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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 00:00

en réponse à "Daucir" sur l'affaire de l'amende de 1000 € pour "insulte à qui vous savez" (« Post » du 24/10/2008)


Ma vie difficile m'a appris des choses très simples, et surtout à aller à l’essentiel, dont entre autres, "je respecte ce qui est respectable".
Et pour moi on n'est pas respectable, parce que l'on a atteint à une fonction, un titre ou une situation. On le devient....... après coup et selon les résultats obtenus.

On n'est (j'allais dire "ne naît") pas respectable parce qu'une minorité de 43% de Français vous a élu Président (les fameux 53% du second tour ne concernent que les exprimés), ce qui veut dire que 57% des Français, et dont la majorité, vous rejette !
Ou on a déjà l’étoffe de la respectabilité et on l’applique dès le départ, mais on ne l’acquiert pas à la suite d’une élection….. C’est dans l‘éducation de base. Mais quand on a passé sa vie à se jouer de tout, pitié que l’on ne s’insurge pas parce qu’un quidam a osé vous renvoyer ce que vous avez initié. Cela est aussi le respect.

On devient respectable, dans le cours de la fonction, lorsque l'on a fait ses preuves de respectabilité, au travers de ses actes et comportements successifs.
On ne peut prétendre à la respectabilité que dans la mesure où nos actes de président vont eux-mêmes dans le sens du respect et non dans celui des "trahisons"  et du mépris à autrui (surtout s’il est « petit »):

C'est trahir la fonction que de commencer, à dire soi-même, en premier, à un mec "casse-toi, pauv'con". (les exemples et modèles viennent de plus « haut » que nous) et ensuite traduire en justice ceux qui retournent le compliment à son auteur initial. Quels dommages pourrait réclamer celui qui a reçu de « qui vous savez » cette apostrophe ? (Rappelons que la loi permet d’obtenir jusqu’à 7 500 € et 6 mois de prison pour « insulte à Président » combien pour « insulte à Citoyen » par personne ayant autorité ?)

C'est trahir la fonction que de revenir en 2008, par le biais parlementaire, sur le choix des Français de 2005 (traité de Lisbonne : Février 2008).

C'est trahir la fonction que d'envoyer de façon arbitraire des troupes en renfort en Afghanistan (Juin 2008) sans avoir eu l'aval du parlement (il ne l'a eu qu'après coup et surtout en appliquant avant, la modification de la Constitution qui n'a eu lieu qu'en Juillet 2008).

C'est trahir la fonction que de faire voter le parlement, chambre par chambre (et non le congrès) l'envoi de renforts en Afghanistan (22 Septembre 2008) et surtout en faisant voter malhonnêtement les Sénateurs qui venaient d'être éliminés la veille (21 Septembre 2008), alors que ceux qui venaient d'être élus n'ont pas pris par au débat et au vote. Et pourquoi avoir convoqué le Sénat en session extraordinaire le 22 Septembre 2008, alors que la session ordinaire (donc avec les nouveaux Sénateurs) débutait le 01 Octobre 2008, soit 8 jours après.
La raison est simple, c'est qu'avec le nouveau Sénat (modifié dans sa composition, mais aussi dans le nombre de Sénateurs) et en Congrès, "qui vous savez" n'aurait pas atteint le seuil des 60% pour valider l’envoi de renforts. Il le savait et à donc manœuvré pour « plier » les parlementaires et les Français à ses vues.

