Culture et mémoire républicaine

 

Recherche

A propos du site

13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 22:00


Consacré fête nationale de notre pays depuis 1880, le 14 juillet entend commémorer à la fois la Prise de la Bastille et la Fête de la Fédération.


La prise de la Bastille

Le 14 juillet 1789, la Bastille, symbole de la tyrannie monarchique, est prise d'assaut par les Parisiens. De ce jour date communément la fin de l'Ancien Régime et le début de la Révolution française.


Quelques semaines plus tôt, les Etats Généraux, répondant à la convocation du roi Louis XVI, se sont réunis à Versailles. Au lieu d'une simple réforme de l'impôt, les députés du Tiers-Etat, soutenus par quelques députés du clergé mais aussi et surtout par un peuple plein d'espoir, veulent, quant à eux, réformer profondément l'Etat. Ils se jurent même, lors du Serment du jeu de Paume, de ne pas se séparer avant de donner une Constitution à la France. Le 9 juillet, l'assemblée réunie à Versailles se proclame ainsi « Assemblée Nationale Constituante ».

Mais Louis XVI fait mine de céder à cette révolution politique qui se prépare. Dès le 26 juin, il fait ainsi venir des troupes (20 000 hommes de régiments étrangers) sur Paris. Il renvoie également ses ministres jugés trop libéraux, parmi lesquels le très populaire Jacques Necker, contrôleur des Finances, renvoyé le 12 juillet.

La nouvelle, connue à Paris le lendemain, exacerbe encore un peu plus la colère des parisiens affamés et en quête de liberté, alors que se répand une rumeur prétendant que les troupes du roi vont entrer dans la capitale pour arrêter les députés. Le journaliste Camille Desmoulins, considérant le renvoi de Necker comme une attaque contre le peuple, exhorte ainsi la foule à se mettre en état de défense.


Pris de panique, le peuple parisien cherche alors à s'armer pour se défendre, alors que dans le même temps une « municipalité insurrectionnelle » est formée à la hâte pour organiser la défense de la ville.


Le lendemain matin, le 14 juillet, une foule composée notamment d’artisans et de commerçants se rend à l'hôtel des Invalides en quête d'armes. Le gouverneur cède et ouvre les portes,  permettant à la foule d’emporter 28.000 fusils et 20 bouches à feu.


Reste à trouver la poudre.


La rumeur prétend qu’il y en aurait d’entreposé à la Bastille, une vieille forteresse médiévale, symbole par ailleurs de l’arbitraire royal. « A la Bastille ! » tonnent les émeutiers. Mais sans commandement ni armes lourdes, aussi nombreux puissent-ils être - sans doute un millier -, ils ne font pas le poids face à la garnison de la forteresse composée de 82 vétérans - dits « invalides » -, et de 32 gardes suisses.


Le gouverneur de la Bastille, le marquis de Launay, cherche quant à lui à éviter l'affrontement en attendant les secours. Il essaie de gagner du temps et reçoit ainsi trois délégués de la municipalité insurrectionnelle, qu’il retient à déjeuner. Il s'engage auprès d’eux à ne pas ouvrir le feu à la condition que les émeutiers ne tentent pas d'entrer dans la forteresse.


Mais, soudain, une explosion mystérieuse excite une foule qui croit et crie à la trahison. Un groupe d’émeutiers choisit alors de pénétrer dans l'enceinte par le toit du corps de garde, attaquant à coups de hache les chaînes du pont-levis.


Dépourvu d’expérience, de Launay perd ses moyens et donne l'ordre de tirer. La garde suisse fait ainsi un carnage chez les assaillants, parmi lesquels on compte une centaine de morts.

Le combat semble perdu pour les émeutiers quand arrivent à leur secours deux détachements de « gardes françaises ». Ces soldats professionnels chargés de défendre la capitale prennent, à la consternation des défenseurs de la forteresse, le parti des émeutiers.

Tout bascule alors.


