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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 19:48

Par Edouard Husson, historien, qui considère la France à une fourche de son histoire. Soit elle saura s'émanciper de la suprématie américaine et proposer un nouvel ordre mondial, soit elle perdra ses idéaux et son libre-arbitre à suivre sans courage les USA.


Il se peut que l'Iran ait franchi, mardi 29 avril 2008, le point de non-retour du point de vue américain. Un haut fonctionnaire du Ministère iranien du Pétrole a annoncé que désormais son pays ne facturerait plus aucune transaction pétrolière en dollars, uniquement en euros ou en yens . L'Irak a été détruit pour avoir fait une annonce du même type en 2000. La question de la défense d'Israël ou celle des armes de destruction massive pèsent peu, aux yeux des Américains, à côté de la seule garantie matérielle subsistante d'un dollar toujours plus dévalué. L'Iran est le deuxième pays producteur de l'OPEP et les Américains, en pleine crise financière, se sentiront particulièrement menacés par un adversaire qui sait où sont leurs points vulnérables. Il n'est pas étonnant qu'on recommence à parler d'une attaque américaine contre l'Iran à l'été.

Si les Américains déclenchaient un conflit contre l'Iran, on basculerait définitivement dans un autre monde, vingt ans après la chute du Mur de Berlin. La communauté des nations se polariserait définitivement entre ceux qui accompagneraient les Etats-Unis dans une folle tentative de maintenir leur mainmise impériale et ceux qui se coaliseraient pour faire émerger un nouvel équilibre mondial. De quel côté la France se situerait-elle? Si l'on en croit l'attitude du président Sarkozy depuis son arrivée au pouvoir, la France choisirait les Etats-Unis, au risque de perdre la confiance de tous ceux qui attendent qu'elle élève la voix pour tracer les contours d'un ordre international fondé sur la justice et la paix - ce que Jaurès et de Gaulle ont su faire, chacun à leur époque.

La France sera-t-elle réduite à l'insignifiance?

Espérons que le pire sera évité dans les mois qui nous séparent de l'élection américaine; que George W. Bush ne choisira pas la fuite en avant, à la fois pour sortir de la crise monétaire et financière très grave dans laquelle se trouve son pays, pour rester dans l'histoire comme un «nouveau Churchill» et pour influencer le vote de ses compatriotes. Cependant, même en l'absence d'une nouvelle guerre, la France se trouve à la croisée des chemins. Continuera-t-elle à défendre le désordre international entretenu par l'Amérique impériale ou choisira-t-elle, conformément au meilleur de son histoire, de servir la paix, la liberté et la justice? La France choisira-t-elle d'entendre la voix des peuples, comme les démocraties latino-américaines, qui ont beaucoup moins d'atouts politiques, militaires, économiques qu'elle et qui pourtant osent défier pacifiquement le grand frère au Nord du continent? La France saisira-t-elle l'aspiration universelle à la paix qu'exprime par exemple le souhait de la Corée du Sud de mettre en oeuvre une détente (et peut-être une réunification) avec la Corée du Nord, rêve régulièrement anéanti par les menaces américaines envers Pyongyang? La France négligera-t-elle d'entretenir l'espoir qu'avait suscité sa courageuse prise de position sur le conflit irakien au début de l'année 2003? Si tel était le cas, notre pays se réduirait à l'insignifiance - ce qu'exprime déjà la signature du traité de Lisbonne ou la rentrée dans le commandement intégré de l'OTAN.

