'ils appartiennent à la majorité ou à l'opposition.
   

PS et Verts complices du gouvernement pour cacher la dictature européiste


Ainsi le député Verts Noël Mamère a lancé devant les journalistes que "c'est une très belle leçon donnée au gouvernement et à Nicolas Sarkozy, j'espère qu'à l'instant où je parle le président de la République est en train de manger la moquette de l'Elysée, parce que c'est une victoire des Français contre le gouvernement qui voulait faire passer une loi en force ".

Voilà certes une belle envolée. Mais M. Mamère " oublie " d'indiquer aux journalistes que ce texte de loi n'est que la transposition des directives exigées par Bruxelles depuis 6 ans et que la Commission européenne menace la France de très lourdes amendes journalières si le texte n'est pas adopté. Pourquoi M. Mamère ne dit-il pas que ce "passage en force" n'est pas de la faute du gouvernement mais qu'il lui est imposé par l'Europe ?

De même, le député PS Arnaud Montebourg a affirmé que " c'est un coup de tonnerre dans le ciel des producteurs de semences. Il n'y a plus de texte sur les OGM, il est sorti de l'ordre du jour, le gouvernement est maintenant obligé de reprendre la procédure au départ avec le même chemin de croix, c'est-à-dire la désapprobation profonde d'une partie de sa propre majorité sur sa libération des OGM en France ".

Rien à redire sauf que M. Montebourg, par ailleurs membre de la French American Foundation, " oublie " lui aussi d'indiquer que ce texte de loi n'est que la transposition des directives exigées par Bruxelles depuis 6 ans et que la Commission européenne menace la France de très lourdes amendes si le texte n'est pas adopté. Pourquoi M. Montebourg ne dit-il pas que cette "désapprobation profonde" devrait se manifester non pas contre le gouvernement, qui n'est que le greffier des décisions prisées à Bruxelles, mais contre le principe même d'avoir cédé notre souveraineté à une instance supranationale dirigée en sous-main par Washington ?

De même encore, le mouvement " altermondialiste " Attac a publié un communiqué selon lequel " les députés ont eu raison de rejeter une loi qui n'assurait pas la non-dissémination des OGM dans nos champs. Le Parlement doit rédiger maintenant une proposition de loi garantissant une réelle liberté de produire et consommer sans OGM. ". Parfait, sauf que Attac à son tour " oublie " de rappeler que c'est l'Europe qui exige cette loi.

Le mythe de l'autre Europe permet à la gauche de ne pas aller au fond des choses

En réalité, PS, Verts et mouvements altermondialistes sont parfaitement complices de ce qui se passe. Ils s'opposent – certes – puisque c'est leur rôle. Mais c'est une opposition de pacotille, qui refuse systématiquement d'aller au fond des choses et de dénoncer la vraie racine du mal.

Si on les pousse dans leurs retranchements sur la question européenne, ils s'en tirent par la même sempiternelle pirouette de " l'autre Europe ", c'est-à-dire d'une Europe qu'ils voudraient réorienter dans le sens qui leur convient, mais qui ne convient qu'à eux et dont un demi-siècle d'histoire est là pour prouver que les autres Etats-membres n'en voudront jamais, pas plus que les lobbys américains qui règnent en maîtres dans les couloirs de Bruxelles. Et pendant qu'ils tirent ainsi des plans sur la comète de l'Europe de leurs rêves, ils ne s'opposent pas à la véritable Europe qui se met en place et qui plonge la France dans un Empire euro-atlantiste qu'ils font semblant de ne pas voir.

Conclusion provisoire

Du reste, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier vient de tirer, sur la radio Europe 1, la conclusion provisoire de cette affaire avec une grande philosophie. Pour ce prétendu " ministre français " qui a carrément installé son bureau et son cabinet ministériel à Bruxelles, ce rejet du projet de loi sur les OGM à l'Assemblée nationale " n'est pas une crise mais un épisode de la vie parlementaire. La gauche a privilégié la tactique sur le projet. [...] C'est un petit coup d'arrêt mais le processus parlementaire continue ".

Ancien Commissaire européen, ancien ministre des affaires européennes et des affaires étrangères, Michel Barnier sait de quoi il parle : la construction européenne est une dictature et elle ne va pas se laisser arrêter pour si peu. Et il sait très bien que le PS et les Verts ne s'opposent pas à cette dictature-là....

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Environnement
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