Les gardes françaises, sous le commandement de deux officiers, Elie et Hulin, amènent cinq canons et les pointent sur la Bastille. Un début d'incendie s’ensuit à l'entrée de la forteresse, faisant quelques pertes chez les défenseurs.


A 16 heures, jouant le tout pour le tour, de Launay ordonne le feu à outrance puis tente de faire sauter les magasins de poudre. Mais ses « invalides » lui imposent de se raviser et de brandir un mouchoir pour parlementer.


Le feu cesse alors, et la garnison de la Bastille finit par capituler.


Après que les ponts-levés aient été abaissés, la foule furibonde se rue alors dans la forteresse. Elle s’empare de la poudre qu’elle était venu chercher, et libère les détenus. A sa surprise, elle  n’y trouve qu’une poignée de faussaires, un fou et un noble incestueux. Elle est aussi étonnée de découvrir des chambres spacieuses et d'un grand confort, loin de l’image infâmante et misérable qu’ont pu en donner ceux qui avaient eu, comme Voltaire ou le marquis de Sade, la malchance d’y séjourner.


Quant à la garnison, elle est faite prisonnière à l’hôtel de ville, à l’exception de quelques invalides et du marquis de Launay qui sont lynchés puis massacrés dans les rues de la capitale. Ce dernier sera décapité et sa tête plantée sur une pique et promenée en triomphe à travers les quartiers de la capitale.


Prenant la mesure de l’événement, le propre frère du roi, le comte d'Artois, futur Charles X, quitte aussitôt la France. Il est suivi dans cette première vague d'émigration par quelques autres hauts personnages, dont le prince de Condé et Mme de Polignac.


Le lendemain, à Versailles, au moment de son réveil, le duc de Rochefoucauld-Liancourt informe Louis XVI de la prise de la Bastille. Le dialogue suivant aurait eu lieu :


« C'est une révolte ? » demande Louis XVI.
« Non sire, ce n'est pas une révolte, c'est une révolution. » répond le duc de La Rochefoucauld.

Abasourdi, le roi se retient de dissoudre l'Assemblée. Les députés, quant à eux, décident de siéger en permanence. La Révolution, affermie par cette victoire populaire inédite, peut alors suivre son cours.
 

La fête de la Fédération


Le 14 juillet 1790, à Paris, les Français commémorent en grande pompe le premier anniversaire de la prise de la Bastille, sous le sceau de l'unité et de la réconciliation.


Depuis le début de l'année, déjà, souvent à l’initiative des gardes nationaux, des fêtes civiques s’organisent ici et là, scellant des pactes d’union entre villes, citoyens, allant jusqu’à fonder des « fédérations ». On voit ainsi des habitants de lieux voisins se réunir spontanément, déclarant se rallier à la Révolution et abandonner leurs particularismes pour se fondre symboliquement dans l'unité nationale. A Pontivy notamment, le serment suivant est adopté entre citoyens de Bretagne et d'Anjou : « Nous, Français Citoyens de la Bretagne et de l'Anjou [...]. Nous déclarons solennellement que n'étant ni Bretons ni Angevins, mais Français et Citoyens du même empire, nous renonçons à tous nos privilèges locaux et particuliers. » 


Ces fêtes finissent par inspirer aux députés de l'Assemblée, ainsi qu'au marquis de La Fayette, l'idée d'une grande fête d'union nationale, réunissant les délégués des fédérations, les fédérés.


Celle-ci est alors est fixé au 14 juillet, dans un esprit de réconciliation autour de la Révolution.


Tôt le matin du 14 juillet 1790, une vaste foule se rassemble à la Bastille et part en cortège vers le Champ-de-Mars. Le défilé dure toute la matinée. Il comprend des soldats de la garde nationale parisienne, des artisans, des compagnons, mais aussi les fameux fédérés, venus de tout le royaume.

