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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 20:36

"Depuis plusieurs années, la Mairie de Paris mène une politique active et audacieuse sur la dénomination des lieux publics de la Capitale. Par définition, cette politique suscite débat. La dénomination de ces lieux publics (rues, places, voies etc) est diverse, voire hétérogène.

Rappelons ainsi certains noms :

Le général pacifiste et parachutiste Jacques Pâris de la Bollardière

L’écrivain Romain Gary

L’émir Abd-el-Kader

L’espalanade du « 9 novembre 1989 »

Theodor Herzl, fondateur du sionisme

Célestin Hennion, préfet de police de Paris sous Clémenceau

Jean Paul II

Et bien d’autres. Pour le moins, certaines de ces dénominations ont suscité controverses. Mais, la Mairie de Paris a décidé de dénommer ainsi ces lieux publics. Elle a donc choisi et tranché, sans rechigner à la polémique. Nous ne contestons pas les prérogatives d’un Maire, d’une Mairie, d’une Commune, à partir du moment où les choix s’inscrivent dans les valeurs fondamentales de la République :

« Liberté, égalité, fraternité »

et dans le préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958

« La France est une république démocratique, laïque et sociale ».

C’est dans le cadre de ces prérogatives et de ces valeurs que les soussignés demandent à la Mairie de Paris de nommer un lieu public « Robespierre ». Nous ne demandons pas à la Mairie de Paris de partager l’appréciation qui est à la nôtre concernant Maximilien Robespierre. Pour nous, initiateurs de cette demande, Robespierre eut, entre autres mérites, d’être :

Celui qui agit pour que la devise « Liberté, Egalité » soit complétée par « Fraternité », devise qui devint celle de la République, jusqu’à nos jours.

Celui qui combattit pour l’abolition de l’esclavage et l’obtint

Celui qui, le premier comme responsable politique, se prononça pour l’abolition de la peine de mort

Celui qui instaura le « maximum » des prix, ce qui dans les temps que nous connaissons, n’est ni une utopie ni un fantasme.

Celui qui agit pour la Constitution de 1793, première Constitution républicaine de notre pays

Celui qui entra au Comité de salut public en juillet 1793 pour en sortir à sa mort, la Révolution sauvée.

Celui qui resta dans le cour et dans la mémoire des hommes comme « l’Incorruptible », et à ce titre salué par tant de républicains, au nombre desquels nous ne mentionnerons que Jean Jaurès.

Celui qui fut un des fondateurs de la République.

Celui qui définit la République comme « une et indivisible ».

Celui qui se prononça contre la guerre et contre le militarisme.

Répétons-le, ces mérites que nous reconnaissons à Maximilien Robespierre, comme les mérites que nous reconnaissons à d’autres personnages historiques de la Révolution française, également fondateurs de la République et porteurs de ses valeurs, nous ne demandons à personne d’autre qu’à nous mêmes l’honneur de les porter.

Nous demandons, en toute justice, que le nom de Robespierre soit officiellement inscrit dans le patrimoine topographique de la capitale.
"


Pour signer la pétition, complétez les informations ci-dessous et envoyez-les à cette adresse : libre.pensee@wanadoo.fr

Nom :
Prénom :
Qualité :
Adresse électronique :


Premiers signataires :

