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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 22:00

Par Michelle Guerci


Les médias l'ont peu évoqué, mais les manifestants cégétistes de jeudi dernier, issus d'usines en lutte contre les restructurations, ont défilé la rage au ventre. Ils exprimaient leur désarroi vis-à-vis de la politique de la direction confédérale qu'ils ne comprennent pas.

«La Bourse flambe à nouveau, les projets reviennent et on continue de licencier? Y en a vraiment ras-le-bol.» Alain, la cinquantaine, salarié de Renault Flins (1) ne décolère pas. Massés derrière leurs banderoles «Non aux licenciements boursiers, patrons voyous, relaxe des six de Conti» sur les marches du palais Brongniart, l’ex-temple de la Bourse, ils forment une étrange photo de famille. Les visages sont las, tendus. La colère, l’écœurement se déchiffrent sur les bouches.

Valeo, Michelin, Renault, Peugeot, Toyota, Goodyear, Continental, Delphi Blois, Faurecia, Freescale, Uti, Dunlop, mais aussi Téléperformance, Manpower, Molex… Ils étaient plusieurs milliers, à manifester jeudi 17 septembre de la place de l’Opéra à La Bourse, venus en délégation de toute la France, de ces entreprises de l’automobile qui restructurent, licencient, et usent, massivement, du chômage partiel. Depuis le début de la crise 150 000 emplois ont été supprimés dans l’industrie, 300 000 vont l’être, selon Bernard Thibault. (2)

L’initiative est venue des ouvriers de Goodyear à Amiens en grève contre 820 licenciements. (3) En accord avec les «Conti». On se souvient de l’appel de Xavier Matthieu, le délégué CGT de Continental, le 1er septembre, «à monter à Paris», «à l’unité des ouvriers contre le mépris » à la sortie du tribunal de Compiègne après la condamnation de six d’entre eux à des peines de prison avec sursis pour dégradations de bâtiment publics. (4)

Les fédérations CGT de la métallurgie et de la chimie ont entendu le message et sont officiellement les organisatrices de la manifestation. Mais ce sont surtout des délégations locales, des militants de base menacés de licenciements ou en plein conflit qui sont là et forment le gros des maigres troupes. Parce qu’ils veulent dire ici, à Paris, au gouvernement, au patronat qu’ils ne se laisseront pas mettre à terre sans «ameuter tout le pays», comme le dit un militant CGT de Peugeot.(5)

Guerre de nerfs, guerre d’usure



«On est désespéré. On ressent la pression depuis trop longtemps. Aujourd’hui on est là dans un seul but : garder nos emplois et gagner notre vie. Le système ne marche plus. Il y a de moins en moins de personnel et de plus en plus de boulot», raconte Michel, visage fermé, 52 ans, militant CGT de Michelin (6) à Bassens en Gironde.
Beaucoup parlent de guerre, guerre des nerfs, guerre d’usure où tous les coups sont permis. La dureté des méthodes des directions, «ces patrons-voyous», ces multinationales aux dirigeants-actionnaires sans visage et sans nom, «qui jouent le pourrissement car ils ont tout le temps», les procédures non respectées, les semblants de négociations qui ne donnent rien, l’hypocrisie du gouvernement qui «parle beaucoup mais laisse faire», ils y sont tous confrontés. Mais dans cette guerre-là, le rapport des forces est inégal et le secteur se sent seul, très seul.. «Je suis venu à Paris pour soutenir et me faire soutenir par d’autres fédés», explique Joël de Freescale, à Toulouse, en grève contre 1050 licenciements (7). On ne croit pas aux promesses. On a vu ce qui s’est passé avec Molex. Il faut qu’on s’unisse, sinon on est foutus.»

Beaucoup de ceux qui sont là étaient déjà monté à Paris, le 29 janvier puis le 17 mars de l’an dernier aux grandes manifestations unitaires organisées par les confédérations syndicales CGT, CDT, FO, CGC, Solidaires… Que s’est-il passé depuis, pourquoi sont-ils si peu aujourd’hui ? «C’est un appel de la fédération des métallos et de la chimie, pas de la confédé» répond un de ses représentants. «Thibault n’est pas là aujourd’hui non plus, ironise un salarié de Goodyear. «Il n’a pas à être là, il ne peut pas être partout», rétorque-t-on côté direction de la fédération.