Arrivé au Champ-de-Mars, le cortège peut prendre place dans les tribunes disposées sur les côtés de l’esplanade. On compte 250 000 spectateurs, sans compter la centaine de milliers de fédérés, rangés sous les bannières de leur département.


Sous une haute tente, à une extrémité du Champ-de-Mars, une tribune royale est installée. À l'autre extrémité, un arc de triomphe. Au centre de l'esplanade, Talleyrand, évêque d'Autun, célèbre la messe sur l' « autel de la patrie », entouré de 300 prêtres portant des écharpes tricolores sur leurs aubes blanches. Le service terminé, on bénit les oriflammes et les bannières des départements.


Vient ensuite la prestation de serment. La Fayette, commandant de la garde nationale, le prononce le premier : « Nous jurons de rester à jamais fidèles à la nation, à la loi et au roi, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l'intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu'elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité ».


Puis c’est au tour du président de l'Assemblée de prêter serment au nom des députés et des électeurs. Dans le bruit des canons qui tonnent et des tambours qui roulent, la foule crie avec les députés : « Nous le jurons. »


Enfin, le roi prête à son tour serment de fidélité : « Moi, roi des Français, je jure d'employer le pouvoir qui m'est délégué par la loi constitutionnelle de l'État, à maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par moi et à faire exécuter les lois ». Instant de recueillement et de communion nationale, avant que la foule exulte et acclame le roi. Avant de conclure la cérémonie, un Te Deum est entonné. Puis la foule se sépare au milieu des embrassements et des vivats dont beaucoup s'adressent à Louis XVI.


Dans toute la France, la même fête se déroule. A midi, les cloches retentissent partout. Les habitants se réunissent, prêtent serment, prient, puis chantent et dansent autour des arbres de la liberté.

La fête nationale

La commémoration du 14 juillet 1789 fut ensuite abandonnée jusqu'à ce que la IIIe République, notamment Gambetta, chercha à célébrer les fondements du régime.


Ainsi, le 21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose la loi faisant du 14 juillet la fête nationale annuelle en commémoration de la prise de la Bastille et de la fête de la Fédération. Cette loi, signée par 64 députés, est adoptée par l'Assemblée le 8 juin et par le Sénat le 29 juin. Elle est promulguée le 6 juillet 1880.


Henri Martin, président de séance, précisa bien que ce sont les deux dates qui sont commémorées : « Mais n'oubliez pas que, derrière ce 14 juillet, où la victoire de l'ère nouvelle sur l'ancien régime fut achetée par une lutte armée, n'oubliez pas qu'après la journée du 14 juillet 1789 il y a eu la journée du 14 juillet 1790. Cette journée-là, vous ne lui reprocherez pas d'avoir versé une goutte de sang, d'avoir jeté la division à un degré quelconque dans le pays, Elle a été la consécration de l'unité de la France. Oui, elle a consacré ce que l'ancienne royauté avait préparé. »


L'accent fut mis, dès le début, sur le caractère patriotique et militaire de la manifestation, afin de témoigner du redressement de la France après la défaite de 1870. Traditionnellement, la fête débute par une retraite aux flambeaux le 13 au soir. Puis, le lendemain, les cloches des églises ou les salves annoncent le défilé, suivi d'un déjeuner, de spectacles et de jeux. Enfin, les bals et feux d'artifice terminent la journée.

Repost 0
Published by le Citoyen Thimèle - dans CULTURE & MEMOIRE REPUBLICAINE
commenter cet article
13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:19

6a00d8341d1d7953ef00e54f3d28808833-640wi

Juillet, mois des « saloperies »,

pour et par les nuls


L’enquête policée de Juillet (du commissaire Européen)

 

Françaises, Français, cher(e)s compatriotes,

 

Vous partez en vacances[i], en ce mois de Juillet.

Vous avez l’esprit déconnecté des réalités quotidiennes :

  • adieu problèmes des risques de précarité de l’emploi liés à la crise
  • adieu pouvoir d’achat en berne[ii]
  • adieu mauvais esprit de contestation
  • adieu « râleries » diverses et variées

 

Et pendant ce temps, le Pouvoir veille.