Antonini Bruno, professeur de philosophie
Aurigny Michel, Président de l’Association des Amis de Gracchus Babeuf
Bellon André, ancien député
Bianchi Serge, Professeur émérite des Universités
Blondel Marc, Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée
Brunel Françoise, maître de conférences d’histoire, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Cazals Rémy, Professeur émérite d’Histoire, Univ, Toulouse le Mirail
Chavinier Pierre, Maire-adjoint de Boissy Saint-Léger (94)
Delpont Hubert, Docteur en histoire
Dubois Claude, syndicaliste (75)
Eliard Michel, professeur émérite, sociologie Univ, Toulouse-le Mirail
Eyschen Christain, secrétaire général de Fédération Nationale de la Libre Pensée
Foucault Didier, Maître de conférences d’histoire, Univ, Toulouse Le Mirail
Gainot Bernard, Maître de Conférences Paris I
Gavois Marc Olivier, historien
Goussot Dominique, libre-penseur
Grandazzi François, libre-penseur, syndicaliste
Iafelice Michel, historien
Lacroix-Riz Annie, Professeur Université Paris VII
Lafouge Jacques, franc-maçon et libre penseur
Landron Michel, syndicaliste enseignant
Le Fur Catherine, Libre-Pensée (75)
Marie Jean-Jacques, historien
Marie-Schwartzenberg Nadine, attachée de recherches au CNRS
Marsot Bruno, libre-penseur, fédération de la Côte d’Or
Mazauric Claude, Professeur émérite des Universités
Pena-Ruiz Henri, universitaire
Perron-Bossut Nicole, historienne, libre-penseuse
Picquier Marcel, président de l’Association lyonnaise des amis d ‘Etienne Dolet
Roy Pierre, historien, responsable d’association pacifiste Salamero Evelyne, Libre-Pensée (75)
Schiappa Jean-Marc, Président de l’IRELP (Institut de Recherches et d’Etudes de la Libre Pensée)
Scot Jean-Paul, Universitaire
Singer Claude, syndicaliste, directeur de /L’Idée Libre
Violet Paul, Ancien Maire-Adjoint de Paris (1983-1995)
Yon André, Maire-adjoint de Boissy Saint-Léger (94)


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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 20:19

Par Guillaume


La république est la forme d’organisation politique dans laquelle les détenteurs du pouvoir l’exercent en vertu d’un mandat conféré par le corps social.[1]

La Belgique n’est pas une république, mais une monarchie constitutionnelle, parlementaire. La succession au trône est déterminée par primogéniture. Dans le royaume de Belgique, le monarque est chef d’Etat par la naissance et pour toute sa vie, qu’il soit intelligent ou stupide, qu’il soit compétent ou incompétent.

C’est une survivance de l’Ancien Régime, qui divisait le peuple en trois ordres hiérarchisés et inégaux: le clergé, la noblesse et le tiers-état. La monarchie belge possède toujours les privilèges de l’Ancien Régime, ce qui fait de la Belgique une semi-démocratie.

Le prince Philippe de Belgique, héritier du trône, s’imagine d’ailleurs avoir une mission divine. Il croit à une monarchie héréditaire  de droit divin, comme feu le Roi Baudouin, qui attend sa béatification et sa canonisation, dès qu’on pourra lui attribuer un ou deux miracles, inventés par le Vatican. Une monarchie avec les privilèges y attachés, pour le Roi et ses enfants, est inacceptable pour tout citoyen qui comprend bien ce qu’est un régime démocratique.

Abraham dans son célèbre discours de Gettysburg en 1863 voyait la démocratie comme le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. La Révolution française a aboli les privilèges en France le 4.8.1789, En Belgique la monarchie et ses privilèges royaux ont survécu à la révolution et existent toujours. La Belgique a un système monarchique rétrograde et antidémocratique qui doit céder le pas à une république laïque assurant la séparation de l’Eglise et de l’Etat, dans l’intérêt de tous les citoyens épris de justice. En Belgique il n’y a pas de séparation entre l’Eglise et l’Etat comme en France et le clergé vit à charge du contribuable.

La «république» est censée servir l’intérêt général. Dans le Royaume de Belgique, l’entretien du Roi et de ses trois enfants, est contraire à l’intérêt général. On enrichit une seule famille vivant gratuitement dans plusieurs palais et à qui on attribue des dotations royales et princières exorbitantes. Le contribuable n’a pas à entretenir les enfants du Roi, qui parasitent à charge du contribuable toute leur vie, tout en étant  complètement inutiles.

Le président est élu directement ou indirectement ou désigné par le parlement, ses enfants ne peuvent bénéficier d’aucun privilège, ni d’aucun pouvoir,  en vertu de la loi, sinon ce serait une monarchie déguisée. Dans la monarchie le pouvoir est héréditaire tout comme les privilèges. La Belgique a même une démocratie héréditaire, parce qu’il faut pratiquement être fils d’un ministre ou d’un parlementaire pour le devenir à son tour.