Mission: proposer un autre ordre mondial
Des aspirations multiples s'expriment dans le monde, qui témoignent de ce que, vingt ans après la fin de la guerre froide, le monde voudrait enfin recueillir les «dividendes de la paix» dont les prive le «nouvel ordre international» proclamé par George Bush père et accompli par le fils. Cependant, des phénomènes comme le néomarxisme altermondialiste, l'émotionalité du débat qui entoure la répression au Tibet, l'impuissance face aux massacres du Darfour ou le fondamentalisme islamique montrent bien les impasses dans lesquelles la puissance impériale peut espérer adroitement enfermer ses adversaires. Ce serait à un pays comme la France, situé au coeur du monde occidental, de proposer les contours d'une nouvelle communauté internationale au sein de laquelle on ait tiré les conclusions des erreurs passées:
1. Il ne peut pas avoir d'autre économie que celle respectant les lois du marché et la liberté du commerce international. La France doit plaider pour un libéralisme authentique et ses esprits les plus lucides cesser d'appeler "néo-libéralisme" ce qui est un impérialisme anarcho-capitaliste. Non, les Etats-Unis ne pratiquent pas le libéralisme; ils pratiquent un keynésianisme militaire au service d'une minorité de puissants qui espère profiter de la destruction de toutes les frontières pour faire main basse sur les richesses de la planète. Pour contrer cette politique, qui est le contraire du libéralisme, l y a urgence à refonder le système monétaire international sur un étalon impartial. Le dollar, l'euro, le yen doivent être émis en référence à une valeur intangible dans un système de changes fixes. D'autre part, il ne peut y avoir liberté du commerce qu'entre pays de développement équivalent. Le prochain gouvernement francais devra avoir le courage d'affronter les multinationales en établissant, au besoin sans les partenaires européens, des taxes sur les produits importés des pays à très bas salaire. Enfin la France devrait plaider pour le droit des pays souverains à exploiter eux-mêmes les ressources de leur sous-sol. C'est la condition d'un développement équilibré et la base d'un libéralisme authentique. La France devra montrer l'exemple en l'occurrence: signer des accords pétroliers équitables; inclure la question de l'accès aux matières premières dans tout plan de paix pour le Darfour etc...
2. Il faut étendre le principe de la charte de Paris (processus d'Helsinki), qui a rendu possible la fin de la guerre froide en Europe, à l'ensemble des relations internationales. C'est-à-dire que les frontières actuelles des Etats doivent être déclarées inviolables; elles ne peuvent être modifiées qu'au terme d'un processus démocratique; encore faut-il tenir compte d'échecs dramatiques comme l'éclatement de la Yougoslavie: on doit tendre à la fois à l'intangibilité absolue des frontières et au renforcement de la démocratie en leur sein; les droits de l'individu doivent définitivement être préférés à ceux des minorités. Pour le succès d'une telle politique, il faut à la fois obtenir des dictateurs qu'ils s'engagent (comme les dirigeants soviétiques en 1975) à respecter les droits de l'homme et que l'Occident renonce au «droit d'ingérence», qui a doublement échoué - l'expérience montre que l'ingérence aggrave la situation des pays concernés et elle n'est exercée que dans les petits pays, tandis que l'on tolère les exactions des puissances contre leurs minorités, renforcant le sentiment, universel, que l'Occident pratique un double langage.
3. La France, puissance nucléaire, est crédible si elle encourage au désarmement. Elle peut montrer l'exemple. Elle sera crédible si elle demande à Israël de jouer cartes sur tables et de révéler publiquement qu'il posséde l'arme atomique, forcant ainsi l'Iran à dévoiler son propre jeu. D'une manière générale, la France peut, aidée de la Chine avec qui elle partage la rationalité dans le développement de l'arme atomique (dissuasion du faible au fort, refus de l'empilement des armes au-delà de ce qui est nécessaire pour garantir l'invulnérabilité du pays) et d'une Russie qui s'est ruinée dans la course aux armements des années 1960-1985, aider à mettre fin à la prolifération nucléaire, qui est largement le produit de la peur inspirée par les Etats-Unis (et de leur nouvelle doctrine de l'emploi éventuel d'armes nucléaires tactiques).
4. La France doit combattre pour le multilinguisme, en particulier dans les organisations internationales. J'ai fait l'expérience, récemment, d'une conférence internationale en Corée du Sud, où nos hôtes saisissaient la moindre occasion de parler une autre langue que l'anglais: l'allemand ou le russe en particulier. Pour notre pays, il ne s'agit pas seulement de défendre la langue francaise. Il faut défendre d'autres langues que l'anglais dans les relations internationales. La France jouerait sans doute un coup gagnant dans l'Union européenne et dans le monde si elle encourageait à l'utilisation de l'espagnol - une langue européenne, qui a tant contribué à la culture occidentale, qui est celle d'un sous-continent, et qui est de plus en plus parlée aux Etats-Unis - à côté de l'anglais dans les relations internationales.