« Pensez, pendant que vous allez vous faire du lard sur les plages, vos parlementaires, vont, crise oblige, bosser en session extraordinaire afin de vous préparer les lois et décrets que vous n’accepteriez pas en temps normal de fonctionnement.

Vous allez devoir me contraindre à les payer, en heures sup exonérées de cotisations et d’impôts, afin que vous ne m’accusiez pas de ne pas tenir mes promesses et pour cela il me faut du fric que vous aurez l’heureuse surprise de me verser, via le Trésor, dès la rentrée et grâce au travail de mes braves hussards de l’Assemblée et du Sénat qui donnent de leur temps sans compter », à ma personne, en adoration inconditionnelle. Ne suios-je pas le plus grand ! – YZOKRAS Salocin[iii].

 

Ainsi Juillet est là.

Mais le Juillet des sessions extraordinaires, c’est aussi celui où l’on fait passer toutes les pilules « déguelasses »  dont les Citoyens ne veulent pas en temps normal et dans le cadre de sessions ordinaires.

Voici quelques « Juillet » depuis près de 70 ans :

(tous les textes en italique-gras sont des remarques ou réflexions douces-amères du scripteur – K-E G)

 

Juillet 1940 :   les pleins pouvoirs à Pétain et les suites : collaborations, rafles, milices, maquis,

Gestapo, Ausweis, demarkation line, tickets, black-market, rue Lauriston et la carlingue, LVF, ….., Libération et de Gaulle

En 1939, la Seconde Guerre mondiale éclate et en mars 1940, Robert Schuman (père de la future Europe) est nommé sous-secrétaire d'État pour les Réfugiés. Le 10 juillet 1940, avec 568 autres parlementaires il vote pour les « pleins pouvoirs » au maréchal Pétain.

 

juillet 1952 :    (24) Vote du premier plan quinquennal nucléaire français (1952-1957).

Dont en 2009, on commence à payer les conséquences logiques : indemnisation justifiée et normale des militaires ainsi exposés et irradiés (ce qui par contre est moins logique)

Juillet 1953 :   Enquête parlementaire sur le trafic de piastres. (indochine)

 

juillet 1954 :    (20) Accords de paix de Genève mettant fin à la guerre d'Indochine.

 

Juillet 1956 :   Parmi les 200 000 jeunes appelés sous les drapeaux pour partir en Algérie, le

ministère du travail estime qu'il y a notamment 50 000 ouvriers spécialisés dont l'industrie et le bâtiment vont avoir beaucoup de mal à se passer. Il est envisagé d'augmenter la durée légale du travail pour compenser la pénurie de main d'œuvre si l'exode rural qui pourtant est conforme aux objectifs du troisième Plan de modernisation ne suffit pas à éviter de grosses tensions sur le marché de l'emploi.

Combien ne sont pas revenus et sont devenus ouvriers en enfer ou au Paradis ?

Juillet 1958 :   (12) Construction à Pierrelatte d'une usine de séparation isotopique de l'uranium.

Et voilà la course à la bombinette est ouverte. Le temps qu’on la possède et ensuite nous aurons beau jeu de l’interdire pour les autres !

Juillet 1960 :   (09) Un décret autorise le péage sur les autoroutes françaises.

                        Première mesure d’une longue série de moyens de piquer le fric des Français…

juillet 1961 :    (12) De Gaulle se prononce pour un État algérien mais aussi pour une partition du territoire afin de pouvoir regrouper les pieds-noirs.

                        Ils furent effectivement regroupés ….. dans le ¼ Sud Est de la France, laquelle était alors amputée de l’Algérie

Juillet 1962 :   (20) La Chambre adopte par 376 voix contre 11 la loi d’orientation agricole proposée par Edgard Pisani : indemnité viagère de départ, création des SAFER pour régulariser le marché foncier, remaniement du crédit aux agriculteurs, mesures sociales.