Tensions qui en disent long


Sur la camionnette sono, le représentant de la Confédération, Daniel Sanchez, prend longuement la parole : «La crise est un alibi, les entreprises en profitent pour licencier et faire plus de bénéfices.» Applaudissements. De cela, tous sont convaincus. Car ceux qui manifestent aujourd’hui sont, en majorité, employés par des grands groupes transnationaux.

Oui mais voilà, son appel à deux nouvelles journées d’action, les 7 et 22 octobre agace. Jérôme, ouvrier chez Goodyear est exaspéré: «Il faut un mouvement d’ensemble, on n’y arrivera pas chacun dans notre coin. On en a marre de ces trois journées par an de manifs intersyndicales et des négociations des confédérations avec le Medef qui ne donnent rien. » Plus le discours dure, plus elles bougonnent, lèvent les yeux au ciel. Ex-salariées de la Redoute, au chômage, elles sont venues toutes les trois par solidarité avec ceux qui luttent« à la base». «Lui, il n’est là que pour contrôler et éviter les débordements, lancent-elles à l’attention de l’orateur. A La Redoute la CGT n’a rien fait. Sur les douze centres d’appel, un seul marche encore. Les autres ont été délocalisés en 2007 au Maroc ou en Tunisie. Et les licenciements continuent. » (8)

Au micro le délégué CGT de Goodyear, Michael Wamen, martèle «Il faut que la CGT appelle à un mouvement national privé public contre les licenciements et pour interdire le chômage partiel. On ne demande pas de prime de départ, juste qu’on ne nous enlève pas le pain de la bouche. » Applaudissements. «Tous ensemble, grève générale, grève générale
». Le mot d’ordre sera scandé à plusieurs reprises par la foule massée devant le palais Brongniart.

Les Conti lâchés par la confédé

Entouré par caméras et micros, au pied de la camionnette, Xavier Matthieu, le délégué CGT de Continental attend. «Ils ne veulent pas qu’il parle», s’énerve un ouvrier de Goodyear. La tension est palpable. «Ni la confédé, ni la fédération n’ont demandé la relaxe pour les six Conti condamnés», tient à préciser un manifestant.
A côté, adossé aux grilles du palais Brongniart, un petit groupe de dirigeants de la fédération est en plein conciliabule : « On a eu un ultimatum », dit à voix basse l’un deux. Quel ultimatum ? On n’en saura pas plus. «De toutes façons, il y a plein de micros, d’autres camionnettes», se marre Xavier Matthieu. Soudain, il apparaît sur le toit de la voiture-sono. Très applaudi, il raconte les acquis de la lutte des Continental, «80 000 à 100 000 euros selon l’âge et le poste occupé, plus pour les agents de fabrication», dénonce l’inexistence de toutes ces luttes dans la presse, «deux ou trois lignes», revient sur la situation des intérimaires dehors du jour au lendemain sans rien, la nécessité d’un mouvement d’ensemble…
Tout près, un ouvrier de Molex. «Je n’ai pas envie de parler.» Pourquoi ? « 20 postes sont maintenus sur 280. Pour 60 autres, rien sûr de sûr. Je ne veux pas cracher dans la soupe. Thibault a obtenu que le gouvernement s’occupe du dossier. Mais pour ce que ça a donné… On a eu le couteau sous la gorge. On en parlait justement avec les Conti…Je ne comprends plus la politique de la Confédé à l’égard du gouvernement. Et puis, il y a le Congrès, Thibault veut être réélu sans problème. On attend la manif du 22 pour voir…»


