Culture et mémoire républicaine

 

Recherche

A propos du site

19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 22:42

Avec la loi « création et internet », qui concrétise les conclusions du rapport Olivennes, le gouvernement veut imposer en France un internet « à la chinoise », d’avance condamné par l’évolution technique. Plutôt que de s’incliner devant le conservatisme archaïque des majors de la musique, la ministre de la Culture ferait mieux de se battre pour la licence globale, seul moyen réaliste de concilier une juste rémunération des auteurs / interprètes au prorata de leur audience sur la toile avec le nécessaire développement de la civilisation de l’internet.

Ce projet de loi menace l’Etat de droit car, en instaurant une autorité judiciaire privée capable de prononcer des sanctions appartenant dans toute démocratie aux seuls magistrats, il crée une dangereuse justice d’exception.

Il est également liberticide car il va permettre la surveillance généralisée de l’internet par ces vigiles d’un nouveau genre, au mépris du plus élémentaire respect de la vie privée. Et ce n’est pas Bruxelles, de mèche avec les majors du disque, qui s’y opposera, tout au contraire - une modification en cours du droit européen accompagne cette loi !

Ce projet de loi, enfin, est rétrograde, car il entend, à contre courant de l’histoire et du Progrès technique, ériger des barrières qui seront inévitablement enfoncées ou contournées.

Cette vaine politique du tout-répressif et du flicage généralisé fait penser à l’acharnement déployé au XVème siècle par les moines-copistes qui, pour préserver leurs privilèges, prétendaient faire interdire l’imprimerie.

Je suis convaincu que les nombreux parlementaires, issus de toutes les familles politiques, qui se battent depuis 2006 pour la liberté de l’internet, sauront se mobiliser pour ramener à la raison le Gouvernement et permettre, enfin, l’avènement de l’économie numérique de demain.


Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste de l’Essonne Président de Debout la République

Repost 0
Published by le Citoyen Thimèle - dans Libertés - Sécurité & Justice
commenter cet article
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 17:42

Deux poids, deux mesures.

 
En 2005, quels sont les peuples qui auraient dû être consultés sur la Constitution Européenne ? 9 peuples devaient être consultés par référendum.

Les peuples luxembourgeois et espagnols ont bien été consultés : ils ont voté OUI. Les peuples français et hollandais ont bien été consultés : ils ont voté NON.

Mais que s'est-il passé en 2005 ?

Les 5 référendums qui étaient prévus ont été suspendus !

- Le peuple danois aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple irlandais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple portugais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple tchèque aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple anglais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

On veut bien consulter les peuples par référendum, mais si les peuples votent NON, on suspend les référendums !


En revanche, que s’est-il passé en 2008 ? Un seul peuple est consulté sur le traité de Lisbonne : le peuple irlandais. Le 12 juin 2008, le peuple irlandais dit NON au traité de Lisbonne. La ratification va-t-elle être suspendue ?

Bien sûr que non ! Cette fois-ci, la ratification doit continuer ! Toute l’aristocratie européenne l’a dit : « la ratification du traité de Lisbonne doit continuer malgré le NON du peuple irlandais ! »


Mais alors, pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ?

Pourquoi, en 2005, la ratification de la Constitution Européenne a-t-elle été suspendue après le NON français et le NON hollandais ?

Et pourquoi, au contraire, la ratification du traité de Lisbonne doit-elle continuer après le NON irlandais du 12 juin 2008 ?


Réponse :

-         en 2005, la ratification de la Constitution Européenne a été suspendue car les peuples danois, irlandais, portugais, tchèques et anglais auraient peut-être répondu NON par référendum ! L’aristocratie européenne n’a pas voulu prendre ce risque !

 
-         En 2008, la ratification du traité de Lisbonne peut continuer car les parlements répondront OUI ! Les parlements, eux, votent bien !


Instit
Repost 0
Published by le Citoyen Thimèle - dans Traité de Lisbonne
commenter cet article