 

Juillet 1963 :   loi réglementant les grèves dans les services publics.

Bien avant les diverses « atteintes » qui seront imposées et avant le service minimum.

Juillet 1965 :   (06) La France pratique à Bruxelles la politique de la chaise vide, pour infléchir la construction européenne dans un sens moins fédéraliste.

                        En 2009, quelqu’un reprochera à des guadeloupéens de pratiquer cette politique allant jusqu’à dire que « c’est irresponsable ! »

Juillet 1966 :   (02) Première explosion française dans le Pacifique.

                        On est simplement passé du désert de sable au « désert » Pacifique (bien mal intitulé).

Juillet 1971 :   (01) Le stationnement payant est instauré à Paris.

                        Autre moyen de prendre du fric aux automobilistes !

Juillet 1972 :   (14) manifestation de 20 000 personnes à Rodez contre l'extension du camp militaire du Larzac.

                        Et il fit ses « premiers pas » qui le conduisirent à son élection aux Européennes en 2009, sur une liste écologique avec son copain. A noter que ces 2 là étaient dans les camps opposés en 2005, justement sur la constitution européenne

Juillet 1974 :   (05) La première décision du tout nouveau secrétariat d'état aux travailleurs immigrés est de suspendre l'immigration des travailleurs non-européens.

                        Cela sentait déjà les sarkozy – Hortefeux et Besson (ministres ou secrétaires)!

Juillet 1975 :   (11) Loi Haby sur l'enseignement secondaire, instituant le « collège unique ».

Unicité, combien de conneries n’a-t-on pas commises en ton nom, au travers des diverses réformes cumulées pour arriver à l’échec de 2009 et suivants !

juillet 1979 :    (25) La commission parlementaire chargée de trouver les causes au déficit de la Sécurité sociale, estime qu'il y a plusieurs raisons : les salariés qui jouent aux malades imaginaires, le gaspillage médical, les dépenses hospitalières (44 % des prestations), l'extension des droits à pratiquement tous les Français (64 % en 1955) et enfin le chômage. Raymond Barre annonce l'augmentation des cotisations sociales des assurés pour une durée de dix-huit mois, un blocage des honoraires médicaux et une diète budgétaire pour les hôpitaux.

                        Il est clair que cette mesure n’a jamais réglé le problème, vu le trou de zone, malgré les nombreux plans de ponctions chirurgicales enchaînés les uns après les autres.

Juillet 1980 :   (01) Le SMIC augmente de 2,49 %. Les loyers augmentent de 11 à 20 %, le ticket de métro de 17 % et la carte orange de 21 %, les médicaments de 5 % et le pain de 5 à 10 %. Les constructeurs augmentent leur voitures de 4,8 à 6 %

Dde combien faut-il que le SMIC augmente pour équilibrer les hausses ainsi cumulées ?

Matheux à vos calculettes. Déjà la perte du pouvoir d’achat avant la lettre

Juillet 1983 :   À la mi-juillet, le groupe Peugeot-Talbot annonce 7 371 suppressions d'emplois, soit 9% des effectifs du groupe. Le 27 juillet, Jacques Delors déclare : « Une meilleure structure financière permettrait à Peugeot de régler ses problèmes sociaux de manière brutale ». Le syndicat CFDT estime que le problème de l'emploi aussi va se poser de manière durable pendant toute la décennie de la même façon chez Renault et chez Citroën.

                        Faut-il voir là les prémices du plan de relance de 6 milliards d’euros en 2009 ?

Juillet 1984 : (11) Le prix de l'essence augmente d'une nouvelle taxe de 22 centimes pour financer la

Caisse nationale de l'énergie. Dès 1986, cette taxe sera intégrée dans la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP). Le ministère du redéploiement industriel assure que cette nouvelle taxe servira à financer les économies d'énergie et non pas le déficit du budget de l'État.

Menteur qui s’en dédit ! Qu’en fut-il exactement ?

