Culture et mémoire républicaine

 

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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 22:31
Par Geneviève Blache


"Un peuple est libre quand il ne peut être opprimé ni conquis, égal quand il est souverain, juste quand il est réglé par des lois."
Saint-Just

N’a-t-on pas le droit de rester fidèle à notre culture ?

La France n’a jamais été de culture anglo-saxonne, est-ce une faute ? A l’école, nous avons appris que mes ancêtres étaient des Gaulois, et que nous étions essentiellement de culture gréco-romaine.

Aujourd’hui, dans l’empire américano-européen, toutes les nations doivent être nivelées afin de construire l’Europe intégrée... alors fi de nos us et coutumes... l’UE remplace l’URSS, le goulag en moins... c’est déjà un progrès !

Notre langue est le français, elle est assez riche pour que l’on y trouve les mots nécessaires à l’expression de nos pensées ou sentiments. Pourtant, quand nous lisons la presse, il faut traduire un sabir anglo-américain, nouvelle langue incompréhensible de la pensée globale.

Il faudrait que notre droit romain devienne droit anglo-saxon... il paraitrait qu’il serait le meilleur !

Il faudrait que notre modèle politique devienne le bipartisme anglo-saxon... il paraitrait qu’il est le meilleur ! Nous ne savons pas l’appliquer, nous l’avons transformé en régime des partis, avec une loi sur leur financement qui est inique. Si nous voulons instaurer le bipartisme dans notre vie politique, il faut tout changer, (y compris le mode électoral), ainsi, il est antidémocratique, contrairement à ce qui se passe dans les pays anglo-saxons.

Et tout à l’avenant !

Toute la journée, j’entends : en Amérique on fait... en Angleterre on dit...

Plus de service public à la française... plus de conquête sociale... le bonheur dans l’avenir c’est forcément le libre échange, que l’on nomme à tort libéralisme, dont plus personne ne sait ce que ce terme englobe tant il est galvaudé !

Mais sait-on que les « vrais » libéraux ont expliqué, et ce n’est pas d’aujourd’hui, que le libéralisme ne pouvait exister qu’entre pays de même niveau économique, et que le mondialisme qui a toujours existé, doit être régulé, que les nations doivent s’en défendre.

Ne voit-on pas que le pays réputé comme le plus libéral sur le plan de l’économie, les États-Unis, sait se protéger, à juste titre, du libre échangisme, qu’il prône pour les autres !

Nos usines ferment leur porte et on nous dit que l’on n’y peut rien, c’est la mondialisation, c’est inéluctable, il faut l’admettre, on ne peut y échapper !

Nous devons devenir un peuple d’ingénieurs ou d’employés de services pour ceux qui ne peuvent plus se servir... car, là, il ne peut y avoir de délocalisation !

Pourquoi est-on si certains que dans les autres pays du monde on ne peut voir l’émergence d’ingénieurs ? Et puis les services, est-ce tout ce que dans l’avenir nous sommes capables de faire... et comment servir des citoyens qui n’auront plus les moyens de rémunérer ces services puisque nous ne savons plus protéger notre outil de production et nos emplois ?

Alors je dis au peuple, vous allez devoir voter, alors redressez-vous, réveillez-vous, révoltez-vous !

 

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Published by le Citoyen Thimèle - dans Combat Républicain
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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 22:02
Il ne s'agit pas de défendre le négationnisme de quelques génocides ou crimes que ce soit. Ce qu'il faut défendre, c'est la liberté de pensée et d'expression et le vivre-ensemble. Il existe des lois contre les racismes et contre la diffamation. Nier un génocide reconnue par l'ensemble des historiens relève bien souvent d'une haine vivace, que l'on pourrait alors aisément condamner avec. Mais ces lois mémorielles sont inutiles de ce point de vue là et sont mêmes dangereuses. Elles n'ont que pour but, premièrement, d'établir des vérités historiques officielles. L'histoire a pour de but de faire connaître et comprendre le passé, elle n'a pas pour but de le juger. Deuxièmement, l'histoire ne peut être pas être mis entre les mains de guerriers de la mémoire. L'histoire officielle particulière que l'on établit ne peut que diviser les individus. Il n'y a pas que les Noirs, les Juifs et les Arméniens qui ont été victimes de génocide. On peut dès lors s'attendre à une nouvelle surenchère de la part d'autres communautés eux aussi victimes. Au lieu d'apaiser, on perpétue ces douleurs. Au lieu d'apaiser, on déclenche la guerre des mémoires. Stop !





