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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 22:27


Déclaration du Comité de soutien contre le Protocole de Londres (11 juillet 2007) :



Préambule :

Les soussignés approuvent le projet de développer la recherche française et l’innovation, qui passe notamment, mais pas seulement, par l’augmentation du nombre de dépôts de brevets en France et en Europe, mais ils dénoncent les risques d’une éventuelle ratification du protocole de Londres dont les grandes entreprises étrangères bénéficieraient au détriment des PME et TPE françaises, et surtout ses conséquences dramatiques pour la langue française.

La ratification de ce protocole, signé en juin 2001, fortement soutenue par une partie des grandes entreprises françaises et internationales, aboutirait en effet, en Europe, à la suppression de l’obligation actuelle de traduire en français tous les brevets rédigés en langue anglaise ou allemande sous prétexte de diminuer le coût des brevets d’invention.

La vérité sur le coût des brevets :

Or, le prix de revient élevé des brevets européens ne résulte pas des traductions, contrairement à ce que prétendent abusivement ceux qui soutiennent la ratification du protocole de Londres. En effet, selon une étude réalisée par l’OEB (Office européen des brevets), le coût de la traduction représente seulement, en moyenne, 15% de celui du dépôt et non 40% comme l’avancent les plus fervents défenseurs du protocole de Londres.

La suppression de la traduction obligatoire en français des brevets déposés en langue anglaise n’aurait donc qu’un effet très limité sur la baisse du coût de dépôt des brevets. Ce n’est pas le coût de la traduction qui est un frein au dépôt de brevets européens mais bien plus le niveau élevé des taxes prélevées par l’OEB et le manque de culture des petites et moyennes entreprises pour ce type de démarche en France.

Une atteinte inadmissible au respect de la langue française et à la diversité culturelle :

La ratification du protocole de Londres par le Parlement français reviendrait à admettre, en réalité, l’usage de l’anglais en droit français et serait très dangereuse pour la pérennité de la langue française comme langue scientifique, technique et commerciale.

C’est le plurilinguisme, reflet de l’identité et de la culture de l’Europe, qui est directement
menacé par le protocole de Londres. D’ailleurs, de nombreux pays l’ont compris et, à ce jour, sur les 31 concernés, seuls 13 ont ratifié ce texte (dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Pays-Bas...) mais 17 pays ont refusé de le signer et continueront d’exiger une traduction obligatoire des brevets européens dans leur langue nationale : Autriche, Espagne, Italie, Finlande, Portugal, Pologne, Irlande, Belgique, Grèce, etc.; et deux pays, la France et le Luxembourg, ont signé, mais pas encore ratifié, ce protocole. L’accord de la France étant indispensable pour que ce traité entre en vigueur, c’est elle qui détient le sort de notre langue et du plurilinguisme.

Au moment où le gouvernement français réaffirme l’importance de la francophonie, le fait de refuser le protocole de Londres serait cohérent avec la politique clairement affichée par le président de la République et le Premier ministre pour défendre la langue française et une Europe civique.

En conséquence, les signataires demandent aux parlementaires de ne pas ratifier le protocole de Londres, afin que la langue française demeure une langue obligatoire pour le dépôt des brevets en Europe. Les enjeux et les « vices cachés » de ce protocole sont trop importants pour que celui-ci soit approuvé en « catimini » au cours d’une prochaine session parlementaire sans un véritable débat national sur ses conséquences pour l’avenir de la langue française.


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Published by le Citoyen Thimèle - dans Langue française & Francophonie
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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 23:42

Georges Hage, député du Nord, doyen de l'Assemblée nationale, et Georges Gastaud, philosophe, auteur de la Lettre ouverte aux bons Français qui assassinent la France (Temps des cerises, 2005) et 145 militants politiques et syndicaux, anciens résistants, écrivains, ouvriers et employés, artisans, étudiants, écrivains, enseignants, ingénieurs, chercheurs... appellent les travailleurs manuels et intellectuels, les étudiants et les démocrates à la résistance sociale, politique et... linguistique !


Défendons la langue française contre la langue, la pensée, la politique et l'économie uniques!

Si incroyable que cela paraisse, la langue de Molière et de Racine, de Descartes et de Pascal, de Diderot et de Rousseau, de Victor Hugo et de Rimbaud, de Proust et d'Aragon, de Jeanne d'Arc et de Louise Michel, de Prévert et de Brassens, de Lavoisier et de Langevin, de Piaget et de Lacan, d'Aimé Césaire et de Mouloud Feraoun, la langue dans laquelle furent écrits le Discours de la méthode et la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, la langue native de la Marseillaise et de L'Internationale, la langue française est en danger.