(17) Loi sur la carte de séjour de 10 ans pour les étrangers.

Puis ce seront les centres de rétention, les OQRF, les reconduites aux Frontières, la chasse aux « Aidants » avec quota de garde à vue fixés à l’avance, lesquels « Aidants » devinrent  ainsi des « terroristes » (oubliant qu’en 39/45 ces terroristes étaient des « justes parmi les nations »)

Juillet 1987 :   (29) Privatisation de la Société Générale.

Les banques privatisées deviennent les bailleurs de fonds des gouvernants qui récupèrent au passage leur mise de fonds au travers des intérêts de la dette abyssinienne.

 

Juillet 1992 :   (01) Entrée en vigueur du permis à points.

Excellent moyen de contraindre les Français à encore payer : amendes, stages payant de récupération de points et qui ne peut qu’être illégal alors que la politique des transports en commun ne permet pas aux gens de se déplacer en cas de suppression de permis qu’il faudra repasser (cours payants).

De plus, le permis de conduire est un « contrat » et ceux qui l’ont passé en 1970 ou après, avaient un contrat où il n’était pas spécifié un retrait par manque de points.

Logiquement, il aurait fallut adapter le permis à point à partit de 1992 et non avec les effets rétroactifs que l’on connaît (rupture unilatérale de contrat).

Juillet 1993:    (19) Loi de privatisation de 21 entreprises.

                        « Encore et encore…. »

Juillet 1993:    (31) Fermeture de la dernière mine de fer de France à Moyeuvre-Grande.

                        « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine » qu’ils nous disaient….

Juillet 1995 :   (25) Attentat meurtrier (8 morts) à la station RER Saint-Michel, commis par des islamistes algériens : début d'une vague d'attentats.

 

Juillet 1995:    (31) Le Parlement français adopte la révision constitutionnelle portant sur l'extension du champ d'application du référendum, l'instauration d'une session parlementaire unique de neuf mois pour les deux assemblées et la réduction de l'immunité des députés et des sénateurs.

                        Une avant celle dramatique de 2008 (voir les articles 16 et 35 par rapport aux anciens)

Juillet 2000 :   1er Décret (Jospin – PS, du temps où ce parti existait encore) de discrimination relatif aux « Pupilles de la Nation de 39/45».

                        Déclassement de 140 000 « Pupilles de la Nation[iv] de 39/45 » sur quelques 160 000 en « sous-Pupilles de la Nation de 39/45» et en reconnaissant la souffrance des enfants juifs dont les parents sont morts dans les camps (et non celle des parents).

Juillet 2001 :   (14) Dans son allocution télévisée, le Président Jacques Chirac déclare ressentir une montée de l'insécurité. Ce thème dominera la campagne électorale de 2002.

                        Ainsi que toute la vie politique depuis lors…. Les leurres sont utiles pour piéger les cons . Analyser les mesures de Sarkozy, ministre…… puis les suivantes prises sur ses ordres et appliquées par ses « esclaves » successifs !

Juillet 2002 :   (14) À 9h58, lors du défilé de la fête nationale, un militant d'extrême droite lié au Unité Radicale, Maxime Brunerie, tente d'abattre le président de la République Jacques Chirac.

                        Tous les grands hommes ont eu leurs tentatives d’assassinat.

C’est la marque de leur grandeur.

De Gaulle a eu son petit Clamart, Mitterrand a eu son Observatoire, Chirac ses champs Elysées.

Sarkozy, s’il veut être grand, aura quelle tentative à son tableau de chasse et où, pour le rehausser au niveau de ses prédécesseurs ?

Juillet 2003 :   (23) Adoption de la loi François Fillon sur les retraites. Le Parlement adopte définitivement le projet de loi sur les retraites des fonctionnaires, désormais alignées sur le secteur privé (40 ans de cotisations et non 37,5), malgré la forte mobilisation sociale.