Une république n’est pas ipso facto une démocratie, il y des républiques dictatoriales, mais la monarchie est en soi un système politique antidémocratique. La monarchie héréditaire est incompatible avec un régime démocratique. Le peuple doit pouvoir changer de chef d’Etat, ce qui est impossible dans un régime monarchique. Depuis que la Belgique existe (1830) les Belges n’ont jamais pu désigner directement ou indirectement le chef de l’Etat.

Dans une monarchie, le pouvoir constitutionnel du Roi est exorbitant. Le pouvoir législatif s’exerce collectivement par le Roi, la Chambre des représentants et le Sénat.  Le pouvoir exécutif fédéral, tel qu’il est réglé par la Constitution, appartient au Roi. Le Roi sanctionne et promulgue les lois. Le Roi, sans être élu ou désigné par les chambres fédérales réunies,  fait à la fois partie du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif.  Les princes et princesses sont sénateur de droit en vertu de l’article 72 de la Constitution. Cet article doit être abrogé et seul l’héritier du trône peut encore être sénateur de droit, en attendant que la république fédérale soit instaurée. Pour détenir un mandat parlementaire, il faut être élu, il ne suffit pas d’être prince pou princesse.

Dans une République, le président n’est pas exonéré d’impôts, mais  dans la monarchie belge, non seulement le Roi, mais même ses enfants, sont exonérés de tout impôt et les dotations faramineuses qui leur sont attribuées sont payées sans aucune retenue fiscale ou sociale.

Ces exemptions d’impôts violent les articles 10 et 172 de la Constitution. Il ne peut être établi de privilèges en matière d’impôts, et les Belges sont égaux devant la loi y compris le Roi et ses enfants. Il faut donc supprimer toutes les dotations aux enfants du Roi. La Constitution n’accorde aucune dotation aux enfants du Roi, ni aux frères et sœurs du Roi. Le Roi reçoit assez de millions d’euros,  par sa liste civile, pour éduquer et entretenir ses enfants. La famille royale doit payer des impôts comme tout citoyen.

En vertu de l’article 113 de la Constitution, le Roi possède le droit de conférer des titres de noblesse héréditaire ou pas. Le Roi accorde des titres de comte, vicomte, baron, chevalier et écuyer. C’est encore un privilège de l’Ancien Régime, même si la Constitution ajoute que le Roi ne peut y attacher aucun privilège. Ces titres de noblesse restent une bonne carte de visite qui ouvre bien des portes, notamment pour entrer dans la direction des banques et autres organismes nationaux ou internationaux et confère bel et bien un privilège non écrit. D’une manière ou d’une autre, celui qui reçoit un titre de noblesse l’exploite à son avantage. Le Prince Lorenz de Belgique, occupe des postes dans certaines banques. Le comte Lippens vient de quitter la banque Fortis où il était le grand patron. Albert-II renforce chaque année la monarchie en attribuant une vingtaine de titres de noblesse héréditaires ou pas, à des gens influents du monde politique, du monde des affaires (establishment) et du monde artistique et sportif. Son frère Baudouin anoblissait chaque année une trentaine de personnes.

En distribuant ces titres de noblesses, la monarchie attire dans son camp des familles entières, qui deviennent de fervents royalistes. Eddy Merckx, très populaire,  a été fait baron à tire personnel et écuyer à titre héréditaire. Son fils Axel est donc écuyer, et sa descendance également. Cela n’empêchera pas qu’Eddy Merckx ne sera jamais admis dans «l’establishment» mais sa famille, servira la cause royale. Le chirurgien Jacques Rogge, président du C.O.I a reçu d’Albert-II.  Il y  a déjà plus de 25.000 nobles en Belgique, et chaque année l’armée de nobles s’agrandit. A la fin, il y a tellement de nobles, qu’il devient impossible de changer de système politique, parce que les pro-monarchistes nobles ou anoblis détiennent les rênes du pouvoir.