Non seulement elle est de plus en plus privée des moyens nécessaires à son rayonnement international, mais elle est assiégée en France, en Europe et dans nombre de pays francophones par des groupes politiques, économiques et idéologiques liés au grand patronat; c'est que ainsi le Baron Seillière, l'ex-patron du MEDEF devenu président de l'UNICE (le syndicat patronal européen) a fait officiellement part à Bruxelles de sa décision de promouvoir l'anglais comme unique " langue des affaires et de l'entreprise " ; relayant ce choix patronal, des forces puissantes, qui ont la haute main sur la direction de l'UE, s'acharnent à faire de l'anglais la langue officielle unique de l'Europe des 30. En France même, cer-tains états-majors du CAC 40 communiquent en anglais " à l'interne "... en attendant de pouvoir imposer la chose à l'ensemble de leur personnel !

Le français est menacé par l'industrie américaine de la chanson et du spectacle qui impose ses normes unilingues jusque dans les titres jamais traduits des films made in Hollywood avec l'objectif d'unifier linguistiquement le marché mondial de la culture et d'en éliminer les productions non anglophones.

Le français est menacé par une bonne partie de la " France d'en haut ", qui répudie la nation républicaine, déchire son " modèle social " et vomit tout ce qui évoque les luttes passées et présentes pour une République sociale, laïque et démocratique. Fascinée par ce que le monde anglo-saxon a de pire, cette " élite " méprise son peuple, coupable de garder au coeur l'héritage des Lumières et de la Révolution, de la Commune et du Front populaire, de la Résistance et de Mai 68 ; en adoration devant l'Europe supranationale et la mondialisation néo-libérale, ladite " élite " veut anéantir tout ce qui, de la langue nationale à l'histoire commune, permet aux travailleurs et aux citoyens de s'unir pour résister au néolibéralisme prédateur.

Le français est menacé par un Conseil constitutionnel qui autorise les transnationales à submerger le marché français de produits dont l'emballage et le mode d'emploi sont exclusivement rédigés en anglais.

Le français est menacé par un Conseil Supérieur de l'Audiovisuel complaisant, qui laisse les chaînes publiques et privées ignorer la création française et internationale non anglophone tout en multipliant les publicités en anglais destinées à la jeunesse.

Le français est menacé par la direction de l'Education nationale qui réduit les horaires de français, marginalise les langues anciennes et régionales et qui impose de fait l'anglais utilitaire comme unique langue étrangère première.

Le français est menacé par le snobisme de ceux qui cherchent à se placer au-dessus de leur peuple en faisant parade de ce qu'ils croient être de l'anglais et qui n'est en fait que du globish ou pire, du franglais, ce sabir qui ridiculise ceux qui l'emploient auprès des vrais anglophones. Le français est menacé par l'aliénation de nombreux consommateurs qui n'écoutent que de la chanson anglo-saxonne et qui ignorent tout ce qui se crée dans les parties non anglophones du monde.

Le français est menacé par des mouvements séparatistes qui prennent prétexte de la défense des langues régionales (lesquelles peuvent jouer un rôle, à côté du français, pour résister à l'uniformisation culturelle) pour promouvoir " l'Europe des régions " au détriment de la République une et indivisible.

Cette menace n'est pas seulement linguistique : elle est idéologique et politique puisqu'elle sape ces valeurs progressistes que sont la souveraineté des peuples, la liberté de pensée, la pluralité des cultures, l'attachement au progrès social, la coopération pacifique entre peuples égaux : ainsi, laisser assassiner le français, et avec lui la littérature, le théâtre, la philosophie, la chanson, le cinéma et la science d'expression française, c'est capituler devant l'idéologie insidieusement totalitaire de la mondialisation néo-libérale qui règne encore plus " naturellement " quand elle est portée " spontanément " par la prétendue " langue de l'avenir ".

Quand demain tous les jeunes Français ne baragouineront plus que le basic english à l'entreprise, quand ils ne répon-dront plus dans nos rues qu'en globish aux étrangers européens (auxquels on n'enseignera plus dans leurs pays que cet idiome en guise de langue étrangère), le français sera réduit au rôle de langue domestique ; l'heure aura sonné de son extinction ou de sa momification sous la forme d'une langue morte, dite " de culture ", réservée à cette même " élite"... qui l'aura assassinée ! Que restera-t-il alors de la France et de l'idéal républicain qui l'inspire depuis deux siècles ? Quelle déchéance, quelles humiliations subira alors, cette majorité de Français et d'immigrés qui continueront à parler français en France, soit par choix, soit parce que leur situation sociale les exclura de tout accès au nouveau code mondialisé de la domination?