1.    En février 2009, 9000 suppressions d’emplois en Europe sont annoncées par Caslos Goshn, pdg de Renault, dont 1000 sur le site de Sandouville.(Source les Echos)`
    2.    Les Echos, 17 septembre 2009.
    3.    En août 2008, le tribunal de grande instance de Nanterre refuse le plan de Goodyaer, géant mondial du pneumatique au motif de «violation de l’obligation de porter à la connaissance du comité d’entreprise l’ensemble de l’opération de restructuration» (source AFP).
    4.    Le 1er septembre, le tribunal correctionnel de Compiègne (Oise) a prononcé des peines allant de trois à six mois de prison avec sursis contre six des sept ouvriers de l’usine Continental de Clairoix poursuivis pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril.
    5.    Le 1er février 2009, Christian Streiff, pdg de Peugeot annonçait un plan de départs «volontaires» de 6000 à 7000 personnes en France sans en informer au préalable les partenaires sociaux. Alors que l’Etat lui accordait un prêt de trois milliards d’euros sur cinq ans. Le 11 février, il parlait de 11 000 départs (Source Libération, février 2009).
    6.    Chez Michelin, 1500 suppression d'emplois, 1800 départs «volontaires » entraînant la fermeture de l'usine de Noyelles-les-Seclin, dans le Nord et une diminution des effectifs dans les usines de Tours et de Montceau-les-Mines. (source Le Monde, 16 juin 2009). Depuis fin 2008, de nombreuses mesures de chômage partiel dans la plupart des sites ont été engagées, notamment à Clermont-Ferrand où travaillent 11 800 salariés.
    7.    Freescale Toulouse. La direction du groupe américain de production de puces électroniques pour l’automobile, a confirmé sa volonté de supprimer 236 emplois en téléphonie mobile «dans les semaines qui viennent» et un plan de licenciements de 820 personnes en production. Depuis la reprise de l’entreprise Motorola par les fonds américains d’investissements, Carlyle et Pacific Group, les effectifs sont passés de 2000 salariés en 2004 à 1750 en janvier 2009. (Déclaration CGT-CFDT-CFTC du 13 septembre 2009). Au total, environ 4.000 salariés sont concernés par le chômage partiel.
    8.    En 2007, La Redoute délocalisait ses centres d’appel au Maroc et en Tunisie. En septembre 2008, Redcats, filiale de vente à distance de PPR annonçait un plan de licenciements de 672 personnes à La Redoute d’ici à 2012. Sans compter ce dernier plan ,1300 licenciements ont eu lieu depuis 2000, à La Redoute. Le groupe PPR a par ailleurs annoncé la suppression de 800 emplois chez Conforama et de 400 à La Fnac. (source La Tribune 18/02/09)


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Published by le Citoyen Thimèle - dans Economie & Social
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 23:37


Les « Pupilles de la Nation de 39/45 »

Le point sur le dossier au 17/09/09


 

Décret N° 2000 – 657 du 13 Juillet 2000 (indemnisation des enfants de déportés juifs mort en camp – reconnus « Pupilles de la Nation », ce qui est très facilement prouvable, les 9 propositions de loi allant dans ce sens – « sortir de la discrimination » remis à J.Yves Audouin le 17/04/2008) – 1ére discrimination

Réponse des gouvernants quand d’autres « Pupilles de la Nation de 39/45 », non visés par le décret, ont demandé à en bénéficier (demande normale, quoique l’on puisse reprocher à ces associations de « Pupilles » de n’avoir agit que pour leur seule catégorie, laissant volontairement de côté, quelques 10 catégories de « Pupilles de 39/45 » qui deviendront 13 catégories lors de la divulgation retardée du rapport « finalisé » Audouin en 2008) : « il n’y a pas de discrimination »

 

Alors pourquoi la commission Dechartre et le décret N° 2004 – 751 du 27 Juillet 2004 ? (Indemnisations des enfants de morts en camp ou fusillés pour fait de résistance, eux aussi « Pupilles de la Nation de 39/45 », comme les 13 catégories abandonnées et victimes pour la seconde fois d’une discrimination) ? Par générosité spéciale des gouvernants (de droite, cette fois-ci, pour réparer les erreurs de la gauche de 2000 !) nous ne pouvons en convenir !

