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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:53

Nicolas Sarkozy a tenu à faire un crochet par le dîner du CRIF pour le marteler : "Quand on s'en prend à un juif parce qu'il est juif, c'est toute la France qui doit se sentir solidaire."

Quand il veut, il peut.
Ne serait-ce que pour faire bien….. dans un compte rendu journalistique, le lendemain.
C’est beau, c’est grand, c’est sublime
Comme cela est très bien dit.

Mais, dites M’sieur, quand on s’en prend à la souffrance des « Pupilles de la Nation de 39/45 » et que l’on décide de qui a souffert et de qui n’a pas souffert de la mort de son père, déclaré « Mort pour la France », pour oublier volontairement celle de 120 000 enfants et que l’on s’en tient à la reconnaissance de celle des « Pupilles de la Nation de 39/45 – Juifs », qui doit se sentir solidaire ? (Apparemment pas la France, ni celui qui préside à son pilotage !)

Les Juifs, bénéficiaires de la reconnaissance de leur souffrance par le décret de 2000, n’ont-ils pas joué cavalier seul (communautaires et sectoriels pour ne pas dire sélectifs) en oubliant que quelques 150 000 compagnons d’infortune avaient souffert, eux aussi, de la « Mort pour la France » de leur parent, ce qui les fit devenir « Pupilles de la Nation », comme eux, les Juifs.
La Mort des parents de ces enfants Juifs a été atroce et parfois plus que celle de morts, non Juifs ou Juifs au cours de combats.
Certes, ce sont les responsables qui ont entraîné l’ensemble de la communauté à ce jeu solo.
Personne parmi les bénéficiaires de cette reconnaissance ne s’est « insurgé » de cette discrimination !
Mais la souffrance de ces enfants Juifs est elle supérieure à celle d’un enfant non Juif ?
Si oui en vertu de quel principe ? (et que l’on me parle pas de celui de la Race Elue)
Qu’attendent-ils (les Juifs, responsables ou non) pour déclarer, officiellement, « Justes » tous ceux qui sont morts en combattant en 39/45, car dans ce combat aboutissant souvent à leur propre « holocauste (1) » personnel, il y avait aussi le souci, entre autres, de sauver, pas des mais, LES Juifs ?

Les politiques et gouvernants ont déjà deux discriminations à leur actif pour les seuls « Pupilles de la Nation de 39/45 » (décrets de 2000 et 2004). Ils s’apprêtent à entériner le 3éme selon une certaine promesse électorale…..

Est-ce cela la France de l’EGALITE, pour laquelle des Français ont eu le courage de combattre allant parfois jusqu’au sacrifice ?
La France, mémorielle et/ou celle qu’il nous est donné de vivre aujourd’hui, voulue par tous ceux qui ont cimenté, par leur sang, l’édification de la « République des Lumières », est-elle celle pour laquelle ils se sont sacrifiés?
NON

Debout tous les « Morts pour la France », puisque les vivants,  y compris parfois vos propres enfants, vous enterrent à nouveau  dans un linceul de mépris.
(2)


Kelly-Eric Guillon
« sous-Pupille de la Nation de 39/45 »


Simple petit rappel: je ne suis pas anti-sémite (juif ou arabe – ils sont tous issus de Sem – dixit la Bible de Jérusalem)


________


(1)Pris dans le sens biblique et non barbare….
 
(2) Car c’est mépris que de laisser un seul « Pupille de la Nation de 39/45 » hors de la reconnaissance de sa souffrance, souffrance qui ne s’est pas cantonnée à sa seule enfance, mais trop souvent tout au long d’une vie et qu’il fut Juif ou non.
Renseignez vous pour connaître la gravité de cette souffrance, auprès de « Pupilles de la Nation de 39/45 », maintenant en retraite. Vous risquez d’avoir et d’entendre des surprises..
« Si vous sauvez un seul Juif, c’est l’Humanité toute entière que vous sauvez », disent-ils !
« Sauvez jusqu’au dernier  Pupille de la Nation de 39/45 et c’est la Paix que vous sauvez », car sans Mémoire, il ne peut y avoir de Paix.
C’est parce qu’il y a eu des « Morts pour la France » que la Paix existe, ne l’oubliez pas et que vous soyez Juifs ou gouvernants soyez enfin « Justes » !
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 16:04

(deuxième partie)

Le 27 février dernier, Régis Debray était l'invité de Nicolas Demorand dans le 7/10 de France Inter. Il y a évoqué la sortie de son dernier livre, "Le Moment fraternité", ouvrage dans lequel il revient sur la notion de "fraternité", son sens, et sa pertinence, à l'heure de l'individualisme triomphant. Il en a profité, au passage, pour fustiger une "diversité" qu'il assimile à l'"apartheid", tout le contraire d'une "fraternité" qui cherche quant à elle à "transcender les différences de fait", à faire une famille avec ceux qui a priori n'en formaient pas une.

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