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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 13:18
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  Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois tenté de justifier, samedi 23 février, son souhait de voir la loi sur la rétention de sûreté appliquée immédiatement, y compris aux détenus déjà incarcéré, malgré la décision du Conseil constitutionnel.

Alors que le Conseil constitutionnel a en partie censuré le texte, jeudi, M. Sarkozy a appelé la Cour de cassation à la rescousse, demandant à son Premier président, Vincent Lamanda, de lui faire des propositions visant à rendre la loi immédiatement applicable. Cette solution "n'est pas un contournement" du Conseil constitutionnel, a assuré le président, sans toutefois convaincre syndicats de magistrats, constitutionnalistes et opposition.

Pour les syndicats de magistrats, Nicolas Sarkozy tente bel et bien un contournement du Conseil constitutionnel. Dans un communiqué, le Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, s'élève contre "un coup de force inacceptable", demande à Vincent Lamanda de refuser de donner suite à la demande présidentielle et appelle à manifester le 20 mars à Paris pour une "nuit de défense des libertés". Même indignation du côté de de l'Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire au sein de la profession : "C'est une décision ahurissante, unique dans l'histoire de la Ve République", a estimé son secrétaire général, Laurent Bedouet.

Les superlatifs son également de rigueur au Parti socialiste. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a dénoncé une "stupéfiante atteinte à l'état de droit". "Le président de la République n'est plus le garant de la Constitution dans notre pays", écrit le député-maire de Nantes dans un communiqué.

Dans un entretien au Monde, Robert Badinter juge "singulier de demander au plus haut magistrat de France les moyens de contourner une décision du Conseil constitutionnel". "Aujourd'hui, nous sommes dans une période sombre pour notre justice", prévient l'ancien Garde des Sceaux socialiste, à propos de la loi elle-même. "Une personne sera enfermée, non plus pour les faits qu'elle a commis, mais pour ceux qu'elle pourrait commettre, ajoute-t-il. On perd de vue l'un des fondements d'une société de liberté. On est emprisonné parce que l'on est responsable de ses actes. Nous passons d'une justice de responsabilité à une justice de sûreté. C'est un tournant très grave de notre droit. Les fondements de notre justice sont atteints. Que devient la présomption d'innocence, quand on est le présumé coupable potentiel d'un crime virtuel ?"

Pour l'ancienne ministre de la justice socialiste Elisabeth Guigou, on assiste là à une manoeuvre "inconcevable". La réaction de Nicolas Sarkozy "est une dérive grave et dangereuse car le plus haut personnage de l'Etat doit donner l'exemple à tous les citoyens en matière de respect des institutions", souligne la député de Seine-Saint-Denis qui demande la convocation de la Commission des lois de l'Assemblée nationale.

 

"Le gouvernement ne peut que s'incliner devant la décision du Conseil constitutionnel", met en garde, sur France Info, le constitutionnaliste Jean Gicquel. Le premier président de la cour de Cassation dispose d'une "marge de manoeuvre extrêmement étroite" selon lui.. "Je n'imagine pas le premier magistrat de France se mettre en travers du Conseil constitutionnel."



D'après Le Monde
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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 22:07
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Ca y est ! Ce que je craignais dans un précédent article à propos des attaques contre "Tintin au Congo" s'est bel et bien produit : la France est elle aussi gagnée par l'acharnement bien-pensant.

En effet, après avoir passé son été à comptabiliser les "Noirs" de la fonction publique, le Conseil représentatif des associations noires de France (le CRAN) s'est en effet lancé à son tour dans cette petite inquisition désormais à la mode.

L'officine alter-raciste a annoncé ce mercredi, par la voix de son président, Patrick Lozès, qu'elle avait contacté les éditions Casterman pour lui demander de retirer l'ouvrage de la vente.
"C'est un livre offensant pour les Noirs qui a sa place au musée, pas dans les bibliothèques ou les vitrines des librairies" s'est-il ainsi justifié.


Se défendant d'être pour la censure (sic !!!), Patrick Lozès a dit avoir trouvé auprès de la direction des éditions Casterman de "la compréhension". "Un point devrait être fait à la fin du mois avec la direction", a-t-il conclu, qui décidera alors si l'action doit être poursuivie.

Espérons que d'ici là Patrick Lozès et sa clique racialiste auront un peu réfléchi au caractère absurde et liberticide de leur démarche. Espérons aussi que la direction des éditions Casterman n'aura pas la lâcheté de sombrer dans l'auto-censure.

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