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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 14:50
image0.jpgDoucement mais sûrement, les cadors oui-ouistes du Parti Socialiste sont prêts, main dans la main avec Sarkozy, à prendre leur revanche sur ce peuple français - ignorant forcément - qui avaient votés NON à la Constitution européenne le 29 mai 2005.

Tout est parti de Moscovici qui fut le premier à avoir souhaiter que le groupe parlementaire PS ratifie le fameux traité simplifié, qui n'est rien d'autre qu'une copie maquillée de cette Constitution européenne que le peuple français avait refusé.

D'autres déclarations en ce sens, du lâche "je ne m'opposerai pas" au sincère "je voterai pour", ont ensuite suivis.

Le Conseil National du PS de ce week-end a clairement entériné cette donne : le PS penche sérieusement vers une approbation massive du traité simplifié par voie parlementaire et un refus d'appeler à un référendum. Même Ségolène Royal, qui avait annoncé, lorsqu'elle était candidate à la Présidence, que le référendum sur cette question était une "obligation démocratique", suit cette ligne.

Seules trois figures du PS, Fabius, Peillon, Mélenchon, dont les opinions sur ce traité simplifié divergent pourtant (le premier est indécis, le deuxième pour, le troisième contre), se prononce aujourd'hui pour un nouveau référendum.

François Hollande, qui doit rencontrer très prochainement Nicolas Sarkozy sur la question du traité simplifié, a prévenu qu'il ne lui demanderai pas d'organiser un référendum, pour la simple raison que ce dernier avait fait d'une ratification parlementaire un engagement de campagne !

Argument lâche quand on sait que l'UMP n'a pas la majorité des 3/5e au Parlement nécessaire à cette ratification et que le Parti Socialiste pourrait alors très bien obtenir de Sarkozy un référendum.

Mais le PS ne le fera pas. Le PS aime le peuple quand ça l'arrange. Quand le peuple pense tout autrement que soi, alors on préfère le contourner. Tout le monde sait qu'un référendum condamnerait sans appel ce traité simplifié tout comme en son temps sa copie, la Constitution européenne. Le PS, en bon agent de l'européisme, jouera le jeu de la supercherie. Il dira tout comme Sarkozy que le traité simplifié, ça n'a rien à voir avec la Constitution européenne, et que son adoption express, sans référendum, est une nécessité pour remettre l'Europe - en réalité leur Europe - en marche. Et l'affaire sera bouclée.

Que les choses soient clairs, il n'est pas scandaleux en soi que le Parti Socialiste soit, dans le cadre d'un référendum, pour le traité simplifié. C'est même parfaitement logique par rapport à sa position de 2005. Ce qui est scandaleux, c'est de remettre en selle, dans le dos des français, une Constitution européenne, via cette copie du traité simplifié, qu'ils ont déjà rejetés. Cela est purement et simplement un déni de démocratie. Cela s'appelle une trahison, même une haute trahison.

A ceux qui ne l'auraient pas encore remarqués, l'UMP et le PS démontrent ainsi une fois de plus qu'ils sont les meilleurs ennemis du monde. Ils aiment à s'opposer à longueur d'année mais sur les sujets décisifs, ils savent se retrouver pour mieux tromper le peuple.

L'UMP et le PS sont les deux faces d'une même pièce, celle de l'européisme intégriste.

Vive le peuple cocufié !
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 21:32
bhl-tarte.jpgBernard-Henri Lévy - dit BHL - est, paraît-il, un philosophe. Pourtant, à lire et écouter certains de ses propos qu'il tient depuis des lustres, on a du mal à y croire. Cela s'est une nouvelle fois avéré cette semaine. Invité mardi au "Sept-Dix" de France-Inter pour faire la promotion de son nouvel ouvrage, "Ce grand cadavre à la renverse", il n'a pas hésité une nouvelle fois à déverser toute sa haine sur tout ce qui n'était pas lui.

Bien que philosophe, BHL prétend avoir la vérité sur tout. Pas besoin d'argumenter, pas besoin de se justifier, ses propos valent parole d'Evangile. Pire, il n'hésite pas à utiliser l'injure, l'arme du faible par excellence. 

Tout le monde s'est attardé sur la polémique qu'il a créé avec Henri Guaino, le conseiller spécial de Sarkozy. Il l'avait en effet traité de "raciste", pour avoir écrit le fameux discours prononcé par Sarkozy au Dakar, dans lequel étaient portés, il faut bien l'avouer, des propos indignes sur l'"homme africain". Une remarque s'impose : si Guaino mérite le qualificatif de "raciste", pourquoi n'en est-il pas de même pour celui qui a lu le discours ?

Mais, pour BHL, Sarkozy n'est pas raciste. Il le connaît trop bien. Il ne peut pas l'être. Peu importe qu'il en a forcément pris connaissance avant de le lire, et que son âme d'anti-raciste aurait alors pu démasquer ces odieux propos. Non, Sarkozy ne peut pas l'être ! Un amoureux de l'Amérique comme lui, un libéral comme lui, ne peut pas l'être !

Mais par contre, ce "fêlé" de Guaino ne peut que l'être forcément ! 

Pourquoi donc? Tout simplement parce que Guaino, bien que rallié à Sarkozy, est un salaud de patriote jacobin. Dans l'esprit de BHL, être jacobin, c'est être un totalitariste, et être patriote, c'est n'être rien de moins qu'un "maurassien", nationaliste, fasciste et bien entendu raciste. Tout s'explique donc !

Mais la haine de BHL ne s'arrêta pas là. Il s'en prit aussi à un autre "maurassien", Jean-Pierre Chevènement, qu'il accuse d'avoir fait perdre Ségolène Royal aux dernières élections.

BHL, pour qui l'avenir de la gauche, c'est le libéralisme et l'atlantisme, n'en peut plus de Chevènement et de toute cette "gauche maurassienne". Il n'en peut plus de cette gauche qui ne serait pas de gauche, mais en réalité d'extrême-droite. La vraie gauche, selon lui, ne peut qu'être libérale !

Depuis des années, BHL montre toute son exécration à l'endroit de Jean-Pierre Chevènement. Maurassien donc, agent de l'extrême-droite, nationaliste, fasciste, totalitaire, antisémiste, anti-américain, xénophobe, ami de Saddam Hussein, national-bolchévique, national-socialiste, et j'en passe. A chaque année ou presque son insulte.

Mais pourquoi donc tant de haine ? Tout simplement parce que Chevènement aime la France et est attaché à la République. Chose trop grave pour BHL, pour qui on peut aimer l'Amérique, pour qui on peut aimer Israël, mais pas la France. Aimer la France, c'est un crime. Aimer la France, c'est être maurassien, nationaliste voire fasciste. Et la République ? Bolchévique, totalitaire forcément.

Et le vote "NON" du 29 mai 2005 ? Un vote nationaliste, populiste et xénophobe, allant à l'encontre de l'idéal des Lumières !

Haine et ignorance de la Nation et de la République, mépris et ignorance du peuple. Prétention d'avoir à soi tout seul la vérité... BHL est véritablement l'archétype parfait du bien-pensant libéral-mondialiste.
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