Le drame a été consommé avec la complicité des associations typiquement de défense des « orphelins de parents morts en camp ou fusillés pour faits de résistance » (dont l’UNODEF fut le fer de lance) et des associations « amalgamistes » (1) (« fils de tués » et « anpnogd – lefebvre ») qui participèrent à la commission Dechartre, se faisant dès lors complices actifs de la discrimination qui allait naître. Quand aux associations d’anciens combattants on se demande bien ce qu’elle peuvent faire dans une commission (celle de Dechartre en 2000, comme en 2009, celle d’Audouin) qui va aborder le problème de la souffrance endurée toute une vie par les « Pupilles de la Nation de 39/45 » (et non celle de leurs parent, compagnons d’armes, malheureux, desdits participants d’associations d’anciens combattants qui ne connaissent pas ladite souffrance (ni eux, ni leurs enfants). Connaître intellectuellement la souffrance, n’est pas connaître, telle que l’ont connue quelques 120 000 « Pupilles de la Nation de 39/45 » depuis plus de 65 ans, la souffrance « tripale », émotionnelle, psychologique, matérielle, affective, sociale, …..

 

Depuis le décret de 2004, beaucoup d’actions ont été entreprises pour tenter de rétablir le principe de l’Egalité (mémorielle), principe pour lequel, entre autres, nos parents « Morts pour la France de 39/45 », s’étaient sacrifiés, sacrifiant en même temps que leurs propres vies, leurs familles et leurs progénitures, obérant dès lors tout leurs avenirs……..

Là encore nous avons eu droit au sempiternel :

  • « il n’y a pas de discrimination » (gouvernemental)
  • « copié-collé » de la réponse d’Hamlaoui Mekachera, Ministre des anciens combattants de l’époque, dont, apparemment, la nomination n’a eu de raison d’être que pour servir la décristallisation visant les problèmes des harkis (Loi N° 2005 – 158 du 23 Février 2005 :indemnisation des « Pupilles de la Nation », fils de Harkis, au titre de leur souffrance), adressée aux quelques 1 000 questions écrites des parlementaires (QEM), tentant de justifier qu’il n’y avait pas de discrimination – sic, comme en 2000 !

C’est le même « copié-collé » que les 2800 élus (de tous niveaux de mandats et de partis) nous adresseront en réponse aux quelques 3600 courriers, à eux, adressés par « Pupille de la Nation – Homega ». Quel gâchis, de temps, de patiences, d’espérances, au nom de quoi et en vertu de quel principe républicain (tout cela pour se dérober à des obligations de mandats et de gouvernants) !

« Les « Pupilles de la Nation de 39/45 » n’ont pas demandé le réveil des souffrances qu’ils avaient eu bien du mal, à enfouir, au fond de leur mémoire, pour tenter d’essayer de vivre, à peu près normalement. Pour l’avoir vécu sachez que la « trace du malheur » marque les gens qui en sont atteints d’une marque indélébile. Nous n’avons pas demandé à ce que vous raviviez ces souvenirs malheureux et pourtant vous l’avez fait, sans retenue, sans vergogne, sans scrupule. Pire vous avez abusé la naïveté et la méconnaissance de ceux à qui vous devez tout, y compris et surtout vos positions d’aujourd’hui.

La constitution stipule que « tout mandat impératif est nul » (article 27) et beaucoup se sont abrités derrière cette antienne, lorsque nous leur rappelions leur obligation première, pour se dérober à leur première obligation d’élu du Peuple : « être le garant des valeurs républicaines ».

C’est regrettable que vous n’ayez eu le courage de nos parents « Morts pour la France », morts pour vous!