Mais ce n'est pas seulement pour défendre le peuple de France et la francophonie, gravement menacée en Wallonie, en Suisse romande, au Québec, etc., qu'il faut que se développe un mouvement populaire de défense du français. Si le français, l'une des langues les plus " reconnues " au monde, est attaqué en France même, quelle autre langue n'est-elle pas en péril de mort, notamment dans le tiers-monde ? A travers le français, c'est le droit à la différence culturelle, politique et idéologique que met en cause mondialement une entreprise totalitaire qui menace l'humanité d'un appauvrissement sans précédent. D'ailleurs, la langue anglaise et ses prolongements américains périraient à leur tour si le français finissait par sombrer ; car le globish est moins une langue, porteuse d'histoire, de poésie, de sentiments, de pensée, d'expérience humaine en un mot, qu'un code commercial idéologiquement chargé dont le rôle insidieux est de normaliser le marché des idées.

C'est pourquoi nous appelons notre peuple et sa jeunesse à la résistance linguistique.

Cet appel s'adresse d'abord au monde du travail, car l'éviction programmée du français de la sphère économique prépare et accompagne le démontage de l'industrie nationale, des entreprises nationalisées et des conquêtes sociales. Notre appel s'adresse donc aux travailleurs salariés, à leurs organisations politiques et syndicales, dont certaines mènent déjà l'action collective contre les tentatives d'évincer la langue française de la communication interne des entreprises.

Le présent appel interpelle les jeunes, " précaires ", chômeurs, étudiants, lycéens, qui ont montré leur capacité de résistance sociale et idéologique, mais qui restent la cible privilégiée des ennemis de notre héritage linguistique.

Le manifeste s'adresse aux agriculteurs, artisans, petits commerçants et membres des professions libérales dont la responsabilité est d'obliger les marques à respecter la clientèle francophone et à travers elle, l'existence même d'un marché national et local dont dépend l'existence même de la petite et moyenne entreprise.

Le manifeste interpelle également les intellectuels, enseignants, chercheurs, ingénieurs, créateurs, écrivains, journalistes, producteurs d'émissions audiovisuelles, qui ont la charge de transmettre notre héritage en l'ouvrant sur l'avenir. En particulier, nous demandons aux chercheurs de publier et de communiquer en français, a fortiori s'ils exercent leur métier en France, quitte à exiger de l'Etat qu'il fournisse les moyens nécessaires pour traduire et de diffuser, si nécessaire, les articles scientifiques en anglais.

Nous interpellons aussi les travailleurs immigrés qui nous font l'honneur de vivre en France, de parler français ou d'apprendre cette langue. Pas plus que nous n'opposons la défense du français à la langue anglaise en tant que telle, nous n'opposons le français aux langues arabe, berbère, swahili, wolof, etc.: certes, le français est, ou a pu être utilisé comme une arme de ségrégation par les colonisateurs et certains Etats néo-coloniaux; par principe, nous soutenons donc tout effort visant à permettre aux peuples anciennement colonisés d'étudier, d'écrire et de créer dans leurs langues maternelles respectives ; nous ne sommes pas non plus hostiles aux efforts pour diffuser une langue internationale indépendante telle que l'espéranto. Mais d'abord, ce n'est pas la langue française qui est coupable de l'usage qu'en ont fait les colonisateurs ; et aujourd'hui, ce n'est pas le français, lui-même assiégé par l'anglo-américain, qui menace la diversité linguistique dans le tiers-monde ! Au contraire, il nous est insupportable que le " l'usage domestique " du français serve de critère au ministre de l'Intérieur pour chasser de France des familles africaines pauvres... alors que le pouvoir en place laisse les conseils d'administration de grandes sociétés françaises (et même de certains états-majors militaires !) se tenir en anglais sur notre sol !

Nous appelons aussi les citoyens étrangers épris d'humanisme à soutenir notre action ; cela concerne ceux qui pratiquent le français, ceux qui, sans parler français, veulent défendre une langue qui appartient au patrimoine de l'humanité, ceux qui voient dans la défense du français un rempart contre la langue mondiale unique.