                        Premières attaques des acquis prônés et mis en place par le Conseil National de la Résistance (CNR pour les initiés)

Juillet 2004 :   2nd décret (Raffarin – UMP) de discrimination relative aux « Pupilles de la Nation de 39/45».

                        Déclassement de 120 000 « sous-Pupilles de la Nation[v] de 39/45 » parmi les 160 000 précédemment abandonnés en 2000.

Une session de repêchage en somme pour les bénéficiaires de la reconnaissance de leur souffrance d’enfants de « morts en camp ou fusillés pour faits de résistance »…..

Après bien des atermoiements, je te va leur concocter un troisième décret, encore plus discriminatoire (déjà mis sur les rails avec ma promesse électorale de 2007, le rapport « finalisé » Audouin de Mars 2009 et la commission mise en place où des associations de « Pupilles » (sauf une qui ose me résister. A cause d’elle je ne fais pas l’unanimité de trahison !) vont être mes complices et vont me servir de « faire valoir » et de « caution morale » afin de me protéger des attaques politiques à venir.

Ce 3éme décret discriminatoire verra certainement le jour en Juillet 2009 ou 2010.

Mais après « rideau », « circulez, il n’y aura plus rien à espérer….ad vitam » sur ce sujet des Pupilles »

(20) Adoption de la loi sur la réforme de la sécurité sociale.

Une de plus….

Juillet2005 :    (05) Laurence Parisot est la première femme élue présidente du MEDEF.

Et elle en veut ! N’est-elle pas celle qui veut restreindre le SMIC et qui refuse (tout en étant obéie) que les revenus (sans compter les avantages) des patrons des grandes entreprises soient plafonnés à 400 000 €uros par an. (ils dépassent pour certains les 4 millions / an)

Juillet 2007:    (30) Lors de l'hommage rendu à deux soldats français tués an Afghanistan et au Liban, le président Nicolas Sarkozy affirme l'importance des engagements extérieurs : « Quand nos valeurs sont menacées, c'est notre sécurité qui s'en trouve affaiblie ».

                        Et quand les valeurs de base de la République et de la Démocratie sont bafouées, par ceux là mêmes qui ont en charge le respect desdites valeurs, que se passe-t-il au niveau de notre sécurité ?

Juillet 2008 :   (01) La France prend la présidence de l'Union européenne. Guerre en Géorgie.

Ouf on a faillit connaître un coup d’Etat européen avec la volonté de passer outre les limites de 6 mois imparties au mandat de la Présidence Européenne.

Et cela n’a pas empêché la « gueguerre » Russo-Georgienne …. Et surtout a démontré l’inefficacité du commandant en chef de l’Europe (présentement aussi le commandant en chef de l’Armée Française). Souvenez vous de la lenteur du retrait des troupes russes, alors que notre « p’tit chef » avait exigé le retrait immédiat.

Ah oui, ils se sont retiré, mais à leur rythme à eux et non à celui de Nicolas.

N’est pas tsar (ou star) qui veut, surtout en 3éme position!

 

Juillet 2009 :   ouvert à tous les possibles et impossibles

                        Rêvons ! En ces temps de vaches maigres, la chance nous guette, si nous l’acceptons !

Il passe par la case Lourdes, il perçoit l’intercession de Bernadette (non pas Chirac, mais l’autre, copine de François du Béarn. un miracle chrétien, pour un « juif » (à l’origine) et va directement à la case « Foire du trône », sans passer par la case « Prison » et là il rend la justice comme Saint Louis (à coup d’ukases) et devient « Juste parmi les Français ».

De plus il devient Grand par sa Sagesse et sa Générosité…..

Vous n’y croyez pas. Alors ne vous étonnez pas que cela n’aille pas, hommes et femmes de peu de foi.

La raison du marasme ne lui incombe pas, mais à vous qui ne croyez plus à rien, même plus aux miracles.

Quand on a un Grand dirigeant on à l’obligation d’y croire, sinon on vous y contraindra par la force et la cœrcition !