  • La décision de la HALDE, sans appel, où l’on a vu que la décision invoquée et soi- disant « argumentée » (mais sans succès) à l’encontre de toute logique et de toute équité, initialement par le gouvernement, devenait la réponse officielle et sans appel de l’organisme présidé par Louis Schweitzer (2). Le plus surprenant étant que cette décision, devenue celle de la HALDE (née dans les sphères du gouvernement) servait ensuite aux gouvernants de « faire valoir » à leur décision de ne rien faire (beau tour de passe-passe, ni vu ni connu et j’t’embrouille) !
  • « de la rupture du Principe d’Egalité » dossier remis à Hamlaoui Mékachera, à Evian, le 19/09/05 lors du congrès de l’UMP
  • « De l’analyse du rapport Dechartre » dossier remis au même personnage à Paris le 20/10/05. Se souvenir que nous avons eu des difficultés pour obtenir ledit rapport, même les parlementaires n’y avaient, alors, pas accès. Nous avons obtenu la confirmation, de la levée de la « non-communicabilité » à Evian
  • Les 5 propositions de loi déposées(3), propositions amalgamistes qui, comme prévu et signalé, finiront leurs vie dans les poubelles de la fin de mandature (il en sera de même pour toutes celles qui seront redéposées, à l’identique, au long de la 13éme mandature, en cours), parce qu’irrecevable, étant à la marge de la volonté exprimée en 2000 et 2004, uniquement les « Pupilles de la Nation de 39/45 » et non ceux des autres conflits et orphelins civils de la Guerre

 

Jusque là, encore, il n’y avait pas de discrimination, officiellement.

 

  • Les deux promesses électorales (minimalistes) du PS et de l’UMP, identiques presque à la lettre près, dans le nombre de dossiers abordés et donc discriminatoires
  • La promesse électorale de Sarkozy (limitative et ne concernant, apparemment que 5 à 6 000 dossiers de « Pupilles de 39/45 », sur les quelques 120 000 laissés en déshérence depuis 2004), promesse que nous avons récusée puisqu’à nouveau discriminatoire.
  • La mission confiée au Préfet honoraire J.Yves Audouin, dont le rapport a été remis fin Juin 2008
  • « sortir de la discrimination » dossier remis au même J.Yves Audouin, à Paris le 17/04/08, dans lequel nous faisions apparaître une proposition de décret et un chiffrage (4) (créé et adressé, à sa demande – 29/06/06, à Hamlaoui Mekachera). Le même dossier a été adressé à la présidence de la République (5)
  • Le rapport « finalisé » Audouin dont la copie finale a due être  « finalisée » (6) a été officialisé, lorsque finalisé, le 17/03/09, lors de la composition de la commission chargée de se pencher sur le problème pour tenter de trouver un consensus à la satisfaction de tous ….. Quadrature du cercle qui avortera d’un 3éme décret discriminatoire. Heureusement que nos parents ont eu plus de courage pour défendre les valeurs de la République d’avant 39, même lorsque tout espoir semblait perdu – « 40 millions de collaborateurs » - dixit Amouroux
  • La commission Audouin, présidée par Eliane Bloch du service des pensions au Ministère. A noter que ledit rapport officialise un réel « déni du principe du maquis » (7) lorsqu’il demande aux « Pupilles de la Nation de 39/45 » dont les parents sont morts au maquis, les armes à la main (et donc en combattant), d’apporter la preuve que leur parent « n’avait pas d’échappatoire à la mort qu’il n’aurait pas exploitée ….» (8), sous peine d’être exclus de la reconnaissance de leur souffrance….. et que s’étonner que les « Puipilles » aient attendu 65 ans pour se manifester, c’est méconnaître le vécu desdits « Pupilles » qui n’ont agi que dans le mesure où une discrimination a vu le jour. Tant qu’un tel mépris n’était pas en place, nous nous contentions d’être « Pupilles » et nous taisions cette « qualité », mais en est-ce vraiment une, à l’aulne de ce qu’il nous est donné de voir !(Merci J.Yves Audouin d’un tel mépris vis à vis de nos souffrances, nous sommes persuadés que vous serez bien en cours grâce à ce mépris et déni).
  • Quand au consensus attendu, il restera attendu et jamais venu parce que la composition de la commission ne s’y prête pas et lorsque l’on entend dire, quand on dénonce cette composition « c’est une volonté politique….. » on a tout dit et surtout dévoilé le sens de la 3éme discrimination en marche.