Enfin, nous invitons les amoureux de l'Europe des échanges culturels à défendre le français sans confondre la " construction européenne ", triste résultat des traités néo-libéraux et supranationaux, avec le projet universaliste initialement porté par l'" Europe des Lumières ".

Pour défendre le français, les signataires du présent manifeste constitueront un Collectif populaire de résistance linguistique ; il recensera, analysera et dénoncera les agressions politiques, économiques, publicitaires, médiatiques, contre la langue française (il ne s'agit pas de pointer les " fautes de français ", la création verbale, les parlers régionaux ou argotiques... nous ne sommes pas des puristes !). Il proposera et promouvra des expressions françaises là où la domination commerciale des Etats-Unis impose des expressions américaines.

A partir de son objet propre, ce Collectif interviendra auprès des travailleurs en lutte contre les délocalisations et les dénationalisations... De même, dans l'esprit unitaire du 29 mai 2005 (date du référendum qui permit au peuple français de refuser la constitution européenne), ce Collectif interviendra de manière non politicienne dans les débats sociaux, politiques, culturels et sociétaux. Il soutiendra toute action visant à empêcher l'anglo-américain de s'ériger en langue unique " des affaires et de l'entreprise ". Il interpellera et au besoin, dénoncera, les décideurs politiques, économiques, médiatiques, qui " accompagnent " le déclin planifié du français.

De même, ce comité militera-t-il pour que la francophonie, d'outil néo-colonial qu'elle fut (et reste pour une part ?), devienne un outil international de résistance en alliance avec tous les peuples qui veulent défendre leur langue sans opprimer d'autres groupes linguistiques.

Le comité dénoncera les publicités en anglais, exigera que les titres des films américains soient, sauf cas particuliers, traduits en français ainsi que la dénomination et le mode d'emploi de tout produit importé; il pourra appeler au boycott des marques et des magasins qui privilégient l'anglais dans leur intitulé ou leur communication en direction du public francophone.

Le comité exigera également que l'enseignement des langues étrangères, mais aussi, celui des langues régionales et des langues anciennes, soit élargi et diversifié à l'école, dans le Second degré et à l'Université.

Enfin, le comité militera pour que l'enseignement du français soit rétabli dans toute sa force, car la maîtrise par tous de la langue nationale est la clé de la citoyenneté.


Je soutiens ce MANIFESTE - à renvoyer à Georges Gastaud, 10 rue Grignard, 62300 Lens

