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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 14:00

Alors que s'enraye chaque jour un peu plus la machine européiste, et qu'approche les élections européennes, le "Cercle du 29 mai 2005", dans une optique de proposition de voie alternative, s'est penché sur la rédaction d'une "esquisse de projet de traité instituant une Communauté des Etats Européens". Celui entend fixer les futurs principes de bases d'une nouvelle Europe soucieuse des démocraties et souverainetés nationales. Et les porter au débat public, notamment autour d'un rassemblement des républicains souverainistes en vue des prochaines élections européens.

Vous pouvez accéder à la lecture de ce document ci-dessous, après sa présentation par Michel Robatel.



"Madame, Monsieur, Chers Concitoyens,

Fondé à Lyon en 2006, le Cercle du 29 mai 2005 rassemble des républicains issus de tous horizons souverainistes animés par la volonté que la France continue de vivre et d’apporter, en toute liberté, sa contribution au concert des Etats et des peuples de l’Europe.

Cercle de réflexion et de propositions, nous mettons l’accent sur le caractère erroné, utopique et inefficace d’une Europe fédérale à la construction de laquelle nous conduisent, depuis cinquante ans, des traités successifs et que rejettent désormais les peuples lorsqu’ils sont consultés par référendum.
Mais s’il est simple de critiquer, beaucoup plus ardue s’avère la tâche de proposer une voie alternative.

Nous-nous y sommes cependant décidés et un groupe d’entre nous vient de rédiger l’« Esquisse d’un projet de traité instituant une Communauté des Etats européens », dont nous vous remettons, ci-joint, un exemplaire.

Travail citoyen et non d’experts, cette esquisse décrit les principes de base sur lesquels doit se fonder la coopération des nations européennes, le premier d’entre eux consistant à redonner le pouvoir aux Etats, expressions des nations souveraines.

Nous souhaitons que ce document incite les patriotes français à se rassembler et à travailler à un projet commun qui pourrait être présenté à l’occasion des prochaines élections européennes.

Le conflit géorgien et la crise économique ont mis en lumière l’échec du montage fédéraliste et le nécessaire recours au pouvoir décisionnel des Etats. C’est par gros temps que les institutions, comme les hommes, se révèlent. Le moment est venu d’en tirer les leçons.

Nous accueillerons avec intérêt votre réaction et, vous en remerciant par avance, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, Chers Concitoyens, à l’expression de notre considération distinguée.

Pour le Cercle du 29 mai 2005

Michel ROBATEL.


Ont participé à l’élaboration de l’Esquisse :

Gérard LAFAY (Professeur Honoraire
Université Panthéon-Assas Paris II)
Jean-Louis MASSON (Economiste Conseil)
André VIANES (Avocat – Economiste)

En sont les corédacteurs :

Simon ARCHIPENKO (Consultant en entreprises - Essayiste)
 Roland HUREAUX (Essayiste)
 Michel ROBATEL (Industriel)



Cliquer ici pour télécharger le document

(ou rendez-vous sur ce site pour le consulter en ligne : http://www.cercledu29mai2005.eu/ )

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 22:00


Par Bernard Cassen


Y a-t-il une seule Europe possible, l’actuelle ? Les peuples ne sont pas tous de cet avis. Dans trois des pays où a eu lieu un référendum, ils ont dit « non » à cette Europe-là : en France et aux Pays-Bas en 2005, en Irlande en 2008. La réponse des gouvernements et des institutions européennes à ce triple camouflet a été simple : les peuples ont « mal » voté parce qu’ils étaient mal informés des « bénéfices » que leur apporte l’Union européenne (UE). Les dirigeants européens en ont tiré deux conséquences : d’une part, ne tenir aucun compte des résultats de ces scrutins ; d’autre part intensifier les efforts d’ « explication » des politiques de l’UE.


Manipulations en France et aux Pays Bas


Le premier objectif a été atteint en France et aux Pays-Bas en faisant ratifier par la voie parlementaire un texte - le traité de Lisbonne - à 98 % identique à celui sur la « Constitution européenne » rejeté par les électeurs. Pour l’Irlande, un tel tour de passe-passe étant constitutionnellement impossible, les citoyens de la République devront revoter avant la fin de l’année 2009. Le second objectif - persuader les citoyens du bien-fondé des politiques européennes – n’est pas atteignable directement. Il y a peu de chances, en effet, de mobiliser la majorité des populations en faveur du dumping fiscal et social, du démantèlement des services publics et des libéralisations en tout genre qui constituent l’ordinaire de l’activité communautaire.
L’astuce consiste à faire adhérer les citoyens à des principes européens plus généraux, tels que la démocratie, la paix, le rapprochement des peuples, le développement durable, l’emploi, etc., qui seraient mieux garantis par une intégration toujours plus poussée au sein de l’UE. L’approbation de ces principes équivaudra alors implicitement à l’approbation de politiques réellement existantes qui, dans les faits, vont le plus souvent à leur encontre. 



2,4 milliards d'euros pour la propagande !


Pour mener à bien cette stratégie de communication ou plus exactement de propagande, la Commission européenne dispose de moyens financiers considérables. Une étude de Open Europe [1] les chiffre à 2,4 milliards d’euros en 2008. Cette organisation est composée de grands patrons britanniques eurosceptiques et partisans d’une Europe encore plus libérale qu’elle ne l’est actuellement. Son étude met ainsi sur le même plan le soutien à des actions de relations publiques et l’appui aux programmes d’échanges d’étudiants au sein de l’UE.

Ces réserves faites, son rapport constitue une mine d’informations précieuses. On y apprend notamment que, à elles seules, les actions de communication directe de la Commission disposent d’un budget de 206 millions d’euros.

Tout cela pour une « information » dont l’unique objectif est la célébration des bienfaits de l’UE et accessoirement de l’activité de la Commission qui se prétend par ailleurs « à l’écoute » des citoyens. Pourquoi alors ne préconise-t-elle pas la tenue de référendums pour leur donner la parole ? D’autant que ces scrutins sont des vecteurs privilégiés de l’information sur l’UE, comme l’atteste une étude récente [2] : en France, en Irlande et au Danemark, pays où le « non » l’a emporté lors de référendums, les personnes interrogées pouvaient répondre correctement à deux fois plus de questions sur les institutions européennes qu’en Allemagne, Belgique et Italie, pays sans référendums. Faut-il en conclure que l’UE ne gagne pas à être mieux connue ?



Mémoire des luttes



 [1]  http://www.openeurope.org.uk/research/hardsell.pdf

  [2]  http://www.iwantareferendum.com/publication/qvortrup.pdf
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