Ce qui distingue cette commission de la précédente, est la qualité des membres.

Pour Dechartre, il y avait le gratin des Résistants patriotes (9), des Déportés, que du beau linge, alors qu’apparemment, pour Audouin, il n’y a que l’arrière-ban associatif (hormis bien sûr les 8 associations d’anciens combattants, dont certaines de l’Algérie - qui vont causer de la souffrance des « Pupilles de la Nation de 39/45 »…. pour une Guerre de 1954 et plus -  regroupées essentiellement sous l’aile de l’UFAC)

Le clou du spectacle est cette fois-ci, la disparité des objectifs des associations de « Pupilles » et « orphelins de guerre » présentes, les mêmes à quelques détails prés que celles qui siégèrent à la commission Dechartre et qui s’étaient déjà faites complices de la discrimination de 2004. On prend les mêmes et l’on recommence.

On retrouve,

  •  
    • les « fils de tués » présidés par Jean Lavignasse (qui joue apparemment très bien les « naïfs ») pour l’ensemble des « Pupilles de la Nation » de toutes les Guerres – 150 000 dossiers
    • « l’anapnogd-lefebvre » du nom de son quasi inventeur (10), (celui qui met toujours en avant et en priorité le nombre, non vérifiable, d’adhérents de son association, comme s’il n’y avait que cela d’important dans la problématique « Pupille de la Nation de 39/45 ». La seule importance que ce nombre a semble flatter son ego de « moi, je … »!) pour l’ensemble des Pupilles et victimes civiles de tous les conflits auxquels s’ajoutent les orphelins du Devoir. – 450 000 dossiers.
    • « orphelins des déportés et fusillés, résistants et otages – Région Poutou-Charente, Limousin, Auvergne et lot » qui comme son nom l’indique ne parle que de régions et d’une seule catégorie de « Pupilles de la Nation de 39/45 », pardon devenus depuis 2004, « victimes de la barbarie nazie » (11). Cette association étant là pour défendre quelques 200 à 300 dossiers de ceux qui sont à la marge du décret de 2004 (l’essentiel des gens concernés et adhérents, ayant été bénéficiaires du décret de 2004)
    • « l’union nationale des orphelins de Résistants morts en déportation, fusillés ou massacrés entre 1940 et 1945 ». Même remarque sectorielle et de nombre que pour la précédente.
    • « association des orphelins de déportés exterminés, fusillés, massacrés- Moselle – alsace Lorraine ». Même remarque sectorielle et de nombre que pour la précédente.

Il est clair que des associations amalgamistes ne pourront jamais trouver un consensus avec des associations catégorielles et sectorielles (et vice-versa), le tout « arbitré » par des anciens combattants qui n’ont aucun droit à statuer sur le souffrance des « Pupilles de la Nation ».

Si on voulait faire capoter une démarche, on ne s’y prendrait pas mieux.

Ainsi les apparences de légitimité sont sauves……, mais du problème de la souffrance réelles accumulées tout au long de vies, on s’en contre fout !

Le hic, c’est qu’à l’inverse de 2004, on ne pourra pas dire que toutes les associations représentatives du problème des « Pupilles de la Nation » ont été consentantes, puisqu’une seule a refusé le siége qui lui était accordé à cette commission, refusant de se faire complice de la 3éme discrimination qui est déjà arrêtée. Ce rapport et cette commission n’étant que des leurres pour faire croire que le problème sera soit disant réglé, avec la bénédiction et l’accord de toutes les associations participatrices.