Si un quidam est condamnable pour son « insulte » qui l’honore (il faut quand même avoir le courage de le faire, comme d’autres eurent le courage de dire non au Maréchal et à sa dictature, au péril de leur vie dans des temps pas si lointains, même si on a oublié, alors que l’immense majorité des Français se taisait) à payer 1000 €, à combien doit être condamné un bon père de famille qui utilise lui-même cette apostrophe ?
« Qui vous savez » en exigeant le Pouvoir, comme il l’a et le fait, se doit de montrer l’exemple !
Si un père de famille, fut-il père « putatif », élève ses « enfants » dans l’esprit de la « voyoucratie », il est normal que ses « enfants » deviennent « voyous ». (« Bon sang ne saurait mentir » dit le proverbe).
Les « enfants » ne font que reproduire les schémas qu’on leur présente.
Elevez les en leur inculquant la « racaillerie », ils deviendront, à quelques exceptions près, « racailles » (avec ou sans carcher). Par contre élevez les dans l’esprit du respect et ils respectent.

Je respecte sœur Emmanuelle, je respecte l’abbé Pierre, je respecte Gandhi, je respecte de Gaulle, je respecte Robert Badinter, non en tant que ….  mais parce que leurs actes ont été en adéquation avec leurs obligations (imposées par un mandat, une fonction ou librement définies et consenties par eux-mêmes).
Je respecte « Daucir » (cf « le Post » du 24/10/2008) parce que, comme moi, il fait partie du petit Peuple et qu’il ne veut pas se hisser dans la peau d’un « Grand » parmi les grands….. Et que comme moi il a droit à l’erreur alors qu’un « Grand » qui se veut conduire le Peuple n’a pas ce droit (et s’il n’a pas l’étoffe innée de ses prétentions, alors effectivement « casse-toi, pauv’con » a sa raison d’être vis à vis de lui)

Je respecterai « qui vous savez », quand il me prouvera qu’il met en pratique le respect qu’il doit au Peuple Français (je suis obligé de reconnaître qu’il en est loin, très loin….).
Et pour prouver que le respect et donc la respectabilité ne sont pas qu’obligation de grands, je prends la liberté de signer mes interventions sur les blogs et site de mon véritable nom et non sous pseudo – anonyme (les blogs et sites ne sont pas les nouvelles « Kommandantur » de la future dictature), ne serait-ce qu’eu égard au respect dû aux internautes.

Kelly-Eric Guillon
« sous-Pupille de la Nation de 4ème Catégorie de 39/45 »
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 22:02

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Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros! C’est la nouvelle indemnité chômage des députés!


C’est l’information reprise ce matin sur RMC par J. J. Bourdin qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d’accord !

La plupart des médias n’en parlent pas !

A l’issue des cinq ans d’indemnités, les députés non réélus percevront « à vie » 20 % de ce traitement : soit 1 390 euros par mois.

Alors, faites des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les "golden parachutes" de nos députés.

Mais pourquoi cinq ans ? C’est précisément le temps d’une alternance législative.

Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l’Etat !

L’information sur la nouvelle indemnité « chômage » des députés a été révélée par Le Canard enchaîné le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).

Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s’entendre lorsqu’il s’agit de s’octroyer des avantages sur le dos des Français.

Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l’unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant soixante mois au lieu de six mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour (selon info sur site Assemblée nationale) de 5 178 euros, soit 6 952 euros brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 120 euros sur cinq ans !

Sans parler ce qu’il leur coûtera « à vie » ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L’indemnité de base est calculée « par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l’État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie », ce qui correspond au traitement d’un conseiller d’État ayant moins d’une année d’ancienneté dans son grade. S’y ajoute l’indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l’article 2 de l’ordonnance précitée : "L’indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction ».

Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l’indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l’indemnité de résidence).

 

Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes

Indemnité de base : 5 400,32 euros

Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros

Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390,58 euros

Soit brut mensuel 6 952,91 euros.

Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :

Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153,08 euros

Contribution exceptionnelle de solidarité : 55,62 euros

Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros

Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros

Soit net mensuel 5 177,66 euros.

Avant de quitter la présidence de l’Assemblée nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du Conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !

Bien entendu cette généreuse « indemnité chômage » est totalement inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de cinq ans n’est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle auprès d’un conseiller ANPE, ou d’une activité justifiant cette « aide sociale »...

 

Bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires...

Saldig Regen, Agoravox
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