Communiqué de « Liberté pour l'Histoire » du 12 octobre 2006 :


La France est engagée dans un processus accéléré de lois établissant des vérités d'Etat sur le passé. Alors même que le Président de la République a déclaré que « ce n'est pas au Parlement d'écrire l'histoire », le vote, aujourd'hui, d'une nouvelle loi sur le génocide arménien constitue une véritable provocation. Si profond que soit le sentiment de solidarité que nous éprouvons pour les victimes de l'histoire, nous élevons une protestation solennelle : cette nouvelle loi s'inscrit dans un mouvement rapide d'appropriation de l'histoire par des mémoires particulières et de recul des libertés démocratiques.

En repoussant un amendement qui visait au moins à préserver de la censure et de la répression « la recherche universitaire et scientifique », l'Assemblée nationale vient d'ôter le masque : ce ne sont pas d'éventuels « troubles à l'ordre public » qu'elle entend empêcher par ces lois, c'est bien la recherche universitaire et tous les enseignants qu'elle veut, sous peine d'amende ou de prison, soumettre aux vérités officielles qu'elle édicte. Les historiens se trouvent ici en première ligne d'un combat qui intéresse tous les citoyens et met en cause la possibilité pour chacun d'accéder à la connaissance et au libre examen. Ce sont bien les libertés de pensée et d'expression qui sont menacées.

De même que l'article 4 de la loi de février 2005 relatif à la colonisation, récemment abrogé, la loi relative au génocide arménien est contraire à notre Constitution et aux principes généraux du droit. C'est pourquoi, si le Sénat devait confirmer le vote de l'Assemblée, nous demanderions au Président de la République de saisir le Conseil Constitutionnel, gardien de la Constitution et des libertés, pour qu'il annule la loi du 29 janvier 2001, modifiée par la loi adoptée le 12 octobre 2006 par l'Assemblée nationale.


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Liberté pour l'histoire

Emus par les interventions politiques de plus en plus fréquentes dans l'appréciation des événements du passé et par les procédures judiciaires touchant des historiens et des penseurs, nous tenons à rappeler les principes suivants :

L'histoire n'est pas une religion. L'historien n'accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous. Il peut être dérangeant.

L'histoire n'est pas la morale. L'historien n'a pas pour rôle d'exalter ou de condamner, il explique.

L'histoire n'est pas l'esclave de l'actualité. L'historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n'introduit pas dans les événements d'autrefois la sensibilité d'aujourd'hui.

L'histoire n'est pas la mémoire. L'historien, dans une démarche scientifique, recueille les souvenirs des hommes, les compare entre eux, les confronte aux documents, aux objets, aux traces, et établit les faits. L'histoire tient compte de la mémoire, elle ne s'y réduit pas.

L'histoire n'est pas un objet juridique. Dans un Etat libre, il n'appartient ni au Parlement ni à l'autorité judiciaire de définir la vérité historique. La politique de l'Etat, même animée des meilleures intentions, n'est pas la politique de l'histoire.

C'est en violation de ces principes que des articles de lois successives ­ notamment lois du 13 juillet 1990, du 29 janvier 2001, du 21 mai 2001, du 23 février 2005 ­ ont restreint la liberté de l'historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu'il doit chercher et ce qu'il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites.

Nous demandons l'abrogation de ces dispositions législatives indignes d'un régime démocratique.

Jean-Pierre Azéma, Elisabeth Badinter, Jean-Jacques Becker, Françoise Chandernagor, Alain Decaux, Marc Ferro, Jacques Julliard, Jean Leclant, Pierre Milza, Pierre Nora, Mona Ozouf, Jean-Claude Perrot, Antoine Prost, René Rémond, Maurice Vaïsse, Jean-Pierre Vernant, Paul Veyne, Pierre Vidal-Naquet et Michel Winock

Pétition parue dans Libération le 13 décembre 2005

(
Contacter l'association "Liberté pour l'histoire" : libertepourlhistoire@wanadoo.fr)

Observatoire du Communautarisme

Article publié pour la première fois le 17 octobre 2006
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