Quand vous jouez au loto, au PMU ou à toutes sortes de flirt avec la richesse, y croyez vous ou non ? Souvenez vous « 100% des gagnants ont joué » et pour cause.

 

Bullez donc tas de Français.

On vous prépare des recettes aux petits oignons.

Cà mijote… à petit feu.

Et lors de votre retour, alors que vous peinerez pour votre remise en route, on vous dévoilera notre grand « Je » de la rentrée.

Hi, hi j’en ris déjà, comme un « p’tit fou ». Bling Bling, tra lala !

 

Kelly-Eric Guillon

« sous-Pupille de la Nation de 4éme Catégorie de 39/45 » depuis 2000

 

Voir précédemment : http://www.marcfievet.com/article-33366275.html (Henin Beaumont - première)

 

________

 

[i] « Salauds de riches », quand les Pauvres sont obligés de rester sur place durant leurs vacances. Vous allez en plus polluer l’environnement avec vos déplacements, vos crèmes à bronzer…..

Certes vous allez ainsi faire fonctionner mes pompes à fric que sont les pompes à carburants, vous allez faire vivre mes commerçants qui pourront ainsi me payer ma TVA – que vous leur payez – et mes besoins en impôts pris sur le budget national, lequel vous le savez est justement alimenté par les impôts directs et indirects que vous payez.

[ii] Pas tant que cela pour vous puisque vous pouvez encore partir en vacances. Précieux indicateur de tendance pour le Pouvoir : « les Français râlent que cela ne va pas et pourtant ils partent encore en vacances. On pourra donc, pendant ces vacances, mettre en marche un train de mesures de pressurisations diverses et variées afin de leur piquer un peu plus de fric. Diable la vie à l’Elysée me coûte chaque jour un peu plus, il faut bien chaque fois augmenter le nombre de mes « escort-boys », encagoulés et harnachés comme des tortues ninja, eu égard à la progression de ma côte de popularité en perpétuel  mouvement…. »

[iii] Personnage de la mythologie ancienne, originelle et universelle, présidant, bien avant la Thora et la « kippaïsation » (en référence au document « le protocole des sages de Sion », qui serait un faux de 1920 et qui est interdit en France, alors que « Mein kampf » de l’Adolph d’Hitler est autorisé. Et pourquoi interdire un document qui est faux ?), du monde à la création de l’Ordre Mondial qui allait naître du chaos initial que représentait la planète, juste après le Big Bazar,  dans sa soupe insipide et juste avant le « bling blinguesque ». Le Big - Bling Bling étant le signal du départ du Nouvel Ordre Mondial (plus prosaquement « NOM »).

Le « Cin » (à ne pas confondre avec le Shin hébraïque : ש, qui veut dire « dent » au sens littéral et « consumer, détruire » au sens symbolique.) indiquant le diminutif affectueux du prénom que l’on donne pour faire « mon petit…. »

C’est grâce à lui que le monde est ce qu’il est aujourd’hui, et qu’il sera demain et surtout après demain, avec sa « trilatéralisation » (demandez à Bayrou – Copé – Devedjian – Lellouche, pas celui du cinéma, mais l’autre, les tenants anciens du nazisme aussi, ….. , ce qu’ils pensent de ce terme). et ses « Bilderbergations » annuelles.

(Si vous avez du mal avec ces termes barbares, voyez Mr Google s’il peut vous aider). Ce n’est pas ce qu’on groit  !

[iv] Ceux dont les parents ont été assez cons, sur ordre ou non, pour « Mourir pour la France ». Mais de la France d’avant  et pas celle que sa « Puissance » dessine à sa botte !

[v] Ceux dont les parents ont été assez cons, sur ordre ou non, pour « Mourir pour la France ». Mais de la France d’avant  et pas celle que sa « Puissance » dessine à sa botte !

 

 

Repost 0
Published by le Citoyen Thimèle - dans Combat Républicain
commenter cet article