Dès qu’il y a une critique sur la monarchie, les anoblis, comme le Vicomte Eyskens, le Vicomte Davignon, le Baron Decroo appartenant à l’establishment, sont là pour défendre la monarchie. Le Vice-président de la chambre, Decroo et le président du Sénat, Armand Dedecker disculpaient publiquement Laurent dans le scandale d’embellissement de sa villa, sans attendre l’avis de la justice. Un prince est, pour le baron Decroo, Herman, toujours innocent et intouchable. Il n’a pas été anobli pour rien. En anoblissant tous les personnages influents dans le pays, le Roi assure la pérennité du trône et les privilèges de sa famille. L’article 113 de la Constitution devrait être abrogé, parce qu’il permet de miner la démocratie en multipliant les barons et les comtes, qui deviennent des militants royalistes, comme le vicomte Marc Eyskens, le vicomte Etienne Davignon ou le baron Decroo, etc.

Si la personne du Roi est inviolable et qu’il est interdit de le poursuivre pénalement et civilement, on peut encore l’admettre puisqu’il est le chef de l’Etat. Par contre un prince ou une princesse de sang royal; ne peut être cité devant le tribunal sans l’accord du Roi, ce qui constitue une justice de classe. Il suffit donc au Roi de ne pas donner son accord, pour paralyser la procédure judiciaire. C’est un privilège injustifiable, contraire à l’article 110 de la Constitution qui stipule qu’il n’y a dans l’Etat aucune distinction d’ordres, les Belges sont égaux devant la loi.

L’article 510 du C.I.C  précise que les princes ou princesses de sang royal ne pourront jamais être cités comme témoins, même pour les débats qui ont lieu en présence du jury, si ce n’est dans le cas où le Roi, sur la demande d’une partie et le rapport du Ministre de la Justice, aurait, par un arrêté spécial, autorisé cette comparution. Les articles 511 à 512 du C.I.C. déterminent aussi de quelle façon ces auditions peuvent se dérouler. Ce texte archaïque a été voté par la loi du 10.07.1967, art.1, 109, ce qui indique à quel point ce pays évolue lentement, malgré ses multiples modifications de la Constitution.

Le 15 septembre 2008 le journal De Morgen annonçait que le programme VTM-Royalty avait calculé que le prince Laurent  avait reçu une dotation nette  en 2007 de 312.000 euros, pour 36 visites officielles d’une durée moyenne de 2 heures, ce qui fait 8.666 euros pour une visite d’environ 2 heures pour se faire applaudir. On n’a pas calculé les frais occasionnés pour assurer la sécurité de ces princes et princesses inutiles et le personnel mobilisé pour leur visite inutile. Le prince Philippe et la princesse Mathilde, avec une dotation nette de 924.000 euros, ont fait l’année passée 146 visites officielles, ce qui fait une indemnité journalière de 6.328 euros pour aller se faire admirer et recevoir des cadeaux, des fleurs et des dîners gratuits. Ces 146 visites auront coûté des millions en déplacements, sécurité, et séjour. Il aurait aussi fallu calculer cela.

Ces chiffres ont été calculés sur leur dotation de 2007 qui a été indexée entretemps par une augmentation scandaleuse sur des dotations déjà gigantesque, de 5,1% pour le Roi (9.928.000 euros nets), le prince Philippe + 5,6 % 961.000 euros nets, la princesse Astrid + 5,7 % 333.000 euros nets, le prince Laurent + 5,6% 319.000 euros nets, la veuve du Roi Baudouin, + 5,1% 1,52 millions d’euros nets. Les ministres pour travailler, ont + 200.000 euros bruts, cela fait net environ 100.000 euros, soit le 15ième de ce que touche la veuve Fabiola dans son palais gratuitement occupé, un 9ième de ce que reçoit le prince Philippe et moins d’un tiers de ce que reçoivent Astrid et Laurent pour occasionnellement s’exhiber inutilement quelque part. Une telle situation ne peut perdurer, dans une Belgique où il y a plus d’un de 1,5 millions de pauvres et dans laquelle des gens vivent avec 800 euros par mois.

