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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 22:40
Prologue :

Contrairement à ce qu’avait annoncé le magazine Marianne dans son article du 17 septembre 2008, " Balladur, missionnaire de l'«Union occidentale» " (1), l’Union atlantique devient peu à peu une réalité. Il est étonnant que le magazine de M. Jean-François Kahn, ce dernier étant membre du Modem, n’ait pas davantage approfondi le sujet qui est au centre des préoccupations de la Commission européenne et du Parlement européen. Je vais m’attacher à vous le démontrer.

   Tout d’abord, commençons par un amuse-gueule. Dans un article du journal Le Monde de mercredi dernier, "Facs européennes et américaines veulent renforcer leurs liens" (2), nous avons appris la création future de diplômes transatlantiques. A travers le programme Atlantis, la Commission de Bruxelles invite  "les universités françaises et américaines (...) à promouvoir des projets les plus ambitieux dans le domaine de la coopération universitaire, puisqu'il s'agit de favoriser, en particulier, la création de diplômes «transatlantiques », c'est-à-dire reconnus de part et d'autre". Ce projet est en continuité avec un document de la Commission européenne datant de juin 2006, "L’Union européenne et les Etats-Unis, des partenaires mondiaux, des responsabilités mondiales", dans lequel il est écrit p. 13, que "ces programmes permettent également d’obtenir des diplômes transatlantiques conjoints".  Comme il est écrit à la p.6 de ce même document avec une carte à l’appui, "en 1998, la Commission a lancé une initiative ambitieuse afin d’établir un réseau de centres européens dans des universités américaines fournissant des informations et un enseignement sur l’Union européenne. Les centres européens ont pour objectifs de sensibiliser les Américains à l’importance politique, économique et culturelle des relations transatlantiques, d’encourager une meilleure compréhension de l’Union européenne et des ses politiques aux États-Unis, de diffuser des informations et de faire connaître les avis de l’Union européenne sur des questions d’intérêt transatlantique au niveau régional". Ce programme Atlantis réjouira notre ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme Valérie Pécresse, en tant qu’ancienne Young Leader (2002) dans le cadre de la Fondation Franco-Américaine. Rappelons que "le programme phare des Young Leaders, piloté par les deux entités (ndlr : New-York et Paris), vise à créer et à développer des liens durables entre des jeunes professionnels français et américains talentueux et pressentis pour occuper des postes clefs dans l’un ou l’autre pays"(3). Dans l’article du journal Le Monde précédemment cité, il est aussi précisé que "les universités ne sont pas seules à pouvoir se porter candidates : les entreprises privées, industrielles ou commerciales, les organisations non gouvernementales et les organismes professionnels peuvent déposer des projets, le programme couvrant aussi la formation professionnelle". Quelle joie pour notre ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, Mme Christine Lagarde, qui en 2005, était membre de la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique et grande lauréate 2007 du prix de la Carpette anglaise. Après cette mise en bouche, "on descend avec le lapin blanc au fond du gouffre"(4). L’Union atlantique, ce n’est plus seulement une prophétie de  M. Richard  de Coudenhove-Kalergi, intervenant essentiel dans la création du Conseil de l’Europe, cela va devenir à court terme une réalité.


 

Lire la suite de l'article du "Canard Républicain"


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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 20:36

Le PSE (Parti Socialiste Européen) s'asseoit sur le vote des Français


Alors que la crise démontre chaque jour l’échec de la construction libérale de l’Europe, la réunion des dirigeants du PSE (Parti socialiste européen) à Madrid le 1er et 2 décembre a confirmé le soutien obstiné de la social-démocratie européenne à ce modèle calamiteux.

Le Manifeste pour les élections européennes adopté par le PSE déclare en effet : « l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne rendrait l’Europe mieux à même de relever les défis communs de façon démocratique, transparente et efficace. »

Comment peut-on parler de démocratie lorsque l’on appelle à s’asseoir sur le vote des Français, des Néerlandais et des Irlandais qui ont rejeté le traité de Lisbonne ou sa version initiale, le projet de Constitution européenne ?

Comment peut-on parler d’efficacité en soutenant un traité qui interdit notamment toute mesure contre les paradis fiscaux et toute politique ambitieuse de relance de la part de l’Union ou des Etats-membres ?

Ce suivisme conduit les principaux chefs de gouvernements sociaux-démocrates d’Europe, l’espagnol Zapatero, le portugais Socrates et le britannique Brown à annoncer qu’ils soutiendront la reconduction à la tête de la Commission Européenne du conservateur Barroso, dont le dogmatisme néolibéral apparaît pourtant sans limite.

Plus que jamais, les oui de gauche et les oui de droite se présentent comme compatibles. Ce n’est donc pas en votant pour les listes du PSE que l’on changera le contenu actuel de la construction européenne.

En signant ce manifeste, Martine Aubry confirme l’alignement du PS français sur l’orientation démocrate de centre-gauche qui domine le PSE. Tous les socialistes attachés à une réorientation sociale et démocratique de la construction européenne, intransigeants quant au respect de la souveraineté populaire, sont face à leurs responsabilités. Le Parti de Gauche les appelle à rester fidèles à leurs convictions en participant au front des forces de gauche qui se présentera lors des prochaines élections européennes au vote des Français.


Communiqué du Parti de Gauche
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