Combattre pour la justice
La diffusion de la démocratie, l'économie de marché, la liberté du commerce, ne peuvent s'établir que dans la paix. Le continent latino-américain ravagé par les guerillas, l'Afrique victime de toutes les convoitises des puissances, l'Asie ravagée par les impérialismes et les dictatures totalitaires au XXè siècle, le Proche-Orient compliqué, l'Europe marquée dans sa chair par deux guerres mondiales n'aspirent qu'à une chose: la pacification des relations internationales et le développement économique dans la diversité culturelle. La France, puissance moyenne, qui ne sera (plus) jamais gagnante dans la surenchère impériale, n'a qu'une seule carte à jouer: refuser d'être plus longtemps le caniche des puissants, se faire la voix des opprimés - non pour les encourager à des révoltes stériles mais pour l'avènement d'un nouveau concert des nations. «La France n'est écoutée et puissante que lorsqu'elle combat pour la justice» aimait à dire Jaurès.

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Published by le Citoyen Thimèle - dans La France dans le monde
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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 17:47

 

Le citoyen Simon Archipenko, président de Voltaire République et militant républicain de longue date, a décidé de se présenter à la députation dans la 11ème circonscription du Rhône, siège laissé vacant après l'invalidation de l'élection du député UMP Georges Fenech.

Derrière lui, et c'est déjà une victoire, sont déjà rassemblés de nombreux républicains et mouvements républicains, de toutes sensibilités, dont l'Union du Peuple Français et Debout la République, tous décidés à faire de cette législative partielle un véritable combat de reconquête républicaine et de rupture avec le système UMPSMODEM. Cette législative sera ainsi l'occasion pour les républicains de montrer qu'ils sont la seule alternative crédible et mesurée dont la France a besoin.

Le combat pour le redressement de la République sera long. Mais nul doute qu'il passera cette année par le Rhône, quelque soit l'issue du vote. C'est en tout cas tout le mal que l'on peut souhaiter à Simon Archipenko et à tous les militants dévoués de sa campagne.

Sa candidature a naturellement tout mon soutien, et je ne peux que lui faire confiance pour porter haut et fort les couleurs de la République !

Ci-dessous vous pouvez lire un long extrait de sa profession de foi.

 

 



Madame, Monsieur,

Chers concitoyens,

 

Le député UMP de la 11ème circonscription du Rhône Georges Fenech a été invalidé par le Conseil constitutionnel et est inéligible. Nous sommes donc appelés aux urnes pour pourvoir à son remplacement le 25 mai et le 2 juin 2008.

 

Un an après les élections présidentielles et législatives le constat une fois de plus est amer, la déception est visible dans la population qui s’était fortement mobilisée pour ces scrutins. Au fur et à mesure des votes et des annonces gouvernementales, se dessinent le démantèlement pièce par pièce des acquis sociaux issus du rassemblement patriotique et républicain du Conseil National de la Résistance. La souveraineté populaire et nationale vient d’être bafouée par la forfaiture du vote parlementaire du Traité de Lisbonne (copie conforme de ce même traité que le peuple avait rejeté il y a trois ans). Le Président de la République, en expédiant des troupes en Afghanistan sans vote préalable du parlement, entérine le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN. Il met fin à une politique d’indépendance nationale initiée il y a 42 ans par le général de Gaulle.