Le Roi Albert qui s’en va en vacances la moitié de l’année,  reçoit néanmoins 9,93 millions d’euros. Comme il est régulièrement en vacances en Italie ou en France,  il faut un avion spécial pour apporter le courrier, ce qui coûte des millions d’euros au contribuable. Il oublie qu’il est payé pour être à son poste surtout avec,  au lieu de voguer continuellement le long de la côte d’Azur et de la côte italienne, avec son bateau de 1.500.000 euros. Le ministère de la Défense a payé pour la moitié de l’année 2008 déjà 131.000 euros pour les déplacements (vacances) du Roi et de la Reine, avec quinze allers-retours en avion militaire, en 5 mois, dont 14 avec un avion Embraer 135. Ces voyages sont, à une exception près, la visite à Münich, (sous réserve) des déplacements privés. (Voir le journal De Morgen du 2.10.2008). 

On dit que le Roi pour sa sécurité doit utiliser un avion militaire, et nous sommes d’accord, mais on ne dit pas pourquoi un Roi a besoin d’être en vacances la: moitié de l’année à l’étranger, alors que les Belges ont un congé de maximum 4 ou 5 semaines. Il doit en être de même pour le Roi, qui ne peut toucher une somme astronomique, pour être absent environ la moitié de l’année.  Comme il touche une dotation exorbitante de 9.928.000 euros nets, il faut que ses allers-retours en avion militaire, pour raisons de vacances, fassent l’objet d’une facture, à déduire de sa dotation. S’il veut constamment partir en vacances, au lieu d’être à son poste, il doit abdiquer. Seuls les voyages à attribuer à sa fonction doivent être comptabilisés à charge de l’Etat fédéral, et il lui restera assez de millions d’euros pour mener sa «joyeuse vie»  à la côte d’Azur ou en Italie.

Les bruits courent que le Roi Albert-II abdiquerait en 2009 pour son fils Philippe. Non seulement cela engendrera une dotation royale faramineuse pour le «Roi retraité», mais le Gouvernement prépare déjà une combine pour modifier la loi sur les dotations princières, afin d’entretenir les frères et sœurs du futur Roi Philippe, jusqu’à la fin de leur vie. Cela sera une nouvelle extension des dotations, après l’abdication ou la mort d’Albert-II, puisque Laurent et Astrid ne seront plus enfant du Roi, mais frère et sœur du Roi. On donnera une autre dénomination à ces dotations.  Le mot dotation sera remplacé par «indemnité», et on fera croire qu’on a supprimé les dotations au peuple trompé.

Le sénateur Monfils et le président de la Chambre De Decker,  ont déjà publiquement annoncé que les prince Laurent et la princesse Astrid, garderaient leur dotation pour toute leur vie, mais probablement sous une autre dénomination. Le pseudo-antiroyaliste et sénateur Pol Van Den Driessche a déjà déclaré également, qu’il ne s’agit pas de priver le prince et la princesse de tout revenu. Autrement dit il va présider une commission sénatoriale pour changer la loi afin que les frères et sœurs du futur Roi puissent continuer à parasiter sur le compte du contribuable. 

La princesse Astrid et le prince Laurent n’ont aucun droit à être sénateur de droit, ni comme enfants du Roi, et encore moins comme frère et sœur du Roi. On envisage même de les payer comme les sénateurs élus, ce qui serait une autre forme de continuer à les entretenir à charge du contribuable, après la mort ou l’abdication d’Albert-II. Ces princes ne pouvant faire de la politique, n’auraient aucune activité politique au Sénat, et porteraient uniquement le titre, pour encaisser de «gros émoluments sous forme d’indemnités» et bénéficier de l’immunité parlementaire en plus de leur protection princière spéciale résultant d’autres dispositions légales.