Voir : http://www.marcfievet.com/article-29509802.html (le refus)

« Pupilles de la Nation – Homega », au nom des 120 000 « pupilles de la nation de 39/45 » qu’elle entend défendre depuis sa création, après la découverte accidentelle du décret de Juillet 2004, a eu le courage de refuser ce simulacre ne servant que de « faire valoir » et de « caution morale » aux gouvernants. Que les autres associations, et plus particulièrement celles d’amalgame, se fassent complices de la 3éme discrimination qui arrive, c’est leur choix. Elles restent fidèles à leur ligne de conduite, érigée en dogme (12) , qui les firent déjà trahir les « Pupilles de la nation de 39/45 » en 2004 avec la commission Dechartre, espérant peut-être sauver quelques 300 à 400 dossiers de « soldats Ryan »  (on est malgré tout loin du compte entre 6 000 dossiers, 6 500 si on ajoute les sauvés in extremis, et 120 000). Mais nous leur faisons confiance pour présenter cette défaite comme une réussite à mettre à leur actif !

 

 Et rappelons qu’il y avait toujours absence officielle de discrimination, reconnue par le Pouvoir, malgré tout ce battage de comédie.

 

Et maintenant que reste-t-il à faire pour que la 3éme discrimination soit parachevée ?

 

Il reste la conclusion de la commission qui sera « effective » à la fin Septembre 2009

Puis ce sera l’élaboration et peaufinage du texte du décret

Suivi des navettes de discussions : Présidence - conseil Constitutionnel

Et puis l’annonce officielle du décret.

A notre humble avis, ce décret est déjà écrit depuis 2007.

Tout ce qui se situe entre 2007 et la parution effective n’est que mascarade….. !

Et quand les parlementaires (surtout d’opposition) attaqueront ce décret, les gouvernants auront beau jeu de dire « croyez vous que s’il y avait discrimination, les associations de ‘Pupilles de la Nation’ auraient accepté de participer à une telle discrimination ? ». Nous pourrons alors répondre « Oui, elles ont malgré tout participé, comme en 2004, à l’exception d’une seule ! » normal au pays des gaulois. Revisiter « Astérix !

 

Voir dans www.pupilles-homega.org la rubrique « l’association / Catégorisation… » qui définit les 120 000 dossiers de « Pupilles de la Nation de 39/45 » que nous défendons, répartis en catégories.

 

Kelly-Eric Guillon

« sous-Pupille de la Nation de 4éùme Catégorie de 39/45 », par décret, depuis 2000

 

 

 

(1)   amalgamistes  : qui englobent les « Pupilles de la Nation » de tous les conflits, alors que la guerre de 39/45 est différente dans ses tenants et aboutissements de celles d’Indochine, d’Algérie et les combats sur les théâtres extérieurs d’opération (dont actuellement l’Afghanistan …..), c’est le cas des « fils des tués » (150 000 dossiers environ) ainsi que les victimes civiles (« orphelins civils de Guerre », dont le parent n’est pas « mort en combattant ») de toutes les guerres et les orphelins du Devoir (que sont les Pompiers de Loriol, les flics et pandores morts en opération, les « élus » morts dans le cadre de leur mandat électif, …..), c’est le cas de « l’anpnogd-lefebvre » (environ 450 000 dossiers)

 

(2)   Louis Schweitzer, accessoirement, Président du Directoire de Renault (lequel Renault vit des commandes militaires et civiles de l‘Etat, ce qui au vu de la décision rendue, nous semble à nous « Pupilles de la Nation de 39/45 », un peu marquée d’absence d’impartialité (surtout au vu de la suite qui se présente, vis à vis de la discrimination)

 

(3)   Propositions de loi, signées par plus de 400 députés appartenant aux groupes politiques suivants UMP – UDF – PC et à nouveau UMP, ainsi que celle minimaliste du PS

 

(4)   « Proposition Homega », coût de la première année = 300 millions d’Euros, allant decrescendo jusqu’à l’extinction de le dernière « Pupille de la Nation de 39/45 », vers 2055, ern passant à mi-parcours par 48 millions d’euros. Le cas des 120 000 dossiers, de « Pupilles de la nation de 39/45 », en déshérence depuis 2004, étant réglé une fois pour toute et définitivement. A noter que la « proposition Homega » est dans le rapport de 1 à 67 avec celle de « l’anpnogd-lefebvre », en matière de coût. Des idées et pistes de financement avaient aussi été signalées….(hors des fameux articles 575 et 575 A du code des impôts – alias le tabac)