  • NOM/PRENOM
  • QUALITE
  • ADRESSE POSTALE ET INFORMATIQUE
  • SIGNATURE SOUSCRIPTION

Les 150 premiers appelants

Adrienne Achilli, PRCF (13), Georges Aillaud, ingénieur (93) ; Henri Alleg, journaliste communiste, écrivain, mil. Anticolonialiste (91) ; André de Andrade, dessinateur-projeteur SNCF (93) ; Daniel Antonini, anim. Internat. PRCF ; Albert Aoust, prof. de lettres classiques (43) ; Henri Aprin, dessinateur et caricaturiste, PRCF-13 ; Françoise Bachelard, prof. de lettres (43) ; René Ballet, écrivain, a. grand reporter à L'Humanité ; Simone Ballet, universitaire ; Claude Beaulieu, pdt Comité Valmy (06) ; Ali Bendris, ouvrier, CGTE-Dalkia (93) ; Marcel Beziau, agrégé de lettres; Danielle Bleitrach, sociologue, Univ. Aix-Marseille ; Abdel Bouazzi, ouvrier, Tunis ; Jacqueline Boutine, pdte Com. sociale AG2R, admin. Crédit Mutuel Provençal, ex-vice-pdte du Grand Conseil de la Mutualité (13) ; Michelle Belot, cons. munic. Loos-en-Gohelle (62) ; Roger Bordier, écrivain ; Pierre Bouis, maire-adjoint de Florensac (34) ; Etienne Broillet, Neuchâtel, Suisse ; Stéphanie Brulin, prof. de lettres (62) ; Philippe Capdeville, ouvrier, CGT-E-Dalkia ; Joëlle Carpentier, bibliothécaire ; Jean Carassus, secr. gén. de la Gauche républicaine, maire de Vaux-le-Pénil (77) ; Jean-François Chalot, président de l'UFAL 77 ; Annette Charpentier, enseignante, syndicaliste CGT ; Jean-Pierre Chevènement, a. ministre, Paris ; Evariste Chiorri, commerçant (83) ; Robert Clavijo, militant écologiste et souverainiste (34) ; Jacques Coignard, a. ouvrier métallurgiste, co-pdt du Pôle de Renaissance Communiste en France (22) ; Marcel Collet, mil. CGT retraités (53) ; Jean-Pierre Combe, ingénieur, a. élève de l'Ecole polytechnique (19) ; Jean-Marc Coppola, secr. fédéral PCF-13 ; Francis Combes, poète, éditeur, mil. communiste (93) ; Michèle Crovisier, prof. de mathématiques (03) ; Rémi Cusinier, avocat, docteur en droit ; Lionel Damaretz, employé, secr. UL-CGT d'Arras ; Gérard Damiens, ouvrier chaudronnier, syndicaliste (62) ; Jean-François Dejours, prof. de philosophie, syndicaliste (62) ; Christian Delepine, ouvrier, syndicaliste (62) ; Didier Delpierre, employé, syndicaliste (62) ; Jacques Desmoulins, assistant parlementaire, a. prof. lettres classiques ; Gérard Cohen, médecin généraliste (13) ; Aurélien Djament, agrégé, docteur ès mathématiques, a. élève ENS (44) ; Alain Dubois, opérateur de production, syndicaliste (62) ; Lucie Dumont, étudiante (59) ; Gilbert Enaud, fonctionnaire A.S.S., retraité (44) ; Roland Enard, instit. retraité (94) ; Françoise Douchin, ingénieur au Centre National d'Etudes Spatiales, syndicaliste (31) ; Madeleine Dupont, prof. d'anglais (62) ; Michel Facon, manoeuvre, syndicaliste (62) ; Jacques Fabre, viticulteur (34) ; Jean-Claude Facquez, syndic. cheminot (62) ; Georges Galgayrac instit. retraité (81); Eric Fatoux, ouvrier, syndicaliste Cegélec (62) ; Pierre Favier, ouvrier, CGT-E-Dalkia ; Denis Fernandez-Recatala, écrivain ; Anne Flament, agrégée de lettres, syndicaliste (59) ; Vincent Flament, prof. de lettres, rédac. en chef d'Initiative communiste ; Benoît Foucambert, prof. d'histoire, syndicaliste (28) ; Jean Foucambert, a. chercheur INRP ; Caroline Fossier, prof. d'espagnol, syndicaliste ; Marion Gandiglio, syndicaliste, prof. de philosophie (43) ; François Fourès, instit., FSU (81) ; Georges Gastaud, philosophe, direct. d'Initiative Communiste ; Marc-Olivier Gavois, prof. d'histoire (13) ; Charles Gilbert ; prof. de philo., retraité ; Yves Goudet, prof. de SES (97) ; Sylvie Guduk, instit., syndicaliste (81) ; Georges Hage, député du Nord, doyen de l'Assemblée nationale ; Odile Hage, prof. retraitée EPS, PRCF-59 ; Muguette Hapiette, cons. munic. Bully-les-mines ; Georges Hassoméris, poète (69) ; Jean-Pierre Hemmen, co-pdt PRCF, fils de Fusillé de la Résistance (80) ; Yves Hénocq, syndic. ens. (59); Frédérique Houseaux, agrégée de socio., a. élève ENS ; Jean-Claude Houseaux, méd., cons. munic. Auchy-les-Mines ; Anne-Claude Iger, compositeur ; Jean-Paul Israël, secr. nat. Fédé. maritime CGT, mil. PCF ; Brigitte Jacquet, infirmière, syndic. ; Robert et Danielle Jean, prof. retraités, PCF (Cap-Corse) ; Jeanne Junck, prof. de lettres (28) ; Pierre Juquin, agrégé d'allemand; Alain