Pourquoi un Roi qui gagne 9.928.000 euros nets par an doit-il avoir des dotations supplémentaires pour ses enfants. Est-ce que pareille somme astronomique ne suffit pas à éduquer et entretenir ses enfants, y compris à préparer son fils ou sa fille à sa succession, sans octroi supplémentaire de sommes faramineuses pour chaque enfant? Est-ce que les Belges ne doivent pas éduquer et entretenir leurs enfants de leur petit traitement ou salaire insignifiant et se sacrifier et se priver pour payer les études secondaires et universitaires si possible? En aucun cas et pour aucun enfant du Roi, les dotations princières  se justifient, ni aucune autre indemnité. Le contribuable ne doit pas payer les « Ferrari» du prince Laurent, ou l’hélicoptère du prince Philippe.

La Belgique a une dette publique fédérale de 300 milliards d’euros, sans compter les dettes régionales, provinciales, communales, etc. Le Gouvernement Leterme s’est porté garant selon le baron Herman, Decroo pour 88 milliards d’euros envers différentes banques à cause de la crise financière. Ce montant a encore augmenté par l’injection de 3,5 milliards dans la KBC. Cela correspondant à une année du budget de l’Etat fédéral. Si cela tourne mal avec les garanties bancaires octroyées, la Belgique s’effondrera totalement comme l’Islande, et sa faillite virtuelle existe d’ailleurs déjà depuis avant cette crise financière.

C’est le Baron Herman, Decroo, aux multiples mandats politiques, qui a fait allusion à l’islandisation de la Belgique. L’Islande demande de l’aide au F.M.I, bientôt ce sera au tour de la Belgique.

La famille royale est très riche et les princes et princesses (15)  ne seront jamais dans la nécessité de devoir travailler, en cas de suppression de la monarchie. Il faut qu’on cesse d’entretenir les princes et princesses dans des châteaux, avec des dotations gigantesques, qui les enrichissent, alors qu’ils ne servent absolument à rien, n’ont aucune utilité quelconque, et ne doivent jamais rien dépenser lorsqu’ils se rendent n’importe où en visite. Le Colonel Noël, Vaessen dans son nouveau livre  «La Couronne mise à nu» précise que la famille royale ne dépense jamais rien, qu’ils «rasent gratuit» partout dans leurs déplacements et reçoivent encore des cadeaux en plus. Ils ne doivent jamais dépenser un euro. Leurs  déplacements, c’est pour aller couper un ruban,  lire une page de discours préparé, boire, manger être fleuris et recevoir des cadeaux. Ces princes et princesses ne servent à rien, mais aucun journaliste n’oserait l’écrire. Il faut mettre fin à ce gaspillage.

Il est complètement faux qu’on ne puisse instaurer un régime républicain pour mettre fin à une monarchie qui coûte 50 millions d’euros au contribuable et qui nécessite l’entretien de plusieurs palais pour toute la famille royale.

La Constitution fédérale devrait être modifiée et l’article premier libellé comme suit: Art. 1. La Belgique est une République fédérale, laïque, démocratique et sociale ayant à sa tête un président protocolaire. La République fédérale belge assure la liberté de conscience totale. Elle ne reconnaît,  ni ne subventionne aucun culte.

Une République laïque et démocratique, ne peut se concevoir sans séparation totale entre l’Eglise et l’Etat. L’Etat n’a pas à subventionner les religions autrement dit les sectes, grandes ou petites, qui vivent de la superstition,  qu’elles soient reconnues ou non. Un tel Etat  n’est pas neutre et c’est inadmissible que l’argent du contribuable sert à endoctriner les enfants avec des dogmes stupides comme la trinité, l’immaculée conception, la résurrection ou la réincarnation.  Il est question d’entretenir le bouddhisme en Belgique. Les moines bouddhiques vont-ils enseigner aux enfants qu’on peut se réincarner mille fois, étant réincarné de temps en temps en un serpent, un crabe, une mouche ou un éléphant. C’est encore plus invraisemblable que la fausse résurrection enseignée aux enfants par les curés. Vat-t-on bientôt aussi entretenir la scientologie? L’Etat verse des milliards pour les différentes sectes reconnues en Belgique, alors que cet argent devrait servir à la science, à l’enseignement et à la santé des Belges, à payer les pensions. L’Etat n’a pas à favoriser par la subvention une religion par rapport à une autre. L’Etat ne peut  être ni religieux ni athée. Il ne peut encourager aucune idéologie religieuse, philosophique ou politique, c’est dangereux pour la liberté et l’égalité des citoyens. C’est financer le communautarisme religieux. L’Etat ne peut protéger les croyants et les incroyants qu’en restant neutre. Il doit assurer la liberté d’opinion pour tous les citoyens,  sans en exprimer une lui-même. Il ne faut ni de l’argent pour promouvoir les religions, ni pour promouvoir la laïcité, ce n’est pas le rôle d’un Etat neutre.