 

(5)   Petit détail comico-navrant, ledit dossier envoyé en recommandé avec AR est bien arrivé au « service courrier arrivé » de la Présidence, mais s’est perdu dans les méandres des labyrinthes et culs de basse fosse de l’Elysée…. Il fut donc nécessaire de le retourner une seconde fois. Il est vrai que le problème du règlement complet du problème, ne semble pas la tasse du Président

 

(6)   Finalisé. Telle était l’antienne qui nous était rabâchée par le Ministère lorsque nous demandions (« Pupilles », association, parlementaires) où en était le dossier. Nous savons que la version « officielle » remise le 17/03/09 aux membres de la commission mise en place est la version remastérisée de celle qui avait été remise au gouvernement, fin Juin 2008, remastérisée jusqu’à épouser la promesse électorale (d’où notre sentiment de « commission-bidon », sentiment renforcé par l’analyse de la composition de ladite commission).

 

(7)   « Déni du Principe du maquis » que les parlementaires ne peuvent passer sous silence (même si certains, de droite comme de gauche, le font depuis Mars 2008, après en avoir été avisés directement – preuves à l’appui), à peine de se voir déclarés complices d’un tel déni di Principe du maquis et partant de la discrimination

 

(8)   En ces temps là, les seuls moyens d’échapper à la mort au maquis étaient :

  •  
    • ne pas appartenir au maquis et faire comme les 40 millions de collaborateurs (dixit Amouroux
    • déserter le combat en cours d’engagement.
    • dénoncer son propre maquis pour avoir la vie sauve (comme aujourd’hui Eric Besson – lui même « Pupille de la Nation » - invite à dénoncer ceux qui aident, par simple, « humanité » les « sans-papiers », comme en 39/45, certains, au risque de leur vie, aidaient des enfants juifs, bénéficiaires pour certains du décret de 2000).
    • la bonne fortune des combats et des armes qui permettait d’en sortir indemne ou presque (la baraka, le pot, le Mektoub, ….). Cas de ceux qui alimentent les associations multiples d’anciens combattants de 39/45

 

(9)   à croire que les patriotes ne sont que les survivants et que les morts ne sont que de vulgaires « salauds » qui ternissent la gloire desdits vivants patriotes (cf à ce titre : http://www.marcfievet.com/article-35779978.html - (une commémoration parmi tant d’autres, une de plus)

 

(10) Père-fondateur espéré de la future fondation qu’il rêve de créer et pour laquelle, il faut

       qu’effectivement, le problème persiste, faute de quoi il perdrait son achalandage

       d’adhérents….

  Il est surprenant, hormis les questions d’Ego (eh ! oui, cela existe aussi chez les  

  « Pupilles de la Nation »), que cette association née après le décret de 2000, n’ait eu de

  cesse de vouloir supplanter les « fils de tués » (qui existent depuis plus de 50 ans), au

  moyen d’un recrutement d’adhérents plus que douteux dans le déroulement et sur des   

  approches (dont nous détenons les preuves)….. et au moyen de promesse fallacieuses et

  frôlant l’indélicatesse. Il est malveillant de laisser poindre un espoir que l’on sait vain.

 

 (11) apparemment un tout nouveau statut créé pour les besoins de la cause en 2004, et non

         en 1945!

 

(12) le « refus de la chaise vide », alors que le maître à penser de la 3éme discrimination, le

        pratique, en menace, pour tous les « sommets Européens » et « G20 » que » certains

        intitulent « G vain ».


Quelques références de lectures relatives aux "Pupilles de la Nation de 39/45" :

 

http://www.marcfievet.com/article-33811229.html (« putain de ton père »)

http://www.marcfievet.com/article-34447642.html (« l’héritage crucifié »)

http://www.marcfievet.com/article-35290029.html (demande au ministère)

 

http://www.nosdeputes.fr/ (nos députés, à la loupe. Qui bosse et les autres !)

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Combat Républicain
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