Labarre, ouvrier de l'auto., délégué CGT FM (62) ; Georges Labica, philosophe, universitaire ; Annie Lacroix-Riz, prof. d'histoire contempo. Paris VII ; Léon Landini, a. FTP de la Main-d'oeuvre immigrée, officier Légion d'honneur, co-pdt du PRCF ; Jacques Lambalais, juriste ; Bernard G. Landry, écrivain ; Patricia Latour, écrivain, maire-adj. d'Aubervilliers, Gauche com. du PCF ; Ivan Lavallée, prof. d'Univ., docteur ès sciences, promoteur de l'usage du français en informatique ; Michel Leblond, ens., CGT (02) ; Jacques Leclercq, secr. UL-CGT, Douai ; Jean-Paul Leroy, postier, mil. syndical (75) ; Pierre Lévy, rédac. en chef de Bastille République Nation (94); Natacha Lohat, prof. d'anglais, mil. féministe (59) ; Jean-Pierre Menuge, ouvrier du bât., mil. syndical (62) ; Jean-François Maison, assistant social (62) ; Jacques Lacaze, médecin santé publique, cons. munic. Liévin ; Linaïk Malbranque, prof. de lettres (59) ; Désiré Marle, prêtre-ouvrier, a. dél. CGT des Laminoirs de Lens ; Richard Martin, direct. théâtre Tourski (Marseille) ; Dominique Mazire, prof. de lettres classiques, mil. communiste ; Michel Mélinand, ingénieur (95) ; Jean Metellus, écrivain ; Jean-Claude Meuriot, médecin-inspecteur général de Santé publique honoraire (06) ; Dany Mismacque, médecin, cons. munic. Lens; Frédéric Moncomble, prof. d'anglais (62) ; Aymeric Monville, traducteur, éditeur, mil. communiste (75); Laurent Nardi, prof. de lettres, syndicaliste (74) ; Simone Nicolo-Vachon, a. résistante, dir. du journal Le Citoyen (44) ; Monique Nivet, a. prof. d'EPS (59); Marc Ogeret, chanteur ; Jacky Omer, syndic. cheminot (92) ; Christian Orlovier, ouvrier, syndic. (62) ; Jean-Michel Padot, cons. munic. Bully-les-mines ; Bernard Paillot, cons. munic. de Gauchy, a. cons. régional de Picardie (02) ; Bernard Parquet, syndic. EDF (94) ; Christophe Patte, prof. EPS, a. international de Volley (34) ; Gaston Pellet, mil. anti-impérialiste (30) ; André Picciola, écrivain, historien, pdt des Amis d'Henri Barbusse ; Serge Piedplat, dél. CGT-métallo abusivement licencié par la multinationale Hawker (62); Pierre Pranchère, a. FTP de Corrèze, député honoraire, a. eurodéputé (19) ; Nicolas Pomiès, secr. nat. de l'Union des Familles Laïques ; Nicole Remmery, méd. hospitalier (62) ; Jean Réveillac, ouvrier marbrier, mil. internationaliste (32) : Marie Ribbens, inspectrice du travail (59) ; Jean de Rohan-Chabot, syndiqué SNES (58) ; Françoise Roncheray, prof. agrégée d'anglais en classe prépa. (59) ; Alain Ruscio, historien, spécialiste histoire coloniale ; Gilberte Salem, prof. de lettres retraitée, milit. anticolonialiste (91); Janny Sanfelieu, prof. de lettres classiques, maire-adj. Dannemoine ; Bruno Sinagoga, syndic. CGT-E/Dalkia ; Laurent Secco, prof. d'allemand (43) ; Guillaume Suing, agrégé de biologie-géologie (59) ; Roger Sylvain, ouvrier retr., ex-administrateur salarié, ex-resp. CGT Renault ; Bernard Teper, pdt de l'UFAL ; Patrick Tort, direct. Institut Charles Darwin, lauréat Acad. des sciences ; Franck Vandeputte, instit., syndic. (15) ; Pierrette Varéa, artisan du bât. (34) ; Yves Vargas, philosophe (93) ; Nicole Vaur, prof. de math., syndic. (81) ; Marc Vieillard, journaliste ; Maxime Vivas, écrivain ; Théo Vogt, géomorphologue, chercheur CNRS retr. ; Robert Vossion, infographiste, a. secrét. PCF Harnes ; Jean Vottero, infirmier D.E. (73) ; Karine Van Wynendaele, syndic., milit., agrégée d'histoire ; Amaury Vazé, ouvrier, syndic. (62) ; Berthe Weinstein, fille de déporté à Auschwitz, mil. PCF et Secours populaire ; Max Weinstein, a. résistant de l'Union de la Jeunesse Juive-zone Sud, PCF ;


PS/ pour mesurer le siège que subit la langue française, il est conseillé de lire le livre de Cl. Hagège, Combat pour le français (O. Jacob 2005) ainsi que le compte-rendu de ce livre dans Initiative communiste sous la signature de Vincent Flament, juillet 2006 (199 rue Zola, 62800 Liévin).


Assemblée générale des signataires, samedi 3 février 2007 à 16 h précises à l'Assemblée nationale, Paris 7ème

Entrée au 126 rue de l'Université. Se munir d'une carte d'identité et de cet Appel. Exactitude de rigueur !

contact Georges Gastaud, 10 rue Grignard, 62300 Lens, gg.ic@wanadoo.fr

 

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