Le Roi des Belges n’est que le Roi des catholiques. La famille royale ne montre aucune discrétion en matière religieuse et agit comme si  la religion de l’Etat c’est le catholicisme et que les laïques, les athées, les croyants d’autres religions, cela n’existe pas. Il en est de même dans le protocole au palais royal, où  le cardinal a la préséance sur tous les autres dignitaires, venant immédiatement après la famille royale.

L’Etat ne peut servir à financer les différentes «superstitions» les unes plus dangereuses que les autres.

En Belgique il y a des élections communales, provinciales, régionales, fédérales, européennes. C’est un pays devenu ingouvernable par sa régionalisation et sa fédéralisation.  Il faut réduire ces multiples élections, parce qu’une élection est à peine terminée qu’une autre se pointe à l’horizon. Les politiciens,  à peine élu dans un parlement fédéral, se demandent déjà comment ils vont aussi se faire élire dans un autre parlement régional, un conseil provincial ou communal.

C’est pourquoi il faut organiser en même temps : les élections régionales, fédérales et européennes. Les élections communales et provinciales s’effectuant tous les six ans. Deux élections, c’est largement suffisant en un laps de temps de 5 à 6 ans.. On épargnera des milliards et les 55 ministres auront le temps de s’occuper de leurs dossiers au lieu de s’occuper de leurs campagnes électorales.

Le président, dans cette république fédérale laïque, doit avoir une fonction purement protocolaire. Il ne doit pas ratifier et publier les lois, comme c’est déjà le cas pour les décrets régionaux et communautaires. Il ne faut pour ce président, qu’un seul palais présidentiel, tous les autres palais occupés gratuitement par la famille royale peuvent être vendus. (Verhofstadt vendait bien les ministères, les ambassades et les palais de justice au lieu d’assainir les finances publiques). Le président aurait un traitement de  230.000 euros, bien entendu soumis à des retenues fiscales et sociales. Fini  les privilèges et exonérations fiscales et sociales.

Comme le Président n’a qu’une fonction protocolaire, il peut être élu directement ou indirectement. L’élection indirecte est préférable. Les élections parlementaires ayant lieu tous les cinq ans, on peut y joindre une liste pour choisir le président, cela ne coûte rien. On peut, surtout pour un président protocolaire, le faire désigner par les chambres fédérales réunies, et plus tard, par la chambre fédérale, lorsque le Sénat inutile aura disparu.

Quant au problème Flamands-Wallons, il n’y en aurait aucun. Le président serait choisi tous les cinq ans, une fois parmi les candidats francophones, (connaissant l’autre langue nationale) et une fois parmi les candidats (flamands) connaissant l’autre langue nationale. De nombreux politiciens francophones parlent actuellement aussi le néerlandais. Il n’y aurait donc aucun problème pour choisir dans les chambres fédérales un candidat pour remplir cette mission. En Suisse il y a quatre langues, et on ne désigne le président que pour un an. On peut s’en inspirer. Une fonction présidentielle d’un an c’est trop court, il faudrait qu’elle soit d’une durée de cinq ans.

La Belgique doit simplifier ses structures, en supprimant les commissariats d’arrondissement, les provinces et le Sénat, inutile. Elle doit en même temps instaurer un régime démocratique réel, c’est-à-dire une République fédérale laïque et sociale, ce qui n’est pas le cas avec une monarchie héréditaire. Nous vivons encore dans une semi-démocratie.

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[1] Petit Larousse illustré
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