 

Sur le plan économique et social, la grave crise des subprimes qui sévit aux Etats-Unis, percute de plein fouet notre pays. La spéculation financière, la dérégulation des marchés, l’augmentation des prix des matières premières dont le pétrole et la spéculation sur les produits de base de l’alimentation affectent tous nos concitoyens. L’inflation est à son plus haut niveau depuis seize ans et pénalise le pouvoir d’achat. Le gouvernement semble plus préoccupé de tenter de résoudre la cacophonie venant de ses propres rangs (carte familles nombreuses, non remboursement des lunettes ou des prestations dentaires) que d’apporter une réponse réelle à la crise. En tout état de cause, ce n’est pas en diminuant les allocations familiales que le gouvernement va favoriser la politique de la famille. Encore une fois se sont les plus démunis qui vont en subir les conséquences. Cette mesure confirme ainsi la rupture du pacte social. En convoquant les journalistes des télévisions pendant 1h30 le 24 avril, le président de la République ne nous a pas rassuré bien au contraire.

 

Le vote d’avertissement des français lors des élections municipales semble ne pas avoir été entendu par le gouvernement. Le parti socialiste dès le lendemain de sa victoire renouait avec son sujet principal de débat : lui-même ! Le bal des prétendants à couteaux tirés pour son prochain congrès ne fait que commencer. Son projet social est d’autant plus inaudible, qu’est forte la cacophonie qui règne en son sein concernant les orientations de l’actuel gouvernement. Ce ne sont pas les revirements de ses multiples dirigeants qui vont rassurer les français.

 

C’est pour cela que je reste convaincu que seuls les Républicains sont en capacité de répondre à la désespérance où nous conduit le système des faux semblants de clivage. Pour sortir du marasme où nous conduisent nos gouvernements successifs, notamment celui-ci, il ne s’agit pas de prendre « ce qui pourrait être bien » un peu à gauche un peu à droite comme fait le MODEM, mais bel et bien de proposer un projet alternatif concret. Et les combinaisons électorales des élections municipales comme celle de l’absence de candidat du parti socialiste dans le 5ème canton de Lyon lors de ces élections partielles, donnent une vision claire si besoin était du système des partis institutionnalisés. Quant au Nouveau Centre dont se réclame un des candidats à cette élection, il n’est que le faux nez de l’UMP.

 

Je suis donc candidat à la députation dans la 11ème circonscription du Rhône. Celle-ci sera placée sous le signe de l’« Arc républicain ». Chaque jour je reçois le soutien d’organisations et de personnalités comme de simples citoyens de la 11ème circonscription. Qu’ils soient gaullistes historiques ou de cœur, venus de la droite ou de la gauche républicaine, des milieux économiques et industriels, agricoles, associatifs et syndicaux, tous m’encouragent dans cette démarche réellement républicaine car rassembleuse des forces vives. Ceci est la preuve que ma candidature n’est pas seulement celle d’un citoyen et de son suppléant. Ce n’est pas ma personne qui est un enjeu c’est la volonté républicaine, souveraine et populaire que j’ai l’honneur d’incarner. Au-delà des clivages devenus obsolètes, seule la République doit prévaloir. 

 

(...)

 

La tâche est rude mais tout est possible à qui veut combattre. C’est mon ambition pour la circonscription. Ce combat ne peut et ne doit être celui d’un homme et de son suppléant. Ce combat je le mènerai, nous le mènerons au service de la population de la circonscription, de Toussieu à Sainte Catherine sur Riverie, de Soucieu en Jarrest à Condrieu, dans les quatre cantons sans exclusive, Mornant, Givors, Condrieu, Saint Symphorien d’Ozon. Je le mènerai aussi en le replaçant dans la perspective du défi républicain national que nous lançons aux forces du renoncement qui se partagent alternativement le pouvoir depuis 30 ans. Il est temps de mettre un terme au règne des « du pareil au même », l’UMPSMODEM.

 

Vive la France, Vive la République.

 

Tout est possible à qui veut combattre

 

 

Simon Archipenko.

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